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ROMAN EL RIMISDE NASSEREDDINE ALOUI L’amour au temps du terrorisme

17 juin 2010

Non classé

Dans l’Algérie des années 1990, se déroule en toile de fond une histoire d’amour. Le roman de Nassereddine Aloui, publié à Beyrouth, est plein d’aventures palpitantes. Borhan veut infiltrer les réseaux de trafic d’armes vers l’Algérie.

Borhan regarde Ryma et c’est le coup de foudre ! La rencontre, toutefois, sera brève, leurs chemins se séparent, car chacun d’eux a d’autres obligations. Dix années sont passées. Il pleut à Alger. Borhan cherche refuge sous un balcon de la rue Didouche-Mourad. Ryma vient de passer sans le voir. Son cœur chavire. En dix ans, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts suspendus de Constantine. A vrai dire, le roman El Rimis de Nassereddine Aloui n’est pas qu’une simple histoire d’amour. L’auteur, qui réside actuellement à l’étranger, fait remarquer que l’histoire regorge d’événements qu’il a vécus lui-même ou qui se sont déroulés en Algérie avant son exil. «Ce sont des images dramatiques pour toute une génération, dont la guerre a volé ses rêves au cours de la décennie noire.» «La situation en Algérie était et reste ainsi : la vie n’est pas respectée. Les ignorants complotent afin de tuer les rêveurs, tandis que les lâches complotent pour assassiner les héros», écrit Nassereddine Aloui dans ce roman en langue arabe publié chez l’éditeur Dar Al-Farabi de Beyrouth, au Liban. « El Rimis est une tentative de comprendre une réalité complexe d’un peuple dont presque toutes les victoires se sont transformées en défaites, un peuple dont, à travers l’histoire, on a privé de ses moyens de résistances et qui, à chaque fois, a inventé d’autres moyens de résistance.» Borhan, après sa première rencontre avec Ryma, est parti en mission en France, «à cause de ses implications dans des événements sécuritaires et politiques». Sa mission (impossible ?) : «Vivre dans les milieux extrémistes et démasquer leurs réseaux de trafic d’armes vers l’Algérie.» Borhan fréquentera, ainsi, des milieux louches. Il assistera et participera, par ailleurs, à des débats houleux sur, par exemple, la gestion des APC algériennes par les islamistes ou par des courants politiques différents. Le roman comporte 24 chapitres dont « Au seuil de l’amour»; « Le palais de l’Alhambra» ; « Le retour à la clandestinité» ; « Les chiffres du complot»; « Dialogue de sourds». Le seizième chapitre est intitulé « La falaise El Rimis». Borhan est à Constantine. Il est dans un quartier près de l’oued le Rhummel qui, en creusant son lit dans le roc, a divisé la montagne en deux. «Il s’est rappelé que Constantine est la seule ville en Afrique du Nord bâtie sur une falaise. Elle est (la falaise) le témoin vivant de tous les malheurs des Constantinois : depuis plus 2 600 ans, elle a englouti toutes leurs histoires.» El Rimis est un roman qui se lit d’un seul trait. L’histoire, d’ailleurs, conviendrait bien à une adaptation cinématographique. En guise de conclusion (ou message) Aloui fait remarquer : «Borhan est un héros qui devait mourir. L’Algérie n’aime pas la vie pour ses héros et si dans le destin, il est écrit qu’ils vont rester en vie, nos héros deviennent des mythes, comme Amar Bouzouar qui s’est transformé en légende dont les gens ignorent l’existence.» Natif de Constantine, Nassereddine Aloui travaille depuis 25 ans dans le domaine des médias et de la communication. Au début des années 1980, il fait ses études à l’université d’Alger à la faculté des sciences politiques et de la communication. Il effectue ses premiers pas dans la presse écrite, au quotidien Al Massa, avant de rejoindre, plus tard, la Télévision. Retour en 1999 à la presse pour lancer le quotidien arabophone El Yaoum. En 2003, Aloui part en exil où il travaillera, respectivement, dans les TV d’Abou Dhabi, de Dubaï et à la chaîne Al Jazeera. El Rimis est le premier roman de Nassereddine Aloui.
Kader B.

El Rimis de Nassereddine Aloui
éditions Dar Al Farabi, Beyrouth, Liban).
151 pages. Année 2010

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/06/17/article.php?sid=101703&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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