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Le football est aussi une affaire de gènes ! par El-Houari Dilmi

27 mars 2010

Contributions

Les mentalités sous nos latitudes si particulières changeant plus lentement que la vitesse chronométrée d’un limaçon, et la résistance au changement étant pour nous autres une question de mort… ou de mort, l’on commençait à entrevoir un faisceau de lumière au bout de notre trop long tunnel sans un traître faisceau de lumière, lorsque d’aucuns ont voulu éteindre tous les feux pour nous faire (re)

plonger dans l’obscurité de nos années rouge sang. Fait unique dans les annales du ballon rond made in one-two-three viva le calcul le plus…Ba, ba, et à l’occasion (in) espérée de la dernière confrontation amicale avec nos amis serbes, des femmes nombreuses ont fait le déplacement au «champ de patates» du 5 Juillet pour donner de la voix aux Verts dans un stade aussi plein que le plus nanti des six mille (c’est leur nombre au centième près, paraît-il) milliardaires algériens.

Sauf qu’au lieu d’être accueillies avec des fleurs et des sourires mi-jaunes mi-plastiques, nos femmes supportrices ont été huées, harcelées, agressées, draguées.

Mais pourquoi autant de sexisme dans un pays où, historiquement, la femme est «née» bien avant l’homme et où la misogynie n’est pas un acte fondateur du genre masculin face à son congénère historique féminin, mais une sorte d’hommage vivant que rend un vice caché à une vertu tapie sous nos hypocrisies refoulées. Parce que regarder une femme dans le blanc de l’œil, c’est un peu comme regarder le soleil sans de fausses lunettes Ray Ban.

En quoi, selon le bon vieux prisme menteur du football, la femme algérienne n’a pas le droit d’aimer sa patrie et de la porter dans son cœur et même sur son dos lorsqu’on sait que courir derrière un ballon pour donner un sens «détourné» à son destin «castré» n’est rien d’autre que le propre de l’homme, sorti, selon une religion mi-humaine mi-zombie, d’une vertèbre cassée d’une femme. Le football étant pour un supporter algérien une vision à lui seul de voir son monde se (dé) faire, tout en courant, le souffle coupé, après un grand couloir de vent, juste pour faire tourner à vide ses moulins grippés.

Pour le sexe d’en face, aller regarder un match de foot pour justement porter à bout de bras et de par-dessus la jambe une équipe de onze hommes, cela revient à faire sauver un fauve des griffes mal acérées d’un gnou battu à plates mâchoires en chair empoisonnée. L’expérience, (sur) classée dans le registre du «pilote», celle de voir des femmes donner le bras long aux hommes pour assister à un match de football, aura-t-elle vécu qu’en ces temps «normalisés», nos mosquées sont aussi fréquentées par la sexe dit faible, sans que personne ne trouve suffisamment de toupet pour jouer à la vierge effarouchée…!

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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