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Faut-il choisir entre le messager et la boîte postale ? Y a-t-il un facteur dans les rues ?

14 avril 2010

Non classé

Ce noble métier se dirigerait-il vers la disparition pure et simple ? A croire certains citoyens à Oran, le fait qu’il y a un manque flagrant de ce messager des temps modernes, qui se fait ressentir dans plusieurs endroits de la ville, ne peut qu’appuyer cette thèse. Dans un monde hors du temps, faut-il parler ou se taire à jamais ? Le cimetière de Aïn Beïda

est loin d’être le lieu idéal où les musulmans, chouhada et autres, en prévision du repos éternel, peuvent élire leur dernière demeure par le fait que l’état de dégradation dans lequel se trouve cette importante nécropole de la capitale de l’Ouest est une véritable atteinte au droit des morts sur les vivants, celui, en fait, du «respect», et cela en dehors de toute considération religieuse qui, d’ailleurs, reste un élément valable et un mobile suffisant pour les profanateurs sans foi ni loi, qui s’adonnent à leur lugubre besogne en quête d’éventuels bijoux qui seraient enterrés avec les défunts. Le cimetière de Aïn Beïda fait vraiment pitié à voir. Un cimetière livré depuis quelques années aux mauvaises herbes et qui offre, depuis, un aspect de désolation. Une situation que condamnent non seulement les parents et enfants de ceux qui y reposent, mais aussi les riverains de cette nécropole. Selon les dires d’un citoyen oranais, la dégradation passée sous silence de ce lieu résulte d’une « démission collective » des élus de préserver cet endroit. La nécropole de Aïn Beïda, qui date du milieu du XIXe siècle, est l’une des plus importantes de l’ouest du pays et s’étend sur près de plus de 2 ha. Subissant des actes de vandalisme répétitifs, le cimetière a été profané à maintes reprises. On a pu même constater d’énormes dégâts du mur d’enceinte situé à l’extrémité du cimetière. Un pan entier y a été démoli. Plus grave encore, de nombreuses sépultures et pierres tombales ont été saccagées et réduites en ruines. D’autres demandent à être entretenues et rénovées. Plus qu’un cimetière, un repère pour la ville, « ce lieu peut être réhabilité et conservé dans son état à condition que la commune s’occupe des lieux régulièrement », dira un habitant du quartier. En tout état de cause, les responsables sont tenus d’améliorer la situation et d’apporter au plus vite les correctifs nécessaires. M.B Il est vrai que l’ère de la communi cation via l’Internet a transformé le quotidien des gens, mais il faut reconnaître que le courrier existe et a encore de beaux jours devant lui. Les factures que l’on reçoit, les correspondances administratives (convocations, entretiens d’embauche, pièces d’état civil), dépêches, journaux, documents divers et beaucoup d’autres missives, il n’y a que le facteur qui nous les apporte. Chez la plupart des gens que nous avons rencontrés, le contact humain est très important pour eux et ce n’est pas une vulgaire boîte postale ou une boîte Email qui le remplacera. «Ah qu’ils sont loin les beaux jours où on attendait le facteur du quartier avec impatience ! Lorsque l’on recevait une lettre, c’était très souvent le bonheur, le facteur représentait à nos yeux ce lien si intime entre nous et l’expéditeur», lancera une dame sexagénaire qui habite à la cité Petit, avant de poursuivre «Ce messager était toujours présent pour les étrennes de fin d’année et nous proposait même des tickets de tombola à domicile. C’était pour que leurs enfants puissent aller en colonie de vacances. Très souvent dans le quartier, on l’invitait à prendre un café ou partager un morceau de gâteau, car il était considéré au même titre qu’un voisin». Malheureusement, ce n’est plus le cas et même que cela a empiré, puisqu’il semblerait que tous ceux qui sont partis en retraite, n’auraient pas été remplacés. En effet, comme dans certains quartiers à l’exemple de ceux situés à l’est de la ville, tels haï Yasmine, Nour, une bonne partie d’Es-Sabbah et depuis quelque temps le vieux quartier de Ras El-Aïn, le courrier n’arrive jamais chez les habitants. Cela est dû, selon certains facteurs que nous avons sollicités, au fait qu’il n’existe pas d’identification exacte des adresses. D’ailleurs, nous avons relevé qu’il n’y avait pratiquement pas de boîtes aux lettres à ces endroits-là. Pour H.Boualemn, gérant d’une petite entreprise à Oran, installé dans une cité située à Oran est, cette situation l’a poussé à prendre ses devants. Il nous dira à cet effet : «J’en ai eu marre de recevoir le courrier, soit en retard, soit pas du tout, car le facteur cela faisait longtemps que l’on ne l’avait pas aperçu dans les environs. J’ai donc décidé d’ouvrir une boîte postale dans un bureau de poste. Depuis, je vais moi-même retirer mon courrier. Tous les matins je fais un saut avant midi et j’avoue que cela m’arrange». D’autres comme lui ont préféré louer une boîte postale chez les kiosques multiservices qui, depuis quelque temps, s’y sont mis eux aussi. Une alternative qui semble rendre un énorme service à la population. Quant à R.Safia, 28 ans, elle n’a pas eu le choix, car après avoir attendu un bon moment, sans rien voir venir un courrier concernant une embauche, elle a entendu parler du centre de tri de St-Charles et c’est comme cela qu’elle a pu retrouver la correspondance qui lui était adressée, avec plusieurs jours de retard. Elle nous dira à ce propos «Trois jours après, c’était fini pour moi, car la date de la clôture arrivait à terme. Heureusement pour moi, j’ai vu des gens qui étaient très en colère parce qu’ils étaient venus trop tard. D’ailleurs, chaque jour au centre de tri postal de Saint Charles, c’est un peu le grand bazar avec des dizaines de citoyens qui s’y rendent pour retirer leur courrier en raison du manque de facteurs dans plusieurs quartiers d’Oran. Les agents d’Algérie Poste ont beau tenter de leur expliquer les raisons du retard dans la réception du courrier, mais rien n’y fait, les gens ne croient plus à rien et préfèrent se déplacer en personne pour se faire une raison. B.Mohammed, ancien cadre des PTT en retraite, fera cette déclaration: «C’est bien malheureux, car la poste est tombée bien bas, elle qui représentait la locomotive de l’administration algérienne dans mon temps. Concernant le facteur qui était en quelque sorte l’ambassadeur des PTT à l’époque, il faut reconnaître que sa mission est bien contraignante aujourd’hui, car leur charge de travail est plus importante et surtout bien difficile». Décidément, Algérie Poste n’a pas fini de nous étonner par ses aberrations qui n’en finissent pas. Aussi, après les pénuries récurrentes de chèques CCP et parfois même de l’imprimé appelé «formule unique», censé parer à l’absence du chèque devenu inaccessible, les imprimés pour l’envoi de mandats ou de lettres recommandées, de timbres en tous genres, voici venu le temps de la pénurie des facteurs. S.A.Tidjani

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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