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On a réussi par El-Guellil

12 avril 2010

Contributions

La plus grande salle des fêtes. L’orchestre le plus cher. Menu itartag. Elle a poussé le bouchon jusqu’à mobiliser une dizaine de taxis, qui seront mis à la disposition pour le retour des fêtards non véhiculés. La mère du jeune homme à marier tient à ce que l’on sache que «son cher petit se marie». Il faut faire en sorte que la fichta soit la meilleure possible, ou, à tout le moins, la fête dont on parlera longtemps dans les chaumières. Elle a choisi la fille, le jour, l’heure, a tout réglé à sa manière et entend qu’on lui obéisse au doigt et à l’oeil. Il n’est pas question de demander l’avis du marié: «Ces choses-là ne le regardent pas ! Il lui faut une compagne et c’est tout !» Quant à la mariée, encore bien heureuse qu’elle soit «choisie», elle n’a rien à dire !



En fait, ce ne sont généralement pas les jeunes gens qui scellent leur union, mais les familles qui «signent un traité d’alliance».

Fi bladna, riche, il faut compter sur un solide compte en banque pour faire une fête ! En dehors de tout ce qu’il faut dépenser pour acquérir bijoux et vêtements, il y a toutes ces victuailles à préparer pour le jour des noces, sans compter les nombreuses voitures pour le cortège, les fleurs et tout et tout. Pauvre, on s’endette jusqu’au cou.

Ce qui est désolant, c’est qu’après avoir tant dépensé, les parents «jugent» la fille, leur bru, comme ne méritant pas son entrée dans leur tribu. On commence par lui trouver tous les défauts physiques possibles: le nez, les yeux, la taille, bref on a «sagement» attendu jusqu’à ce que le mariage ait eu lieu pour commencer les «critiques» les plus sévères. Quand l’époux, croyant bien faire pour faire plaisir à sa mère, s’en mêle, le drame frappe à la porte. Tlag !

Combien de divorces, de ruptures l’on pourrait épargner, si, au lieu de dépenser tant d’argent dans ces noces de chiki, on essayait, entre les deux familles, d’aider les jeunes gens à s’installer dans leur propre logis, les laissant ainsi régler, eux-mêmes, leurs propres problèmes ! Là les parents peuvent dire: «on a réussi».

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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