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45. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia

15 août 2010

1.Extraits

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Edition du Dimanche 25 Avril 2010

Des gens et des faits 134609 dans 1.Extraits

“Le bonheur à portée de main”

La nouvelle de Adila Katia


Par : Adila Katia

RÉSUMÉ : Lydia est sous le choc. Elle s’est attendue à ce que sa cousine lui arrache les yeux mais celle-ci lui a pardonnée. Elle s’est réconciliée avec Samir. Un jour, en son absence, la trouvant d’emblée sympathique, Souhila met Kamélia dans la confidence.

45eme partie

-Enceinte ? reprend Kamélia, qui n’en croit pas ses oreilles. Mais comment est-ce arrivé ? Qui est le père ?
- Son ex-fiancé, il ne s’est pas contenté de l’agresser ce soir-là, il l’a aussi violée, lui dit Souhila. Elle aurait pu se faire avorter mais le spécialiste est resté trop longtemps absent. Aujourd’hui, elle est allée faire une échographie…
- Et qu’a-t-elle l’intention de faire après ?
- Elle le remettra à la pouponnière. Elle n’en veut pas. La pauvre, je la comprends. Sa souffrance n’est pas près de finir. Imagine qu’elle s’attache au bébé après l’avoir vu ? Elle me fait tant de peine, murmure Souhila, les larmes aux yeux. Toute sa vie, elle sera traumatisée.
Kamélia est tout aussi bouleversée. Depuis quelques semaines, elle allait de découverte en découverte. Avant de rentrer au pays et de la revoir, elle a ruminé sa colère. Celle-ci est vite tombée en voyant Lydia. Elle a tellement changé. Son regard triste l’a troublée. Elle en a été perturbée. Au point de se demander pourquoi elle est si profondément touchée. Car connaissant sa cousine et sa force morale, elle a été surprise qu’elle soit encore traumatisée de cette agression. Maintenant qu’elle est au courant, elle comprend pourquoi elle est si triste.
- Vous savez où c’est ?
- Oui, je l’ai souvent accompagnée là-bas, répond Souhila avant de lui donner l’adresse du cabinet de la gynécologue. C’est facile à trouver.
- Quand a-t-elle rendez-vous ?
- Je l’ignore.
Kamélia ne perd pas de temps et part sur Alger. Elle appelle de son portable sa mère et lui demande de retenir Lydia si elle passe par là.
- Elle vient juste de partir.
Quand elle parviendra enfin, à destination, elle prie de toutes ses forces pour trouver sa cousine. Elle tient à lui prouver sa solidarité et surtout à lui apporter du réconfort. Le drame qu’elle vit seule, depuis des mois, a porté un sérieux coup à son moral. Qui sait si elle ne déprime pas ? Si elle n’a pas des idées suicidaires ?
- Est-ce que ma cousine est là ? C’est une jolie jeune femme… Elle est enceinte de sept mois, précise-t-elle à l’infirmière. Je dois la voir maintenant. C’est urgent !
L’infirmière consent enfin à l’emmener au cabinet du Dr Fatima.
- II y a une parente à vous. Elle tient à être présente. Est-ce que je la laisse entrer ?
Kamélia n’attend pas la réponse pour pénétrer dans le cabinet. Lydia a des yeux ronds de surprise tout en devenant livide. Son secret n’en est plus un. Elle se redresse sur la table alors que la gynécologue lui faisait l’échographie.
- Qu’est-ce que tu fais ici ? Qui t’a dit ?
- Souhila. Je savais que tu me cachais quelque chose. J’aurais fait n’importe quoi pour savoir, dit Kamélia, en s’approchant de l’écran pour voir. C’est un garçon ou une fille ? demande-t-elle en prenant la main de Lydia.
- Je ne veux pas savoir, murmure Lydia, en larmes.
- Et moi, je tiens à savoir si c’est une nièce ou un neveu, insiste Kamélia. Tu n’as pas l’intention de l’abandonner ?
- Qu’est-ce que j’en ferais ? Je ne suis pas mariée et il n’a pas été conçu par amour, rétorque Lydia. C’est le fruit d’un acte brutal.
- Cela n’empêche pas que tu portes la vie en toi, dit Kamélia. Tu vas avoir un petit ange. C’est merveilleux !
- Ça y est, soupire Lydia, en se laissant aller sur la table. Tu es devenue une vraie Occidentale puisque tu le trouves merveilleux ! Si les autres savaient, je suis sûre qu’ils ne seraient pas de ton avis !
Kamélia ne pense pas aux autres. Elle est toute émue quand Dr Fatima leur montre le bébé en train de bouger. Les larmes aux yeux, elle pense que ce serait injuste de s’en séparer.

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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