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9.Premiers émois

19 mars 2010

Histoire

Ainsi va la vie
Premiers émois (9e partie) Par K. Noubi

Résumé de la 8e partie : Omar est très intimidé par le luxe du bureau de son oncle.



Il entre dans le bureau, la casquette à la main.
— Ah, mais c’est Omar !
L’homme, très corpulent, le front dégarni, les tempes grisonnantes, ressemblant beaucoup à son père, se lève.
— Dans mes bras, petit chenapan !
Il l’embrasse et le serre contre lui, puis il le regarde.
— Comme tu as grandi ! On peut même dire que tu es devenu un homme !
— Mon oncle, je suis content de te revoir !
— Il y a longtemps qu’on ne s’est vu, toi et moi… Dis-moi, combien tu avais la dernière fois qu’on s’est rencontré ? Huit ans ? dix ans ?
— Douze ans, mon oncle.
— Et quel âge as-tu maintenant ?
— Dix-sept ans, mon oncle !
— Dix-sept ans, cela fait bien cinq ans ! A la maison, on ne va pas te reconnaître !
— Comment va tante Zahra ?
— ça va… et Nadia aussi, elle passe au lycée, tu sais, et avec une excellente moyenne. Toi aussi, tu passes au lycée, n’est-ce pas ?
— Oui, mon oncle. Et Rafik ?
Le visage de l’oncle se rembrunit.
— Rafik ne va pas bien… en dépit de tous les traitements, sa santé ne cesse de se dégrader. C’est à peine s’il peut se lever pour aller aux toilettes et même pour cela il faut l’aider !
— Je suis désolé, dit Omar.
L’oncle se met à sourire de nouveau.
— Tu n’as pas à être désolé, mon garçon. Ce n’est pas ta faute. Dis-moi, comment va Ali, J’ai appris qu’il faisait de la tension.
— Oui, mon oncle, mais il se soigne !
— Nous nous soignons tous mon garçon, moi aussi je fais de la tension, j’ai du cholestérol et des problèmes cardiaques.
Omar prend un air inquiet
— Ce n’est pas trop grave, mon oncle.
— Bien sûr que c’est grave, mais on fait avec, heureusement qu’il y a les médicaments… Tu sais combien de pilules je prends par jour ?
— Non, dit Omar.
— Huit ! Oui, huit comprimés et encore, ma tension est toujours élevée et j’ai des palpitations… Que veux-tu, c’est mon travail ! Mais je parle, parle, parle et tu dois être affamé !
— Non, non, mon oncle, je n’ai pas faim !
— Bien sûr que tu as faim ; comme j’ai beaucoup de travail et que je ne peux t’inviter au restaurant, nous allons manger ici, des sandwiches. (à suivre…)

K. Y.

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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