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DES AUTEURES AUTOUR D’UN CAFÉ LITTÉRAIRE « Existe-t-il une littérature féminine ?… »

15 juin 2010

Non classé

Elles devaient être plus d’une dizaine femmes écrivains, en cette aprèsmidi de mardi, à venir parler de littérature féminine au café littéraire du Sila, elles n’étaient finalement que quatre, Malika Mokadem, Maïssa Bey, Nadia Abier et Nadjiba Reguieg, une universitaire tunisienne spécialiste d’Assia Djebbar.

A la première question, à savoir est ce qu’il existe une littérature féminine proprement dite ? Toutes se sont accordées à dire qu’au-delà de certaines spécificités stylistiques ou esthétiques, plus ou moins perceptibles, il n’existe pas vraiment de littérature féminine. Et même si elle existait par moments, il serait plus approprié de la qualifier de littérature au féminin, a insisté Maïssa Bey. Puis, comme pressentie par les invitées, la question relative à la sexualité, du moins comment était-elle abordée par des écrivains femmes et de surcroît algériennes dans leurs écris, est vite tombée, traînant le débat loin de la littérature. “Le thème était la littérature des femmes, il est toujours question que le débat soit ramené aux femmes… Si ces questions reviennent, c’est peut-être parce que nous dérangeons, aussi bien quand on écrit, que quand on est en face des autres”, a réagi Malika Mokadem, faisant ainsi recentrer le débat autour de la littérature. Parlant du déclic qui pousse à l’acte d’écrire, Maïssa Bey le décrit comme étant un acte spontané mais qui doit être souvent suivi de travail. “… Ça peut être l’expression d’une souffrance, un cri, mais un cri qu’on doit modeler et structurer… Il y a du chemin à faire avant d’arriver à écrire”, dit-elle. Et à Malika Mokadem de conclure que l’écriture “ça survient sous une forme de nécessité absolue. Je voulais être médecin et je l’ai fait en France, puis c’était le désarroi, l’écriture a tout chamboulé, elle m’a fait rompre avec un homme et a fait reléguer la médecine au second plan…” Yacine Hirèche

Albert Camus, presque en vrai

Il y a le Camus vu sous tous les angles que nous présente François Chavanes dans son ouvrage, Albert Camus tel qu’en lui-même (éditions du Tell) ; il y a le Camus français, anticolonialiste mais toujours français, confronté de son vivant à ses semblables engagés pour une autre Algérie, mais surtout, après sa mort, à ses détracteurs, “intellectuels et universitaires algériens”, qui l’ont, “par paresse intellectuelle”, assassiné. C’est du moins ce dont est persuadé le Pr Mohamed Lakhdar Maougal ainsi qu’Aïcha Kassoul, Malika Kebbas et Thanina Maougal. Ils tentent de nous le démontrer dans un ouvrage collectif intitulé Albert Camus, assassinat post-mortem (éditions Apic). Puis, il y a la voix douce et mélancolique de Camus par son découvreur Yacine Si Hmed qui produira bientôt un disque accompagné d’un livre. Ces trois personnes, qui œuvrent pour le même Camus et pour que ce dernier soit à la portée de tous, ont été, mardi dernier, les invités du café littéraire du Sila. Pour François Chavanes, il a s’agit de faire avec Albert Camus tel qu’en lui-même, un livre didactique pour des professeurs et des lycéens afin qu’ils puissent mieux cerner le Camus face à l’Algérie colonisée, face à la religion et la conduite qu’il s’est créée, avec un apport de textes choisis et de critiques, aussi bien négatives que positives. Pour Mohamed Lakhdar Maougal, la démarche est différente. Son livre est plutôt une réponse à des collègues universitaires, ceux qui veulent dire de Camus, l’Algérien, — alors que “lui, le dit explicitement qu’il est français par son propre vœu” — et à ceux qui douteraient de l’anticolonialisme de cet écrivain visionnaire et journaliste, engagé contre la sauvagerie et le totalitarisme des Français dans le pouvoir, “déjà dans les années 1940 et 50, lorsqu’il était rédacteur en chef du journal Le Combat”. Et ce livre, confie Lakhdar Maougal, n’est que le premier coup d’une salve de trois autres à venir, car “cet homme au génie incontesté mérite un meilleure traitement et une étude plus approfondie de notre part, avec assez de recul pour mieux le comprendre”. Yacine Si Hmed sera le dernier à intervenir, c’est celui qui s’est fait le moins entendre lors de ce débat mais pour une très bonne raison, simplement, parce qu’il avait dans son bagage mieux que mille discours sur Camus, c’est Albert Camus par lui-même. Un authentique enregistrement sonore lors d’un passage de l’écrivain à Tipaza, et puis quelques commentaires sur la situation de l’Algérie laissant entrevoir les positions fermes et engagées de cet amoureux de l’Algérie.
Y. H.

  Samedi 01 Octobre 2005

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/10/01/article.php?sid=28747&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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