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59. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia

13 août 2010

1.Extraits

59. “Le bonheur à portée de main” La nouvelle de Adila Katia dans 1.Extraits logo_imp
Edition du Dimanche 16 Mai 2010

Des gens et des faits

“Le bonheur à portée de main” 9331 dans 1.Extraits

La nouvelle de Adila Katia


Par : Adila Katia

RÉSUMÉ : Lydia s’est emportée. Elle reproche à sa cousine de tout faire pour l’éloigner du petit. Elle est décidée à faire partie de sa vie. Cet accident où ils ont failli mourir lui a ouvert les yeux. Il doit savoir que s’il arrive malheur à ses parents, Youcef pourra compter sur elle…

59eme partie

Lydia et sa tante se rendent à Thénia. Samir est passé au bloc opératoire où il avait été suturé à la tête. Il porte un bandage jusqu’au front. Houria s’affole en le voyant ainsi. Mais il la rassure.
- Je vais bien. Je n’ai aucune fracture, aucun traumatisme. Je n’ai pas d’œdème. Rien. J’avais juste deux plaies ouvertes. Plus de peur que de mal.
- Hamdoullah ! Hamdoullah !
- Comment vont Kamélia et Youcef ?
- Sois tranquille, ils vont bien. Kamélia a un bras dans le plâtre et quelques égratignures. Youcef, des petites blessures. Il a reçu des bouts de verre, lui dit-elle. Je l’ai laissé auprès de sa mère !
- Et tu dis qu’ils vont bien ! s’écrie-t-il en grimaçant de douleur en bougeant le bras. Aie ! la ceinture de sécurité a coupé le souffle…
- Vous avez eu de la chance, lui dit Lydia. Cela aurait pu être pire ! Vous auriez pu mourir.
- Oui, reconnaît-il. Je voudrais les voir.
- Ils doivent vous garder en observation quarante-huit heures, dit Lydia. Si tu veux, je vais en parler au directeur de l’hôpital ? propose-t-elle.
- S’il te plaît…
Lydia sourit sans joie. Elle se renseigne auprès des infirmiers qu’elle croise dans le couloir afin de se rendre chez le directeur. Elle ne peut pas le voir tout de suite. Il est en réunion. Elle patiente plus d’un quart d’heure avant de pouvoir s’introduire dans son bureau. Le directeur la reçoit respectueusement. Elle lui explique les raisons de sa visite. Il est au courant que son établissement hospitalier a reçu des accidentés de la route.
- Sa femme et son fils sont à  Alger. Son fils ne cesse de le réclamer…
- Et que voulez-vous que je fasse ?
- Le transférer à l’hôpital Mustapha Bacha, répond-elle. Son fils a besoin de lui. Et on pourra être à leur chevet avant de pouvoir organiser leur retour, dit-elle. Ils vivent à l’étranger.
- Bien, bien. Je comprends, dit-il. Est-il en état de voyager ?
- Il faudra le demander au médecin qui s’est occupé de lui, répond-elle.
Le directeur hoche la tête tout en appuyant sur le bouton de l’interphone. Il demande à sa secrétaire d’appeler le médecin des urgences.
Ce dernier avec qui il discute un moment ne voit aucune objection à son transfert.
- Il doit se faire sous surveillance médicale…
- Un médecin interne peut l’accompagner dans l’ambulance, propose-t-elle. Je ne veux pas le prendre avec moi.
- Il devra rester à l’hôpital, le temps de s’assurer qu’il n’a aucune séquelle, insiste le directeur. Le médecin n’est pas encore fixé sur son état.
- Il sera suivi à l’hôpital Mustapha. Il ne quittera pas  l’hôpital sans l’autorisation du médecin ou du neurologue qui l’aura surveillé, dit-elle en se levant. Je vous remercie pour votre compréhension.
- C’est un cas particulier. Puisque que le reste de sa famille est aussi hospitalisée.
Il la raccompagne dans le couloir. Elle lui laisse sa carte professionnelle avant de retourner auprès de Samir et de sa tante.
- C’est bon, leur dit elle. Dès qu’il y a une ambulance de libre, tu seras transféré à Alger.
Samir sourit et la remercie.
- Ce n’est rien. Youcef a besoin de toi. Il ne se rappelle pas de l’accident. Peux-tu me dire ce qui est arrivé ?
- Un camion a quitté sa voie et nous est entré dedans. Y a-t-il eu des morts ? demande Samir.
- Non, non… C’est un miracle qu’il n’y en ait pas eu, murmure-t-elle. Quand je pense que mon… mon neveu aurait pu y trouver la mort !
- Lydia, hamdoullah, ce n’est pas arrivé !
- Le pauvre est blessé. Il souffre…
Lydia est prête à fondre en larmes. Le médecin des urgences entre, suivi d’un infirmier qui pousse un fauteuil roulant.
- Une ambulance vient d’arriver. J’espère que vous vous remettrez vite !
Samir part devant elles.
- À tout à l’heure, leur dit-il.
- Oui…
Lydia et Houria les suivent jusqu’à l’ambulance et attendent qu’elle ait démarré pour partir à leur tour. Lydia conduit vite, se collant  à l’ambulance. Au risque de faire un accident, elle aussi…

A. K.
(À suivre)

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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