Le Carrefour D’algérie
Un grand évènement perturbé par un aléa naturel, c’est ce que nous retiendrons de ce début de la Conférence d’Oran de 2010 qui s’attellera à remettre en question l’ordre mondial selon lequel le prix du gaz est déterminé
et le soustraire à cette indexation sur celui du pétrole qui nous a fait perdre tant d’argent. Mais la question subsidiaire, et combien importante, consiste à se demander ce qu’Oran déclarée désormais grande métropole gagne dans cet évènement. Les experts nous apprennent que de tels évènements comme celui de Barcelone génèrent des bénéfices qui se chiffrent à quelques milliards de dollars, de 2 à 3 milliards estimés pour l’actuelle conférence dont une partie devrait être reversée statutairement à la ville d’accueil. Or ces bénéfices doivent aussi compenser voire absorber l’émanation de carbone dégagé durant tout le séjour des délégations, ce qui est loin d’être négligeable mais ce qui est mesurable en l’état actuel des connaissances. Sachant qu’Oran est une ville touchée par la désertification, par des inondations, par des chaleurs estivales de plus en plus suffocantes, et des averses folles, il serait indispensable de tirer profit du GNL 16 pour lancer un plan de reboisement de grande envergure pour verdoyer la ville et ses environs. L’arbre possède des vertus avérées pour l’équilibre de l’écosystème, la fixation des sols et une exploitation économique rentable. Toutes les études faites jusqu’à présent convergent vers une plantation massive aux alentours d’Oran, comme solution aux impacts des changements climatiques et à la fragilisation des sols. Ceci harmonisera très certainement les investissements qui ont été réalisés pour la tenue de cette conférence internationale. Il est vrai que la ville de Sidi El Houari a bénéficié d’une infrastructure hôtelière et d’un centre des congrès d’un standing international. Il reste à la considérer comme noyau pour le développement et non pas une faim en soi. Chacun espère que la maintenance cette fois sera considérée comme un véritable centre d’intérêt et que les enjolivements circonstanciels ne soient pas dégradés une fois les étrangers repartis chez eux. Il y va de la compétence des acteurs institutionnels et du citoyen.

































18 avril 2010
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