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Pole&mic -Enfin une démission

2 avril 2010

Contributions

               Un haut cadre de Mobilis a eu le courage de démissionner et rendre le tablier en protestation, semble-t-il, d’une injonction du ministre. L’intervention du ministre qui ne s’est  pas encore exprimé en démentant l’information, visait à «maintenir» la fille d’un syndicaliste qu’un cadre de Mobilis aurait licenciée «abusivement».

Le ministre ou tout autre supérieur aurait pu le rappeler à l’ordre en lui rappelant la loi qui est de traduire cette femme devant un conseil de discipline ou carrément la traduire devant les tribunaux si cela le méritait. Mais de passer à travers la déontologie en « piétinant » le directeur, cela est une hogra et une forme d‘irrespect envers l’encadrement et la société. Cela n’est qu’un cas et cette démission motiverait certainement d’autres à faire de même et de ne plus se battre pour le secteur public. Pour ce cadre et tant d’autres, ils iront chez les multinationales et seront payés dix fois plus. Certains diront qu’une démission d’une centaine ou d‘un millier de cadres ne changerait pas le cours des événements. Ce qui est vrai en partie mais pas dans l’ensemble car l’Algérie est un pays qui se respecte et qui a besoin de ses enfants. A cette allure et avec cette fuite des cerveaux, dans cinq ans, on devra faire appel aux anciens cadres retraités pour diriger nos sociétés. Et c’est là où les institutions de l’Etat et la présidence devront intervenir pour rétablir l’ordre des choses où le recrutement dans certaines entreprises publiques ne devrait pas être l’exclusivité des enfants des hommes politiques, des ministres, des gouverneurs et des syndicalistes. Une enquête dans ce sens révélera les méfaits du «benaamis» et des «enfants des houkams». Seules la transparence et la démocratisation de la vie politique seront la seule garantie pour la bonne marche de notre pays. Le simple citoyen ou cet homme de la rue est surpris par l’ampleur des dégâts et de la «nomenklatura» alors que lui crève la dalle et souffre le  martyre. Il y a urgence ! Cette démission d‘un seul cadre nous permet de réfléchir.

Le Carrefour D’algérie

date();Vendredi 2 Avril 2010

Par B.Nadir


 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Pole&mic -Enfin une démission”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Actualité (Jeudi 01 Avril 2010)

    Il protestait contre les interventions du ministre
    Crise à Mobilis après la démission du DG
    Par : Nabila Saïdoun
    Lu : (5768 fois)

    Alors que certains employés de Mobilis ont manifesté, hier, leur refus de voir partir leur tout nouveau chef, le conseil d’administration se réunit, aujourd’hui, pour décider de la suite à donner à la décision de Azouaou Mehmel de démissionner de son poste de DG.

    Les déboires d’Algérie Télécom, maison mère, et sa filiale ATM Mobilis, se suivent, se ressemblent presque et surtout n’en finissent pas. Hier encore un nouvel épisode s’inscrivait dans le palmarès des départs, démissions et limogeages qui caractérisent ce groupe public. Azouaou Mehmel vient à son tour de démissionner tout comme l’a fait son prédécesseur Lounis Belharrat sauf que le “nouveau remplaçant” occupe son poste depuis à peine trois mois, ce qui ne manque pas de susciter moult interrogations.
    Contactés par nos soins, les responsables de Mobilis ont préféré se montrer rassurants et récusent tout départ du nouveau patron qui est, selon eux, “toujours en fonction” pour avoir présidé hier même, pas moins de trois réunions successives. Le rassemblement, hier, des travailleurs à l’heure de la pause déjeuner n’a été de l’avis des responsables de Mobilis qu’une réaction logique après toutes les rumeurs qui ont circulé depuis déjà une quinzaine de jours sur une hypothétique démission.
    “Rien n’est officiel”, lance le DRH à l’adresse des travailleurs inquiets, ce qui ouvre une brèche à toutes les suppositions. Au niveau d’Algérie Télécom, on préfère faire jouer la carte de la transparence : “Oui, en effet, Azouaou Mehmel a bel et bien présenté sa démission”, nous confirme-t-on précisant que le conseil d’administration se réunira justement aujourd’hui même pour examiner cette demande et décider de l’issue à donner à cette histoire.
    Mais qu’est-ce qui motive cette demande de départ précipité alors que Azouaou connaissait parfaitement ce qu’on attendait de lui en acceptant sa promotion. Il était issu de la maison étant ancien directeur des transmissions, ex-conseiller à Algérie Télécom et chef de division des opérations au pôle Djaweb Business et services et donc bien au fait des tenants et aboutissants de tout ce qui se rapporte à cette entité. Celui-ci était venu “apporter un nouveau souffle au sein de l’entreprise et de motiver le personnel pour développer une attitude commerciale propre à améliorer les indicateurs de performance”.
    Mais de quelle manœuvre dispose le nouveau responsable de cette entreprise qui jouit du statut de SPA (société par actions) dont l’État est l’actionnaire principal sans pour autant donner à Mobilis des avantages dans un secteur soumis à rude concurrence ? Nous nous demandions alors (voir Liberté du 23 décembre dernier) au lendemain de sa nomination. Des coudées loin d’être franches de toute évidence apparemment puisque c’est justement là que réside le problème. Azouaou aurait, selon son entourage, attaquer de front dès le départ, en se “séparant” du staff dirigeant en place (quatre des plus importants cadres de Mobilis) en plus du directeur de la distribution. Témérité ou acte suicidaire, le geste en lui-même sera interprété différemment, mais ne manquera pas de peser sur la suite des événements. Azouaou s’occupe ensuite de l’agence Sophia qui représente à ses yeux “la vitrine de l’entreprise” et tente de l’épurer des “parasites”.
    La sous-directrice commerciale au niveau régional (Alger) qui n’est autre que la fille de Djenouhat, numéro 2 de l’UGTA, n’échappe pas à cette vaste opération de nettoyage. En congé de maladie depuis déjà un certain temps, comme nous le confirme une source proche de Mobilis, celle-ci s’est vue signifier un changement (d’un poste à un autre). Toujours est-il, le ministre aurait instruit le nouveau DG pour mettre fin à cette histoire et en faveur de la fille Djenouhat. C’est la goutte qui a fait déborder le vase envenimant la situation à l’extrême. Azouaou, selon nos sources, a jeté l’éponge, depuis déjà des jours, refusant catégoriquement de se soumettre à de telles pressions. Il aurait déchanté très vite prenant conscience que les véritables décisions pour Mobilis se prenaient ailleurs qu’à Mobilis. C’est du moins ce que nous assurent des sources proches de l’entreprise elle-même soumise à un statut et des procédures qui la privent, finalement, des outils nécessaires pour s’assurer la précieuse “performance” tant réclamée.
    Quelle attitude adopter lorsqu’on est nommé à la tête de Mobilis. On se rappelle que l’on a reproché au premier P-DG de Mobilis, en l’occurrence Belhamdi, d’avoir “trop osé”, pour se plaindre ensuite de Belharrat, qui lui avait succédé, de ne pas être suffisamment “réactif” et probablement à Azouaou, à présent, d’avoir titillé les “intouchables”. C’est que le statut dévolu à Mobilis ne permet même pas sa défilialisation comme l’a fait Algérie Télécom pour Djaweb.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MOBILIS DÉMISSIONNE
    «Et que chacun parte»
    01 Avril 2010 – Page : 3
    Lu 2116 fois

    Mehmel Azouaou

    Les sociétés de télécommunications ratent les opportunités de développement à cause de l’instabilité du management.

    Démission ou limogeage. Etre manager d’une entreprise publique n’est pas un poste fait pour durer.
    La dernière entité à faire les frais de la valse des dirigeants est Mobilis. Son directeur, M.Mehmel Azouaou, a démissionné de son poste. Il n’était désigné à cette fonction que le 21 décembre de l’année dernière au cours d’une assemblée générale. C’était le ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication, Hamid Bessalah, qui avait été à l’origine de la nomination de cet ingénieur en télécommunications. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment ceux de directeur des transmissions à Mobilis et de divisionnaire commercial à Algérie Télécom.
    Il avait succédé à ce même poste à Lounis Belharrat. L’instabilité du management est donc une tradition dans cette société. Elle active pourtant dans un environnement concurrentiel et a, de ce fait, tant besoin d’une vision à long terme pour tirer son épingle du jeu.
    Cette tâche, même l’ancien directeur général, El Hachemi Belhmadi, a eu du mal à la mener à bon port. Malgré tout, Mobilis a réussi à séduire 10 millions de clients devançant ainsi Wataniya avec 8 millions d’abonnés.
    L’Agence de régulation des postes et télécommunications place Orascom Telecom Algérie à la première place avec 14 millions d’abonnés. Tout cela a fait que le taux de pénétration de la téléphonie mobile est de 91,68%. Sur 100 habitants, il y a 92 personnes qui sont abonnées chez un des opérateurs. 95% des parts de marché sont en prépayé.
    Les responsables de Mobilis qui n’est qu’une filiale d’Algérie Télécom, ont achevé leur carrière dans l’entreprise avec peu de fracas. Ce n’est pas le cas de l’entreprise mère. Quatre de ses responsables successifs ont eu des problèmes avec la justice. Slimane Kheirdine, Mouloud Djaziri, Brahim Ouarets et Messaoud Chettih sont de ceux-là. Et certains ont même fait de la prison, entre autres, pour dilapidation de biens publics. Les ministres successifs qui ont eu à gérer le secteur des télécommunications n’ont pas stabilisé le management. Amar Tou et Boudjemaâ Haïchour sont passés par là. Il semble bien que le dernier à être à la tête du secteur, Hamid Bessalah, ne s’en sort pas mieux. La malédiction qui frappe les entreprises en charge des télécommunications a aussi fait des victimes à Algérie Poste.
    C’est Ghania Houadria qui a eu maille à partir avec son ministre de tutelle avant d’être limogée. De tout temps, les spécialistes ont relevé que l’autonomie de ces sociétés n’est que virtuelle puisque les ministres ont toujours eu à s’immiscer dans leur gestion. Il y avait même un temps où pour disposer d’une puce de téléphone portable, il fallait avoir l’onction d’un ministre. Il a fallu longtemps pour que la société sorte de sa torpeur et qu’elle se lance dans une chasse à l’abonné.
    Les efforts ont été récompensés sans pour autant porter chance à ses dirigeants. «Et que chacun parle», slogan phare de Mobilis, ne tardera à être tourné en dérision pour être décliné en une nouvelle formule: «Et que chacun parte.»
    A un moment où il fallait au contraire continuer à mettre à profit l’expansion du marché et gagner de nouveaux clients. Il y a également tous les nouveaux services qui restent à développer avec les nouvelles utilisations ouvertes grâce au téléphone portable. Les clients ne demandent qu’à être rassurés en ayant à l’esprit l’idée selon laquelle le management est là pour les entendre et les satisfaire. Mais les bruits qui circulent autour d’une nouvelle réforme du secteur tendant à réduire les prérogatives des gestionnaires, n’ont pas été du goût de ces derniers.
    Et certains d’entre eux n’ont pas tardé à le faire savoir. Avec fracas. En tous les cas, la valse des dirigeants d’entreprises et d’établissements publics à caractère administratif n’est pas nouvelle.
    Des structures de ministères et des autres services publics sont habitués à des changements brusques. Tout comme les sociétés du secteur économique. Avec le risque que cela engendre l’immobilisme.

    Ahmed MESBAH

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