Le Carrefour D’algérie
Il est de toute évidence à présent, compte tenu de l’image rendue par notre économie dont les aspects paraissent comme figés, stupéfaits par quelque apparition de spectre, que le vent tarde à indiquer la direction de sa force.
C’est Edgard FAURE qui a dit un jour «ce ne sont pas les girouettes qui tournent. C’est le vent». S’il est un domaine qui telle une feuille de sels d’argent, est impressionné par l’environnement immédiat, c’est bien l’Economie. Elle ne se satisfait ni de l’attentisme, ni des tergiversations, ni même de la méditation transcendantale qui semble avoir cours légal dans notre pays. Cela rappelle cette formule ramassée de M. DUVERGER, ce brillant juriste, qui s’écriait un jour à l’adresse des gauchisants à qui il reprochait cette sorte de tiédeur confortable: «Franchement à gauche ou franchement à droite!». Concernant le secteur privé et compte tenu du traitement qui lui a été réservé empruntant beaucoup plus à la «hussarde» qu’aux décisions structurantes émanant d’une saine concertation, toutes les alertes ou mises en garde exprimées n’ont pas été reçues avec l’attention espérée du partenaire conciliant. Oui, l’on penserait que les possibilités d’écoute sont définitivement dépassées. Même si Mme LOUISA HANOUNE peut s’étonner que le privé aspire à être consulté pour des décisions qui risquent d’impacter profondément son fonctionnement. Travelling et retour en arrière, vers la définition d’un autre âge du «privé non exploiteur».Comme si cela était possible, comme si le privé n’avait pas naturellement évolué vers un système participatif à qui même les Chinois reconnaissent un côté «social» indéniable. Toujours est-il que l’important n’est pas l’élection d’une option plutôt que l’autre mais de s’engager résolument vers une voie et s’en tenir, y persévérer jusqu’à ne plus pouvoir. Le vertige du tourbillon de l’indécision et de l’approximation est à l’origine de dégâts considérables occasionnés au tissu social. Le remaillage est toujours difficile et laborieux. Du reste et sauf à spéculer sur une «démondialisation» qui aurait commencé selon les cris effarouchés entendus ici et là, comment pouvoir s’assurer des parts du marché mondial sans s’intégrer dans le long train de l’Economie mondiale qui ne pardonne ni aux moins performants, ni aux retardataires.

































16 avril 2010
Contributions