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Prenez de la peine par El-Guellil

20 juillet 2010

Contributions

El ouard ouel yasmine, mélangeant leurs senteurs, fai saient du jardin un havre de paix. De fleur en fleur, les abeilles butinaient. La ruche regorgeait de miel.



Mais voilà, la guêpe qui se décide de se mêler à la fichta. Sa taille fine lui permet de tromper la vigilance des gardiens et, furtivement, s’introduit dans la ruche. Elle appela ensuite sa soeur, sa cousine, la soeur de la cousine, puis toutes les voisines. En un clin d’oeil, la ruche, de guêpes fut envahie.

Non contentes de manger tout le miel que les abeilles fabriquaient, pour passer le temps, elles décident de casser les alvéoles. Hors d’elles, les abeilles protestent. Mais les guêpes en force, organisent une grande manifestation. Du boucan, il y en a eu.

Alerté par la gravité de la situation, le Haut-conseil des bourdons, aux corps lourds et velus, se rassemble démocratiquement. Le parti des abeilles est convoqué.

- De quoi vous plaignez-vous?

- Je n’ai pas à abriter des parasitaires pour qui, consommer est leur seul travail et détruire leur loisir préféré, dit le représentant des abeilles.

- «C’est de votre faute si la guêpe est venimeuse, répond le président du Haut-conseil des bourbons, car vous n’avez pas su comment l’assimiler. Il faut la respecter. Elle aime manger, laissez-la manger; elle aime casser, laissez-la casser. Laissez-la ainsi exprimer sa personnalité. On est en démocratie !»

Encouragées par les hautes instances, plus les guêpes mangeaient de miel, plus elles en avaient. Plus elles saccageaient, plus elles devenaient interlocutrices incontournables.

Pendant ce temps, les abeilles travaillaient toujours plus. Elles se tuent au travail. Engraissées, les guêpes proliféraient. Epuisées, affaiblies, les abeilles disparaissaient. On appliqua les lois de la démocratie qui donnent aux plus nombreux le droit de décision. Plus nombreuses, les guêpes chassèrent les abeilles. Au bout de quelque temps, de miel il n’y en avait plus. Il fallait exporter les fleurs, pour importer du miel, jusqu’à épuisement des derniers plants. Le dénuement, la misère devinrent maîtres des lieux. La ruche périclita. Le malheur se répandit dans le jardin déserté par les meilleurs… On fit appel aux abeilles étrangères pour la fabrication de miel… Mais sans fleurs que peut faire la meilleure abeille ?

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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