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Culture : ALGER, UN LIEU UNE HISTOIRE Le cimetière des Deux princesses : chagrin d’amour

12 avril 2010

Non classé


Dans La Casbah d’Alger, vivaient à l’époque ottomane N’fissa et Fatma, les deux filles du dey Hassan Pacha. Au printemps de leur vie, les deux sœurs rayonnaient de charme et de beauté. Elles s’entendaient comme larrons en foire. Complices et unies, comme les doigts d’une seule main, N’fissa et Fatma étaient inséparables.• La flamme de l’amour

Mais un jour, leurs yeux croisent le regard d’un beau jeune homme. Boum, badaboum, leurs cœurs s’emballent en même temps pour ce jeune hidalgo. Elles éprouvent trop d’affection l’une pour l’autre. Alors pour ne pas s’entredéchirer, les deux princesses rongent leur frein, se cloîtrant dans un silence assourdissant. Les jours s’égrènent. Les deux sœurs deviennent de plus en plus pâles. Leurs joues se creusent. Refusant de se nourrir, elles sombrent dans la maladie, rongées par ce mal étrange, qu’on appelle l’amour. N’fissa et Fatma, les filles adorées du dey Hassan Pacha, se consument comme deux bougies. Un soir, le chagrin d’amour a eu raison d’elles. On ignore qui de N’fissa ou Fatma rendit l’âme en premier, mais la nouvelle de leur étrange disparition se propagea, comme une traînée de poudre, dans les dédales de La Casbah et jeta l’émoi chez tous les habitants de la Médina. Voir deux belles roses disparaître, au printemps de leur vie, ne laissa personne de marbre. Les deux princesses sont enterrées à la rue N’fissa (ex-rue de l’Empereur), à La Casbah, dans un petit cimetière, à l’ombre de trois figuiers centenaires.
• Un havre de paix
Aujourd’hui, une seule tombe subsiste. Celle de Fatma. Elle gît sous un jardin luxuriant. L’épitaphe est entièrement taillée de marbre. La tombe de N’fissa a, quant à elle, été saccagée durant la décennie noire. Dans ce sanctuaire de légende, se dresse également la qobba de Sidi-Ben-Ali. Les visiteurs viennent parfois y allumer un cierge. Ce cimetière est empreint d’une douce sérénité. C’est dans ce havre de paix que reposent, à jamais, les deux princesses, filles du dey Hassan Pacha.
Sabrinal
Sabrinal_Lesoir@yahoo.fr

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/04/12/article.php?sid=98449&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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