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Mohamed El korso. Historien et ancien président de la Fondation du 8 Mai 1945

23 avril 2010

Histoire

« L’écriture de l’histoire procède de la liberté de pensée »

-  Que pensez-vous des amendements constitutionnels relatifs à l’histoire et à la mémoire ?

Il faut faire la différence entre deux dispositions. La première est relative à tout ce qui représente l’identité nationale, laquelle disposition existe dans les anciennes Constitutions. Elle fait référence à l’emblème et à l’hymne national, qui sont les constituants de notre histoire. Ces constituants sont, de mon point de vue, indiscutables. La deuxième disposition est celle qui a trait à l’écriture de l’histoire. Cette disposition se présente, dans l’état actuel des choses, comme une réponse à la loi française du 23 février 2005 portant glorification du fait colonial.

-  Fallait-il amender la Constitution pour répondre à cette loi ?

A mon sens, il aurait fallu qu’une réponse algérienne soit immédiate, c’est-à-dire courant 2005, et parlementaire. Le fait, actuellement, de codifier l’écriture de l’histoire pose un double problème : celui de l’écriture officielle de l’histoire qui est une affaire d’Etat et celui de la recherche historique qui obéit à une condition et à une seule, l’objectivité historique. En parlant de l’objectivité historique, on soulève directement la question de la liberté d’écriture, de pensée et de recherche. Il y a lieu ainsi de ne pas confondre histoire et politique. L’insistance, dans cette révision, sur la protection des symboles de la

-  Révolution n’est-elle pas en partie liée aux polémiques sur les faux moudjahidine et sur le nombre de martyrs ?

Cela est nécessairement lié à toutes ces polémiques, qui ne sont cependant pas propres à nous. Mais il aurait fallu les transcender. Car l’acte constitutionnel s’inscrit dans la durée de l’Etat.

-  Vouloir imposer une histoire officielle, cela va-t-il marcher ?

Il y a eu déjà une expérience du temps de Chadli Bendjedid, dont l’objectif était d’écrire une histoire officielle. Il est aujourd’hui évident que cette démarche n’était pas bonne ; elle n’a d’ailleurs pas abouti. Je pense que ce n’est pas en encadrant les sciences sociales d’une manière générale et l’histoire en particulier qu’on fera des avancées scientifiques, universitaires et culturelles. L’histoire de l’Algérie appartient à tout le peuple, au simple citoyen. Que l’Etat écrive son histoire et que le citoyen chercheur écrive l’histoire de son pays.

El Watan Edition du 10 novembre 2008

Par Mokrane Ait Ouarabi

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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