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36. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia

17 août 2010

1.Extraits

36. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia dans 1.Extraits logo_imp
Edition du Lundi 12 Avril 2010

Des gens et des faits 7517 dans 1.Extraits

“Le bonheur à portée de main”

La nouvelle de Adila Katia


Par : Adila Katia

RÉSUMÉ : Lydia trouve un prétexte pour rentrer rapidement. Elle refuse de monter chez sa tante. Dans le bus, elle a l’impression d’être observée. En rentrant à sa pension, Hadda a remarqué un jeune. Lydia sort pour le voir mais il a disparu…

36eme partie

Lydia reprend son travail, le lendemain. Elle a complètement oublié l’incident de la veille. Elle n’y a même plus pensé. A la pause de midi, elle et Souhila sortent déjeuner à la pizzeria. Parfois, elle accepte de la suivre en ville. Mais c’est très rare. Elle s’ennuie. Même ses nouvelles connaissances lui paraissent insignifiantes. Aucun des sujets qu’ils abordent ne l’accroche. Les rares jeunes hommes à tenter leur chance ne parviennent pas à lui arracher un sourire. Le seul à en être capable est Samir. Rien qu’en pensant à lui, son visage se transforme. Hélas, son doux rêve ne pourra jamais se réaliser. Elle constate avec amertume qu’elle n’a rien fait de bon en semant la zizanie entre sa cousine et Samir. En se vengeant de lui, elle n’a plus l’occasion de le revoir. Elle regrette. Elle aurait dû se contenter de l’aimer en silence et sans que cela se sache. Au fond de son cœur, elle craint l’instant où sa famille apprendra qu’elle est à l’origine de leur séparation. Il n’en résultera rien de bon.
- Tant pis, pour moi, se dit-elle. Je finirai certainement ma vie seule, sans famille, sans ami…
Elle ne se fait pas d’illusions. Quand sa famille apprendra ce qui s’est vraiment passé, elle ne voudra plus d’elle. Sachant qu’elle payera cher ce coup bas, elle se donne à fond dans son travail. C’est sa planche de salut. Elle tient à se mettre à l’abri du besoin. Le temps passe. Plusieurs mois précisément. Elle n’est jamais retournée voir sa famille et sa tante. Elle se contente de leur donner un coup de fil de temps à autre et envoie régulièrement un peu d’argent à sa famille. Lydia se doute bien qu’il ne s’est encore rien passé et que personne ne sait mais elle craint tant cet instant qu’elle préfère ne plus aller les voir.
Lorsque sa tante l’appelle et tient à lui rendre visite, la jeune fille est inquiète et intriguée. Elle se doute bien que si sa tante tient à la voir, c’est pour éclaircir la situation.Rien n’excuse son acte et rien ne peut le pardonner. Rien de ce qu’elle dira ne pourra même expliquer pourquoi elle a été égoïste et aveugle.
N’ayant pas le courage de lui parler au téléphone et encore moins celui de la regarder dans les yeux. Alors elle ne trouve pas mieux que demander à Souhila de prendre les appels pour elle. Lydia répond aux abonnés absents.
Un jour, on est en plein hiver, elle sort plus tard que d’habitude et il fait très sombre. Souhila est partie avant elle et Lydia regrette de n’avoir pas pu terminer plus tôt.
Comme bien des fois, elle décide de rentrer en taxi mais il n’y en a plus. Lorsqu’une voiture s’arrête à sa hauteur, elle feint de ne pas la voir. Le conducteur l’appelle par son nom et cela lui donne la chair de poule. Elle a reconnu la voix de Zoubir.
- Monte, lui dit-il.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? rétorque-t-elle.
- Je t’attendais… Je voudrais te parler, juste une minute.
Lydia regarde autour d’elle et panique en voyant qu’il n’y a personne dans la rue. Elle panique et se met à courir droit devant. Les lampadaires éclairent mal, elle s’égare et se retrouve dans une impasse. Lydia crie, crie tant elle a peur. Pour la première fois de sa vie, elle est effrayée et tremble. Elle se tient dans le coin le plus obscur. Elle sait que si Zoubir la retrouve, cette journée allait mal finir pour elle.

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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