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O ran, Aujourd’hui -Le GNL et l’Histoire de la ville

23 mars 2010

Contributions

Le GNL et l’Histoire de la ville A moins d’un mois du rendez-vous avec la conférence mondiale sur le gaz naturel, les façades oranaises restent encore livrées aux travaux de réfection et d’embellissement menés à une cadence jamais égalée. Bien plus importants que les opérations de rafistolage des routes et des trottoirs engagées avant les visites du Chef de l’Etat, les chantiers ouverts à l’occasion du GNL16 ont, il est vrai, une autre

envergure pouvant s’inscrire dans la durée. Jamais, disent les Oranais, le centre ville n’a connu un tel changement, avec la réfection des trottoirs et le ravalement des façades délabrées par des décennies de laxisme et de tâtonnement. Dénoncée il n’y a pas si longtemps par les plus hautes autorités de l’Etat comme étant la ville la plus sale du pays, Oran est restée longtemps reléguée au rang d’une commune rurale, voire d’un douar, disent les plus sévères, que personne n’arrivait à gérer. Bon nombre de citoyens oranais applaudissent donc à cette heureuse transformation du décor central de leur ville, même s’ils restent sceptiques et plutôt perplexes sur la cohérence, la portée, et surtout les contours de ces dépenses publiques faramineuses. Pour leur part, les responsables de la Société Sonatrach, s’attachent toujours à préciser que la réalisation du Centre des conventions, du grand Hôtel de classe internationale, du chapiteau de l’aéroport, ainsi que les travaux d’embellissement des boulevards et giratoires sont à inscrire au même registre de «l’amélioration de l’image de la ville et du cadre urbain collectif». Pourquoi pas. Mais une majorité d’Oranais concernés ne font pas ce même amalgame entre les dépenses propres au déroulement du GNL16 à Oran et celles affectées à leurs grandes préoccupations. «Sonatrach, à travers la tenue du LNG 16, veut faire d’Oran une véritable métropole méditerranéenne, digne de la place qu’elle occupait à travers sa glorieuse histoire…». Cette phrase que l’on peut lire sur le dernier numéro de la revue éditée par Sonatrach, à l’occasion du LNG 16, illustre l’ampleur de l’utopie, sinon du discours populiste. La vieille cité arabo-andalouse, qui a célébré en 2002, dans la médiocrité anonyme, le Onzième centenaire de sa fondation, a depuis longtemps perdu ses repères et ses véritables attributs. Considérée par bon nombre comme une «Cité festive aux belles soirées récréatives », Oran est resté «coincée» sur le seul éloge de quelques vestiges rappelant un douloureux passé colonial, espagnol puis français. On célèbre chaque année, pourquoi pas, la mémoire d’un Camus de passage dans la Ville. On évoque souvent, et c’est tant mieux, les oeuvres de Roblès qui a habité Oran. Mais rares hélas sont les enfants de la ville qui gardent en mémoire, ni même connaissent d’autres illustres noms qui ont marqué jadis la science et la culture de la vieille cité oranaise. Du grand savant mérinide Abi Temmam El Ouahrani, au Mathématicien et Médecin Abou Mohamed Rokn-Eddine, en passant par d’illustres hommes de lettres tels que Abdellah Benmérouane, El Hamdouni El-Mérabti, Ibrahim Ettazi le disciple de l’ Imam Sidi El-Houari, Ibn Tazghout Ahmed El-Wahrani, Mohamed Essenouci, et bien d’autres. Sans compter ceux qui ont glorieusement marqué une époque plus récente de l’Histoire collective. On ne réhabilite pas le statut et l’Histoire d’une ville par le simple rafistolage des trottoirs et des chaussées et la restauration des vieux forts espagnols devant servir de lieux de promenade aux visiteurs du GNL16 et aux touristes de la nostalgie. On ne réhabilite pas le statut et l’Histoire d’une ville en faisant éternellement l’impasse sur l’essentiel.

La chronique de Benali Si Youcef

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “O ran, Aujourd’hui -Le GNL et l’Histoire de la ville”

  1. ZINO Dit :

    Oraniraniens sont prêts à investir dans l’Oranie et proposent à cet effet, un échange économique avec les opérateurs algériens dans différents secteurs. C’est en sommaire ce que nous a déclaré Majid Ghorbani Faraz, responsable commercial auprès de l’Ambassade de la République d’Iran en Algérie, qui annonce à cette même occasion, un projet de jumelage entre la ville d’Oran et sa ville natale d’Ispahan. Une proposition qui a était accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par le jeune et dynamique directeur de la chambre du commerce et de l’industrie, selon notre interlocuteur qui a regretté la focalisation des investisseurs iraniens dans le seul pays à la seule capitale Alger. « C’est une trentaine d’Iraniens présents en Algérie et ils sont concentrés à Alger », a-t-il dit. Selon Ghorbani Faraz , la ville d’Oran des opportunités fort intéressantes dans les différents secteurs dont la pétrochimie notamment, ainsi que l’industrie mécanique, l’électronique, la grande chaudronnerie. Des secteurs dans lesquelles excellent les iraniens et dans la ville d’Ispahan en abrite des usines, de l’infrastructure et surtout de la technologie. C’est justement ce que garantissent les investisseurs persans, puisque le représentant de l’ambassade a assuré que le transfert de technologie et le savoir-faire est désormais une clause cruciale dans les accords stratégiques signés entre l’Algérie et l’Iran lors de la dernière visite du président de la République à Téhéran. Ce point particulier a était évoqué par M. Mérabet qui accompagnait la délégation iranienne lors de son séjour à Oran afin de les ouvrir aux opportunités offertes par El-Bahia et toute l’Oranie en matière de ressources naturelles, d’infrastructures économiques et routières. Il a saisie l’occasion pour attirer notre attention sur « les problèmes rencontrés par les opérateurs iraniens désireux d’investir dans la pétrochimique, notamment celui concerné par l’usine d’urée Ufce 85. Il a fait savoir que « les accords stratégiques entre les deux pays devraient permettre aux Iraniens de décrocher des projets sans avoir à soumissionner aux appels d’offres de gré- à-gré suffirait et ce, selon la volonté du président de la République » .Or, il en est autrement et les iraniens soumissionnent comme les entreprise occidentales, privant ainsi même le transfert du savoir-faire.

    Le jumelage pour le rapprochement. Ce point n’a pas était commenté par Ghorbani Faraz qui a préféré privilégier la coopération entre la ville d’Oran et celle d’Ispahan, en saisissant l’occasion pour inviter une délégation algérienne via la chambre de commerce d’Oran à venir visiter à même s’imprégner des modes et des techniques d’investissement et de production. Il évoquera dans ce cadre, le secteur agro-alimentaire en donnant l’exemple de « Chica », une entreprise qui active dans la restauration et en particulier, la nourriture conservée destinée à alimenter les militaires et missions humanitaires dans les zones isolées. Mais ce sont aussi les matières premières qui intéressent Ispahan comme le mercure et le phosphate. En matière de tourisme, notre interlocuteur n’a pas manqué de critiquer la « négligence » dont sont victime les sites et monuments historiques d’El-Bahia et de l’Oranie en général. Majid Faraz à avancé que l’expérience d’Ispahan dans le tourisme profiterait énormément aux oranais, s’agissant notamment de la restauration, la réhabilitation et l’exploitation des sites historiques. Il précisera, par ailleurs, que pas moins de 6000 Iraniens se dirigent vers la Tunisie chaque année chaque année en mars, à l’occasion du nouvel an iranien et que c’est un minimum de visiteur qu’Oran pourrait accueillir actuellement si la qualité de service, d’hébergement et du tourisme d’affaires s’amélioraient.

    La ville d’Ispahan Concernant le projet d’usine de montage de véhicule qui a été « gelé » par le gouvernement algérien , Ghorbani Faraz notera que les Iraniens sont prêts à faire profiter de leur expérience dans ce domaine, mais souligne également que le passage directement à la construction n’est pas » la meilleure chose à faire car le montage de ce type d’industrie ». Aujourd’hui, l’Iran fabrique à 100% son véhicule mais ça ne s’est pas fait du jour au lendemain », le représentant de l’ambassade iranienne a souhaité nous parler plus de sa ville natale afin d’intéresser les oranais. La troisième ville du pays se trouve au carrefour des voies traversant l’Iran du Nord au Sud ou d’Est en Ouest, les routes commerciales entre la Chine, l’Inde et l’Empire ottoman (dont la route de la soie) et entre le Golfe persique et la Russie. La ville a acquis une importance économique notamment dans le secteur agricole puisqu’elle se trouve au milieu d’une oasis qui a permis au secteur de disposer d’une agriculture irriguée. Aussi, l’industrialisation d’Ispahan, qui date de la période Pahlavi comme dans tout l’Iran, a marquée par la forte croissance à cette époque de l’industrie du textile. Ce qui a valu à la ville le surnom de « Manchester de la Perse ». Pendant la « Révolution blanche », Ispahan devient le centre industriel majeur avec l’implantation d’une grande aciérie, de cimenteries, d’usines sucrières, d’une raffinerie de pétrole et d’industries pétrochimiques et de la défense. Depuis les années 1990 et la création d’une industrie sidérurgique importante en Iran dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’industrialisation nationale, Ispahan accueille une importante industrie de l’acier parmi les plus importantes d’Iran (Mobarakeh, dans la province d’Ispahan, et à Ahvaz). La production de l’aciérie d’Ispahan (Ispahan Steel Co.) était de 3,6 millions de tonnes en 2005, auxquelles il faut ajouter les 710.000 tonnes de ciment par an ainsi que de l’essence puisque la ville accueille l’une des six raffineries de pétrole du pays.

    Conclusion : Le ‘ je-m’en-foutisme’ des responsables oranais est synonyme de sabotage du développement social et économique national. Oran vient de raté le cochet iranien.

    Réf. (Les Iraniens dans le starting-block)

    Algérian Society For International Relations (119, Rue Didouche Mourad Alger)

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