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KIOSQUE ARABE Vive la Ligue, et bon vent !

17 mai 2010

Contributions


Je suis tout à fait d’accord avec le chroniqueur du Quotidien d’Oran, en ce qui concerne le poste de secrétaire général de la Ligue arabe. Nous devons donner la préférence au candidat algérien, même si sa compétence est tenue en haute suspicion, même si c’est Belkhadem en personne. Oui ! Notre candidat ne peut être que le meilleur, simplement parce que c’est le nôtre, qu’il est né chez nous et que nous lui faisons tellement confiance que nous préférons le voir ailleurs.


En la matière, et s’agissant surtout de damer le pion aux Égyptiens, nous devons voter algérien, tout en sachant que le SG de la Ligue n’est pas un élu du peuple. À l’instar de ce qui se fait dans la gestion politique, économique et judiciaire de nos affaires, il faut qu’ils soient des nôtres. Et quand je dis des «nôtres», cela ne renvoie pas nécessairement à la famille, civile ou politique, aux clans ou aux coalitions gouvernementales. Nous devons ratisser large, pour une fois, car l’avenir de la Ligue et de la nation arabes est à ce prix. Les Égyptiens ne nous impressionnent pas : notre âne est plus intelligent et mieux bâté que le leur. Notre dromadaire consomme moins d’eau que leur chameau et notre équipe de football serait plus forte que la leur, avec Chehata comme entraîneur. Pourquoi Chehata ? Simplement parce qu’en matière de superstitions et d’exorcismes, il est deux fois plus fort que Saâdane. Mais revenons à cette bonne vieille ligue qui empêche les Égyptiens de dormir. Il faut comprendre que ce n’est pas facile pour eux de se séparer comme ça d’une aile entière de leur ministère des Affaires étrangères. La Ligue arabe, avec siège au Caire et secrétaire général du cru, ce n’est pas seulement le symbole du rayonnement de l’Égypte sur le monde arabe. C’est aussi la chasse gardée de tous les grands diplomates égyptiens qui ne trouvent pas à se placer à l’ONU ou dans les grandes institutions internationales. Cependant que la Ligue est un peu leur maison de retraite, puisqu’ils n’ont pas beaucoup de travail à la clé, l’essentiel se faisant, ou ne se faisant pas, dans d’autres sphères. En fait, c’est l’éventualité de perdre cette villégiature pour diplomates fatigués ou en disgrâce auprès du Raïs qui ennuie l’Égypte. Dans cette perspective, placer un de nos candidats à un poste qui n’exige aucune qualification particulière serait un exploit susceptible de nous consoler de nos déboires par ailleurs. Ce qui serait encore plus rentable, politiquement parlant, c’est de faire comme les Égyptiens, et d’utiliser la Ligue arabe comme ils ont su le faire. C’est pourquoi, et d’un point de vue purement nationaliste, la candidature de Belkhadem est idéale. Bien sûr, il n’a encore rien dit, mais si sa barbe pouvait parler, elle nous dirait tout ce qu’il y marmonne à ce sujet. Et puis, dites-moi un peu : qui regretterait Belkhadem s’il abandonnait le FLN et devenait secrétaire général de la Ligue arabe ? Les instituts de «rokia» ? Les sapeurs-pompiers et les ambulanciers mobilisés au congrès du parti ? Les membres du comité central, «élus» malgré eux ? Qui ? Aucun de tous ceux-là ! Ni regrets ni repentirs, il serait vraiment temps que ce monsieur aille exercer ailleurs. Il indispose des cercles de plus en larges, à vouloir se mêler de tout, combler les silences du président et faire la leçon aux journalistes. C’est, en effet, une des dernières lubies de Belkhadem, montrer aux journalistes comment exercer leur métier. Le vrai danger, ce serait qu’il aille enseigner les techniques rédactionnelles dans la nouvelle école de journalisme de Ben- Aknoun. Auquel cas, il faudrait lui adjoindre le Dr Amimour, qui prendrait en charge la communication institutionnelle, telle que mise en pratique jusqu’à ce jour par l’ENTV. Nous avons un vivier d’expertise sur ce plan, ceux qui ont appris la coiffure sur les têtes des orphelins sont prêts à reprendre du service ! Comme quoi, il y a réellement péril en la demeure, chers confrères, et qu’il est urgent de l’exorciser, c’est à la mode, ou de l’éloigner. Sur qui pouvons-nous compter, alors, pour réaliser notre objectif de conquérir la Ligue arabe, sans mobilisation populaire et sans efforts diplomatiques harassants ? On veut bien se débarrasser de nos inopportuns, mais il ne faut pas croire que nous allons nous fouler la rate pour ça. D’après les médias, nous pouvons espérer le soutien de nos amis syriens qui ont, eux aussi, un vieux contentieux avec l’Égypte. Il faudra pourtant se méfier de Damas, tout en gardant un œil sur Doha, où le gouvernement du Qatar fait flèches de tous bois contre les Égyptiens. Gardons-nous aussi de ces Saoudiens qui font semblant de débattre des contes et mécomptes du wahhabisme, tout en préparant l’un des leurs à la relève de Amr Moussa. Pour amorcer les grandes manœuvres, ce dernier a déjà affirmé qu’il ne solliciterait pas un troisième mandat. Ce qui est une remise en cause du principe de renouvellement et une entorse aux traditions imposées en la matière. Toutefois, Amr Moussa reste le candidat le plus crédible, avec un pH égal à sept, grâce à un bilan aussi neutre que peut l’être une solution de ce type. Autant dire que notre candidat potentiel aura toutes ses chances, au cas où se confirmerait le retrait de Amr Moussa. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les Égyptiens feignent de se désintéresser de la question, et certains jouent sur le registre de la dérision. Sammy Al-Buhaïri, l’un des chroniqueurs attitrés du magazine Elaph, y a trempé sa plume cette semaine. Pour lui, c’est la candidature du directeur de la Tour-Hôtel de Dubaï, Bordj-Alarab, qui semble le plus qualifiée. Pourquoi ? Parce que la Ligue arabe est un hôtel où descendent les chefs d’État arabes, et il n’y a pas mieux qu’un directeur d’hôtel pour la gérer. Mais comme il y a de fortes chances pour que le directeur de Bordj-Alarab refuse le poste, Sammy Albuhaïri a sollicité un autre candidat. Il est ainsi allé voir le chanteur Mohamed Chaâbane, dit Chaâboula, qui dégustait son narghilé devant son échoppe du Caire. D’entrée, l’auteur de la célèbre chanson J’aime Amr Moussa et je déteste Israël, oppose son argument massue : «Je n’ai rien à faire dans cette ligue, je suis un simple repasseur devenu chanteur. Je sais chanter, seulement.» «C’est vrai, admet le chroniqueur, mais ça fait 65 ans que les chefs d’État arabes nous chantent la même chanson et plus personne ne les écoute. Toi, au moins, tout le monde reprend en chœur tes paroles.» Pour réfuter le dernier argument de Chaâboula, selon lequel il n’a aucune qualification pour ce poste, Sammy Al- Buhaïri rétorque que «le poste de secrétaire général de la Ligue arabe ne requiert ni des aptitudes, ni des compétences particulières». Chaâboula accepte enfin, mais à condition d’être payé en euros et non pas en dollars. Ce qui prouve seulement qu’il n’aime pas les Américains, son intérêt pour les fluctuations monétaires n’étant pas évident. Trop sérieux, trop arabe comme à son habitude, le patron du quotidien londonien Al-Quds, Abdelbari Atouane, assène dans son éditorial de ce samedi : «Nous le voulons égyptien, mais avec notre cahier des charges.» Autrement dit : le prochain secrétaire général de la Ligue arabe devra rouvrir la frontière avec Ghaza, soutenir le Hezbollah et la Syrie. En clair, M. Atouane veut un candidat égyptien, seulement égyptien, et en accord avec les opinions du directeur d’ Al-Quds. Le vrai cauchemar pour l’éditorialiste, ce serait que le prochain SG de la Ligue soit non seulement algérien, mais kabyle de surcroît. Qu’il se rassure, nous n’avons, pour l’instant, qu’un seul et unique candidat. Et tout le peuple algérien est derrière lui pour lui dire : «Bon vent !»


Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com


Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/05/17/article.php?sid=100243&cid=8

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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