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“AUX PORTES DE LA MÉDITATION”, UN ESSAI DE CHERIF ABDEDAIM

11 juin 2010

Non classé

Côté BOUQUINS

Dans un récent ouvrage édité par les éditions Casbah, notre confrère Chérif Abdedaïm, correspondant à Mila du quotidien La Nouvelle République, nous fait part de ses réflexions à travers 63 titres, sujets occupant chacun un espace d’une à deux pages. L’auteur traite ces sujets à caractère philosophique sous un angle polémique et poétique, sujets profondément liés à notre conscience, notre sensation et autres questions existentielles, inspirés d’une essence d’expression souvent métaphorique.

Aux portes de la méditation, Chérif Abdedaïm emploie l’expression “a propos de” comme clé pour tenter de forcer les serrures des questions et des sens à “sémantiser” pour pouvoir s’y projeter et y percevoir son propre monde. “Les portes de la méditation s’ouvrent à ceux, qui, dans la patience et la solitude, cherchent à comprendre et à “démanteler” les signes d’un réseau, conçu pour être scruté, de par une pensée profonde et une vision clairvoyante un monde que chacun porte en soi et qui se prolonge dans les confins de l’univers.” Ainsi, la communion de l’être avec les éléments d’un cosmos dont il est le centre exclut un ego dispersé, absorbé par ipséité, coupant court aux allusions et aux illusions, et laissant place à la certitude dans un effacement total où prime la transcenda sur les tendances. L’auteur entame sa réflexion par le texte, un magma de consonnes et de voyelles formant la lettre, dont l’essence est unique et multiforme. A ce propos, il écrit : “Prendre une distance spatio-temporelle par rapport au texte, c’est théoriser, officialiser le discours, faire transparaître l’explicite dans l’implicite, l’inapparent dans l’apparent, de ce fait et de par son ensemble, de dimensions infinies, le texte coule dans le temps, ni le passé ni le futur n’altèrent son présent.” A propos du mot, on y lit : “Par son alchimie le mot explose en diverses particules sémantiques. Tantôt claire tantôt ambiguë, la substance ainsi dénudée cherche son thérapeute ; parfois même son patient. Chacun l’assiste à son niveau, lui donnant colorations et connotations relativement dévouées. Ose-t-on définir le produit sans connaître son concepteur ?” Cependant, vouloir cerner le mot est plutôt le discerner d’où cet enchaînement à propos du sens lorsque l’auteur nous indique que “le labyrinthe de la sagesse renferme la voie du sens et chaque point, chaque coin, engage le chercheur dans des investigations assez affûtées pour révéler au clairvoyant le secret de la clé… De ce fait, la patience consciente serait l’arme dans toute sa grandeur pour les adeptes de la vérité”. Cependant, la clé des mystères n’est que pureté, subtilité, perspective, lumière et forme issues de la clairvoyance. A propos des questions, Chérif, se demande à quoi sert le leurre s’il ne mène pas à la vérité. Et à quoi sert le rêve s’il n’inspire pas la réalité ? De ce fait, les question semblent être à l’origine de toute naissance. Le “quoi” alourdit les troubles de la peine. Le “pourquoi” plonge dans le désespoir de l’aubaine. Le “comment” compense l’insolence quand le but dans son ignorance diverge avec le “qui”. Le “qui” est la source de l’alliance entre le “car” et “l’ainsi”. Le “qui” est l’essence de toute question. Qui ignore le “qui” baigne dans le leurre de l’existence. Ce mot reflète sa consistance dans la non-insistance. A propos du “qui”, du “je”, du temps, de l’art de façonner, de l’esquisse, du naturel, de la possession, de la recherche, de la rescousse, de la fusion de l’arme, des lumières, de l’inspiration, du dialogue, de la dignité, de la ruse, de l’hypocrisie, le tout 63 sujets à réflexions philosophiques en quête d’une réponse à une question tournant toutes autour d’une centrale : “Faut-il vivre pour mourir ou mourir pour vivre ?” L’auteur termine par cette réflexion, “pour conclure”, “en dehors de tout ornement dont se pare la pensée philosophique et des évidences rationnelles, le “livre universel” qu’est le cosmos offre, de par son abondance de lumières, de couleurs, de parfums, de formes et mouvements, un cortège de merveilles disséminées que l’esprit critique a beau saisir et dont les symboles et leurs interactions demeurent inextricables. Cette vaste “encyclopédie” cosmique, chargée de profondes pensées, convie ses “navigateurs” à voguer dans la splendeur des temples où s’évanouissent leurs vaisseaux”. Aux portes de la méditation de notre confrère Chérif Abdeldaïm est un essai d’un autre style, certes pas à la portée de tous les lecteurs, mais qui mérite amplement d’être consulté. A se le procurer absolument.
A. M’haïmoud

Jeudi 14 Avril 2005

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/04/14/article.php?sid=21802&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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