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2.“Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia

20 août 2010

1.Extraits

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Edition du Mardi 23 Février 2010

Des gens et des faits

“Le bonheur à portée de main”

La nouvelle de Adila Katia

Résumé :  Kamélia et Lydia sont deux cousines maternelles. Quand Lydia rend visite, elle est surprise de trouver sa cousine en train de chercher les boucles qu’elle a prises à son insu. Elle profite d’une seconde d’inattention pour feindre de tomber dessus. Kamélia est si heureuse qu’elle veut l’emmener à son rendez-vous…

2eme partie

Lorsqu’elles descendent du taxi, à proximité du salon de thé où Kamélia et Samir ont rendez-vous, des sifflements admiratifs les accueillent. Kamélia n’est pas surprise et ne se retourne pas. Quant à Lydia, elle ne peut s’empêcher de regarder vers le groupe de garçons. Elle leur sourit.
- Allez, viens !
- On est belles, n’est-ce-pas ?
Les deux jeunes filles ont presque le même âge. Kamélia a vingt-quatre ans et Lydia deux de moins. Mais elles sont toutes deux brunes et ont la même taille. Elles sont grandes et minces. Et surtout, elles sont très jolies. Si d’apparence, elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau, leur différence se voit dans leurs comportements.
Kamélia est très calme et surtout très studieuse. Si elle réussit à obtenir de bonnes notes depuis toujours, Lydia a été une élève juste moyenne. Actuellement, en fac de médecine, elle refait sa première année pour la troisième fois. Au lieu d’écouter les profs, elle adore commérer. Et quand les autres vont à la bibliothèque, elle en profite pour faire du lèche-vitrine ou rêver. Avec son esprit badin, elle n’ira pas loin dans ses études. Sa famille le sait. Sa tante a beau la rappeler à l’ordre, elle semble sourde à ses conseils et à ses avertissements. Elle en a déjà parlé à ses parents mais ces derniers ferment les yeux.
Jusqu’à quand ? s’est demandée Houria à bien des reprises. Elle a aussi remarqué que sa nièce reçoit régulièrement des appels. Elle a deviné que ce n’est pas par hasard qu’elle décroche précisément à la première sonnerie, après un bref coup d’œil, à sa montre. Le coup de fil est attendu. Elle a tenté d’en savoir un peu plus sur son petit ami mais Lydia fait la sourde oreille. Comme d’habitude…
- Cesse de les regarder ! lui dit Kamélia exaspérée par le comportement de sa cousine qui continue à regarder vers les garçons.
- L’un d’eux est si mignon !
- On est arrivé, lui dit-elle. Cesse de te tordre le cou. Samir est là.
Lydia consent enfin à l’écouter et regarde devant elle. Elle trébuche en entrant dans le salon de thé. Samir leur a ouvert par galanterie et agile, il la rattrape avant qu’elle tombe la tête en avant. Kamélia rougit de colère et le regard qu’elle lance à sa cousine est si furieux que celle-ci se demande si elle ne ferait pas mieux de les quitter tout de suite.
- Excusez moi ! J’ai oublié… J’ai des choses à faire.
- Non, tu restes ! dit Kamélia en prenant fermement son bras comme pour lui éviter de chuter une nouvelle fois. Est-ce que tu as réservé une table ? demande-t-elle à son ami.
- Bien sûr !
Ils prennent place à une table dans le coin. Samir n’est pas venu seul. Sa sœur Myriam l’a accompagné. Elle est tout sourire, visiblement impressionnée par la beauté de Kamélia.
- Hé bien, je peux dire que tu es bien tombée, lui fait-elle remarquer. Je suis heureuse de ton choix. Je sens d’ores et déjà que nous allons bien nous entendre !
- Moi aussi, j’en ai la certitude. Samir m’a tellement parlé de toi que j’ai l’impression de te connaître.
- Hélas, moi, il ne m’en a pas dit beaucoup sur toi, regrette Myriam, avant de se mettre à lui poser des questions pour assouvir sa curiosité. Lydia n’est pas concernée par la conversation. Myriam ne lui a pas prêté une seule seconde d’attention. Samir, par politesse, discute avec elle. Et elle en est folle de joie. Il faut dire que le jeune homme est très beau. Tandis qu’il lui parle des examens de fin d’années, elle, elle s’imagine dans ses bras. Il doit faire bon de s’y blottir. Fermant les yeux un court instant, elle ne peut s’empêcher de soupirer, tout en pensant que sa cousine a bien de la chance d’être aimée par un si beau garçon.

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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