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Par El-Guellil «Le soucial»

19 août 2010

Contributions


Après avoir avalé leur budget à toutes les sauces, tomate, béchamel, moutarde, blanche, rouge ou rouille, aigre douce ou pimentée, des milliers de pères et de mères de famille se préparent à recevoir d’autres briques sur la tête. Après l’ail à 1.000 da, aïe… la «sassafinda» arrive !

Comme après une bataille, les jours qui viennent vont servir à évaluer les dégâts et compter les victimes. Ainsi donc après le mois «saucial», place à la rentrée sociale. Et à tout le monde sa piste ou son chemin. Les plus courageux vont tenter de faire le dos rond, rentrer la tête dans les épaules et laisser passer la tempête, en priant que leurs gosses ne vont pas rechigner sur les tabliers pas assez longs pour cacher les fonds de pantalons usés. D’autres vont entrer dans une colère noire, parce qu’ils s’aperçoivent qu’ils se sont fait rouler dans la farine par les grands poissons qui leur ont fait faire rouler leurs boureks dans des billets de banque. Certains, n’arrivant pas à faire passer l’arrière- goût amer du tadjine lahlou, vont carrément entrer en dépression parce qu’ils n’arrivent pas à sortir du tourbillon d’endettement dans lequel ils se sont enfoncés depuis des lustres. Après avoir plumé leurs frères, les commerçants qui ont fait beaucoup mieux que rentrer dans leurs frais, vont tout faire pour afficher les quelques petits billets qu’ils vont offrir en guise de zakat, espérant ainsi décrocher le ticket d’accès au paradis, après l’enfer qu’ils nous ont fait endurer. Mais c’est du halal. C’est de la tijara… rats ! La rentrée n’aura du bon que pour les privilégiés qui, après avoir passé un mois à se prélasser sur les plages des grands complexes touristiques au frais des petits «cons», et un mois à soigner leur gueule de bois, se préparent à retrouver le confort de leurs bureaux climatisés et insonorisés où, à l’abri de leur conscience, ils vont passer quelques coups de fil, afin de faire inscrire leurs enfants dans le monde ou au moins dans les grandes écoles bâties par la peau des gueux. Rabbana ghaffar.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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