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«Députés à louer», l’enquête qui fait scandale à Londres

27 mars 2010

Non classé

Des élus britanniques ont affirmé à des journalistes déguisés en lobbyistes pouvoir intervenir auprès du gouvernement contre une somme d’argent. Un scandale de plus, à quelques semaines des élections législatives.

Les images font tache en période pré-électorale. Depuis samedi, la chaîne britannique Channel 4 diffuse des extraits d’une enquête montrant un ex-ministre travailliste en train de monnayer ses bonnes relations avec le gouvernement auprès de journalistes se faisant passer pour des lobbyistes. Et il n’est pas le seul responsable politique épinglé par cette enquête. Sur les treize députés travaillistes et sept élus conservateurs approchés par les journalistes, plusieurs anciens ministres ont affirmé pouvoir influer sur le cours des décisions politiques grâce à leur carnet d’adresse, en contrepartie d’honoraires assez élevés. Intitulée « Députés à louer », l’enquête conjointe de Channel 4 et du Sunday Times parodie une expression de Stephen Byers, le ministre apparaissant dans l’extrait vidéo, qui s’est lui-même décrit auprès de ses interlocuteurs comme « à louer, un peu comme un taxi ». Cet ancien ministre des Transports se serait ainsi vanté de ses bonnes relations avec le 10 Downing Street et du succès de précédentes interventions auprès d’autres ministres, notamment Lord Adonis, ministre des Transports, en faveur de la société National Express. Prix de ses « services » : 3000 à 5000 livres (3350 euros à 5 590 euros) par jour. D’autres députés, parmi lesquels les travaillistes Geoff Hoon et Patricia Hewitt, respectivement ancien ministre de la Défense et ancien ministre de la Santé, ou encore le conservateur Sir John Butterfill, apparaissent également sur la vidéo qui sera diffusée intégralement au Royaume-Uni lundi soir. Selon le Sunday Times, on peut y entendre Patricia Hewitt affirmer avoir aidé un client à obtenir un siège au sein d’un groupe consultatif du gouvernement. Sir Butterfill, pour sa part, insisterait sur ses liens étroits avec David Cameron, chef de file des conservateurs, donné comme probable successeur de Gordon Brown à l’issue du scrutin de mai. Tous nient néanmoins avoir enfreint la loi. Geoff Hoon, ancien ministre de la Défense, a ainsi reconnu facturer ses services de conseil 3000 livres par jour mais, a-t-il assuré, « je n’ai jamais essayé, et je n’essaierai jamais, de monnayer des informations confidentielles dont j’ai pu disposer lorsque j’étais ministre ». « Je ne doute pas que l’enquête de la Commission sur les pratiques parlementaires confirmera que j’ai respecté le code de conduite des députés », a de son côté affirmé Stephen Byers. « A QUOI PENSAIENT-ILS ? » Ces révélations n’ont pas manqué de provoquer l’embarras des travaillistes, à peine remis du scandale des notes de frais des députés. « Mais à quoi pensaient-ils ? », a ainsi lancé le ministre des Finances Alistair Darling sur la BBC. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband, « extrêmement choqué », a de son côté affirmé sur Sky News qu’il n’y avait « pas de place pour des gens prêts à monnayer leurs fonctions ministérielles ». Les groupes conservateur et libéral-démocrate au parlement ont d’ores-et-déjà annoncé qu’ils profiteraient de la séance de questions au gouvernement pour tenter de savoir si le règlement s’imposant aux élus a été bafoué. David Cameron, qui affirmait il y a un mois que  » le lobbying serait le prochain grand scandale politique », a appelé le parlement à « lancer une enquête approfondie sur ces anciens ministres travaillistes « . Avant d’appeler le premier ministre Gordon Brown à « aller au fond des choses sur ces reproches faits à son gouvernement ». « Il est temps de procéder à un vrai changement », a-t-il commenté.

Les images font tache en période pré-électorale. Depuis samedi, la chaîne britannique Channel 4 diffuse des extraits d’une enquête montrant un ex-ministre travailliste en train de monnayer ses bonnes relations avec le gouvernement auprès de journalistes se faisant passer pour des lobbyistes. Et il n’est pas le seul responsable politique épinglé par cette enquête. Sur les treize députés travaillistes et sept élus conservateurs approchés par les journalistes, plusieurs anciens ministres ont affirmé pouvoir influer sur le cours des décisions politiques grâce à leur carnet d’adresse, en contrepartie d’honoraires assez élevés. Intitulée « Députés à louer », l’enquête conjointe de Channel 4 et du Sunday Times parodie une expression de Stephen Byers, le ministre apparaissant dans l’extrait vidéo, qui s’est lui-même décrit auprès de ses interlocuteurs comme « à louer, un peu comme un taxi ». Cet ancien ministre des Transports se serait ainsi vanté de ses bonnes relations avec le 10 Downing Street et du succès de précédentes interventions auprès d’autres ministres, notamment Lord Adonis, ministre des Transports, en faveur de la société National Express. Prix de ses « services » : 3000 à 5000 livres (3350 euros à 5 590 euros) par jour. D’autres députés, parmi lesquels les travaillistes Geoff Hoon et Patricia Hewitt, respectivement ancien ministre de la Défense et ancien ministre de la Santé, ou encore le conservateur Sir John Butterfill, apparaissent également sur la vidéo qui sera diffusée intégralement au Royaume-Uni lundi soir. Selon le Sunday Times, on peut y entendre Patricia Hewitt affirmer avoir aidé un client à obtenir un siège au sein d’un groupe consultatif du gouvernement. Sir Butterfill, pour sa part, insisterait sur ses liens étroits avec David Cameron, chef de file des conservateurs, donné comme probable successeur de Gordon Brown à l’issue du scrutin de mai. Tous nient néanmoins avoir enfreint la loi. Geoff Hoon, ancien ministre de la Défense, a ainsi reconnu facturer ses services de conseil 3000 livres par jour mais, a-t-il assuré, « je n’ai jamais essayé, et je n’essaierai jamais, de monnayer des informations confidentielles dont j’ai pu disposer lorsque j’étais ministre ». « Je ne doute pas que l’enquête de la Commission sur les pratiques parlementaires confirmera que j’ai respecté le code de conduite des députés », a de son côté affirmé Stephen Byers. « A QUOI PENSAIENT-ILS ? » Ces révélations n’ont pas manqué de provoquer l’embarras des travaillistes, à peine remis du scandale des notes de frais des députés. « Mais à quoi pensaient-ils ? », a ainsi lancé le ministre des Finances Alistair Darling sur la BBC. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband, « extrêmement choqué », a de son côté affirmé sur Sky News qu’il n’y avait « pas de place pour des gens prêts à monnayer leurs fonctions ministérielles ». Les groupes conservateur et libéral-démocrate au parlement ont d’ores-et-déjà annoncé qu’ils profiteraient de la séance de questions au gouvernement pour tenter de savoir si le règlement s’imposant aux élus a été bafoué. David Cameron, qui affirmait il y a un mois que  » le lobbying serait le prochain grand scandale politique », a appelé le parlement à « lancer une enquête approfondie sur ces anciens ministres travaillistes « . Avant d’appeler le premier ministre Gordon Brown à « aller au fond des choses sur ces reproches faits à son gouvernement ». « Il est temps de procéder à un vrai changement », a-t-il commenté.

Pauline Fréour

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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