Le président du RCD, Saïd Sadi, a indiqué hier lors d’une conférence animée devant les étudiants de l’université Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou, qu’il était prêt à renoncer à l’immunité parlementaire et à comparaitre devant la justice dans un procès ouvert contre la famille du défunt Houari Boumediene. Sadi réagissait à l’article d’Echorouk publié hier sur l’intention de la famille de l’ancien président de saisir la justice contre lui.
L’affaire concerne le dernier livre du leader du parti politique RCD. Dans cet ouvrage publié récemment en France, Sadi souligne l’implication du défunt président et du colonel Boussouf dans l’assassinat dans la région de Boussaâda, du colonel Amirouche par l’armée française.
Le leader du RCD s’en prend à nouveau au défunt Houari Boumediene et soutient qu’il détient des documents, qu’il qualifie d’officiels, affirmant la responsabilité de feu Boumediene et de Boussouf dans la mort d’Amirouche. Il explique que Boumediene et Bousssouf ont dénoncé Amirouche alors que se dernier se rendait en Tunisie pour dissoudre l’armée aux frontières et mettre fin au travail des renseignements algériens de l’époque (MALG).
Saïd Sadi poursuit en faisant porter aux deux hommes la responsabilité de tout ce qui est arrivé au pays pendant la révolution et après l’indépendance. Le chef de RCD va plus loin en accusant Boumediene d’avoir brisé la solidarité populaire avant et après l’indépendance en installant Ben Bella à la présidence du pays, puis en le renversant trois après et en l’emprisonnant quinze ans durant.
Sadi continue en accusant Boumediene et Ben Bella de falsification de l’histoire de l’indépendance de l’Algérie, en la faisant passer du 3 au 5 juillet, et en dissimulant tous les documents relatant cette date.
Le leader du RCD a élargi son procès historique à d’autres personnalités, à l’instar d’Ali Kafi qui n’a pas assisté au congrès de la Soummam «car le colonel Amirouche le lui a interdit», dit-il.






14 avril 2010
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