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Point de vue Par Ahmed Meskine A vos plumes…

2 mai 2010

Contributions

Le Carrefour D’algérie

Un livre, un titre, un auteur, suffisamment de quoi lancer un débat pour peu qu’il ait la capacité de provoquer la contradiction, la polémique, un éclairage. Saïd Sadi sort un livre qui touche à une zone d’ombre de l’Histoire de la guerre de libération,

comme tant d’autres d’ailleurs. Certains moudjahidine manifestent leur désaccord sur ce qui y est écrit. Le terrain privilégié des répliques/contre répliques, se trouve être la presse écrite. Au-delà des vérités des uns et des autres et du «qui a tort qui a raison», il est bon de constater que nous entrons dans un nouveau cycle où les seuls gagnants sont les lecteurs et l’opinion publique. Que Sadi ait raison ou qu’il détienne La vérité ou Sa vérité, là n’est pas le problème. Au contraire, nous avons tellement besoin de débats et de contradicteurs pour mettre au clair l’ambiguïté née de l’unanimisme imposé dès la fin de la guerre. Nous vivons une nouvelle ère et même si nous avons échoué dans beaucoup de domaines, le seul orgueil à tirer vient précisément de cette liberté de parole qui n’est pas tombée du ciel, mais bel et bien le fruit de luttes des années durant. On n’a pas plus le droit d’imposer le silence à ceux qui ont quelque chose à dire. On peut les qualifier de manque de sérieux, les contredire lorsqu’on détient des éléments contradictoires, compléter leurs dires, mais à aucun moment, il ne doit être permis de réduire des voix au silence.

Et c’est justement à ce propos qu’il s’agit de dire «basta!». Sinon comment lever le voile sur cette fameuse écriture de l’Histoire de la guerre de libération, qui n’a pas dépassé le seuil des postillons et qui permet toujours aux mêmes de se gargariser de faits d’armes dont certains en ont juste entendu parler avant de les confisquer à leur profit et en faire des registre de commerce. Notre Histoire s’est faite dans la douleur, dans l’exil, dans la dépossession, dans la terre brûlée mais aussi dans la peur envers les autres et envers nous-mêmes. Mais accordons-nous à dire aujourd’hui que notre Histoire n’est ni la meilleure ni la pire, et que c’est une Histoire comme on voit partout sur cette terre, mais qu’il s’agira d’écrire. Que Sadi écrive un livre qui déplaise ou qui plaise, là n’est pas le problème. Le problème c’est qu’il n’écrive rien, ni lui ni les milliers qui ont quelque chose à dire de vrai ou de faux, et que la mémoire demeure ce désert où seuls les renards se promènent à la recherche de proies faciles.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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