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IL EST LE HÉROS DU NOUVEAU LIVRE DE ABDERRAHMANE LOUNES Djeha défie Harry Potter

17 juillet 2010

Non classé

Harry Potter n’a pas fait oublier notre Djeha national (et même international) et si un jour, ils se rencontrent, ce sera, bien sûr, l’apprenti sorcier qui va y laisser des plumes, si, par hasard, il s’avise de le défier.

Ce héros souvent sans peur, mais pas toujours sans reproches, revient au devant de l’actualité à travers un nouveau livre de Abderrahmane Lounes. L’ouvrage est intitulé Djeha tout simplement et il suffit de prononcer ce nom pour que «les visages les plus graves s’illuminent de sourires complices», comme le fait remarquer l’auteur, au début de son ouvrage. «Depuis les temps les plus reculés, une tradition s’est établie en Algérie, qui veut que toutes les histoires drôles ou satiriques et les contes plaisants et humoristiques soient attribués à l’inénarrable Djeha», rappelle Abderrahmane Lounes. Qui est Djeha ? Ce personnage légendaire a-t-il réellement existé ? Dans quel pays (ou ville) est-il né ? Lounes répond à toutes ces questions et aussi à d’autres. «Djeha, symbole de la culture populaire, mélange de sagesse orientale et d’ironie arabo-berbère, peut être considéré comme l’un des esprits les plus facétieux et les plus subversifs que l’histoire de l’humanité nous ait légués. Il manie habilement l’ironie, dit tout haut ce qui est chuchoté», écrit Abderrahmane Lounes.Souvent, la naïveté de ce «philosophe comique» n’est que feinte et lui sert à mieux passer ses messages ou à mieux planter ses banderilles dans le dos des imbéciles, tyrans et autres puissants de ce monde. Djeha est donc célèbre en Algérie et au Maghreb. Il est aussi connu au Moyen- Orient, sous le nom de Jouha ou Goha, selon la prononciation égyptienne. En Turquie, on l’appelle Nasrad- Dine Khodja et à l’île de Malte, Djahan. On retrouve ce héros (plutôt anti-héros) en Italie (Giufâ en Sicile ou Giucca), en Calabre (Hicha ou Jovani), en Nubie (Djawha), dans le Turkestan chinois (Effendi) et sur la côte orientale de l’Afrique où, précise l’auteur, ses historiettes sont attribuées à Abû Nuwas. Ce n’est pas fini ! Djeha est aussi connu en Azerbaïdjan où il est appelé Mulla (Mollah ?) Nasreddin (mulla veut dire : le maître). Les Tadjiks l’appellent Mulla Mchfiki, les Kazakhs et les kirghiz Aldar-Kosse, les Tartares Ahmed Akaï et les Crétois Annastrattin . Enfin, Juha est un prénom commun en Finlande. Citant un certain nombre de chercheurs , Abderrahmane Lounes est sûr que le mythique Djeha a bel et bien existé. Chaque communauté prétend que «l’authentique Djeha» est originaire de son pays. Le chercheur Charles Pellat parle d’une source selon laquelle Djeha aurait vécu plus de cent ans avant de mourir à Kûfa sous le règne de Abû Djaâfar al-Mansur (136-158 de l’Hégire). Comme une cerise sur le gâteau, Lounes nous offre dans ce livre un grand nombre d’histoires, souvent illustrées, de Djeha. Consultant en free lance (communication et édition), Abderrahmane Lounes est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages dont Ras el-mahna et Matoub Lounes, le rebelle flingué. En 1994, il avait reçu le prix Malek Haddad de la Fondation Noureddine Aba, avec le concours de l’Unesco, pour son texte Les polis p’tits chiens (un titre à la Djeha, pour dire «les politiciens»), publié aux éditions Le bruit des Autres, en France. Lounes a également reçu, en 1998, le grand prix littéraire de la ville d’Alger pour son recueil Poèmes pieds et poings liées(éditions Othmania, Alger). Un tas de raisons (toutes valables) ont incité Abderrahmane Lounes à écrire ce livre. Nous en citons deux : «Notre objectif est de faire connaître un des aspects de l’humour algérien, de ressusciter l’inoubliable Djeha, issu de la tradition musulmane, puis tour à tour adopté par les communautés arabo-berbères, juives et chrétiennes. Un patrimoine oral à transmettre à ses héritiers.» Deuxième raison : «A l’heure où la mondialisation et l’offensive des médias pervertissent tout, nous avons cru intéressant de réunir sous forme de florilège, les histoires de Djeha afin de mieux prendre conscience aux jeunes générations de la richesse de leur patrimoine culturel occulté.» En effet, quel beau florilège !
Kader B.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/07/17/article.php?sid=103058&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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