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Mohamed Belarbi. Anthropologue : « L’émir Abdelkader entre le mythe et l’histoire »

23 avril 2010

Histoire


Poète et nouvelliste à ses débuts, Mohamed Belarbi est professeur à l’université de Tlemcen. Dans sa thèse de doctorat en anthropologie, il parle de l’émir Abdelkader

- Vous avez quelque peu abandonné la littérature et la poésie pour l’anthropologie, qu’en dites-vous ?

- Disons plutôt que je privilégie la recherche anthropologique à la créativité littéraire. Et ce n’est pas une injustice que je me fais, en ce sens que je suis enseignant à l’université comme vous savez et il y a des priorités, en plus, la littérature peut attendre.
- L’émir Abdelkader, entre le mythe et l’histoire, est le titre de votre thèse de doctorat, pourquoi ce choix ?

- Ce n’est pas un scoop de dire que la personnalité et la vie de l’émir ont été étudiées sous toutes les facettes, hormis le côté mythique ; ce à quoi je me suis attelé. Et nous savons qu’il existe deux catégories de mythe à ce sujet : à propos du personnage, il existe le mythe algérien et celui occidental. Pour les uns, c’est un héros extraordinaire (l’histoire et la mémoire collective l’ont élevé au rang de sain), pour les autres, c’est un franc-maçon. Cela tout le monde le sait. Or, la personnalité mythique n’a jamais fait l’objet d’études, si l’on excepte bien entendu, quelques illusions, comme en a fait l’écrivain français Bruno Etienne.
- Vous avez visité plusieurs lieux qui portent la trace de l’émir pour l’objet de votre recherche ?

- En effet, et j’ai été quelque peu abasourdi en entreprenant ce pèlerinage, si j’ose dire. Par exemple, du côté de la localité de Sidi Brahim, dans la daïra de Ghazaouet (bataille de quatre jours qui porte le même nom -23-26 septembre 1845), j’ai été abasourdi en découvrant que la stèle du militaire français De Montagnac (marquant la défaite de la France) est dégradée et que la maison de Ghazaouet où il avait passé sa dernière nuit avant son exil pour Toulon est dans un état lamentable. Un pan de notre histoire risque de disparaître à cause de cette négligence.

Par C. Berriah

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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