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7.Ainsi va la vie Premiers émois

19 mars 2010

Histoire

Ainsi va la vie
Premiers émois (7e partie)Par K. Yerbi

Résumé de la 6e partie : Omar est arrivé à Alger. Le chauffeur de son oncle est venu le chercher à la gare routière.



Omar écarquille les yeux devant la voiture : elle est si rutilante qu’il n’ose y monter. Le chauffeur s’est emparé de la valise et l’a mise dans la malle. Comme le jeune garçon tient à la main son sachet le chauffeur lui demande de le mettre également dans la malle.
— C’est de l’huile, dit Omar
— De l’huile ? dit le chauffeur embarrassé, évidemment, il y a des risques que ça se renverse et que ça salisse la malle.
Omar, honteux, balbutie :
— Je garde le sachet avec moi…
— Il n’y a pas de risque que ça dégouline sur la banquette ?
— Non, non, c’est bien attaché, et puis je ferai attention !
— D’accord, monte à l’arrière !
Il monte, honteux, maudissant sa mère de lui avoir donné ce bidon d’huile qui le ridiculise ! Les gens se chargent de cadeaux, de bouquets de fleurs pas de bidons d’huile ridicules !
Une sensation de fraîcheur subite, qui contraste avec la chaleur étouffante de l’extérieur, lui fait oublier ses griefs contre sa mère. Il comprend : la voiture est climatisée !
— Tu dois avoir faim ? dit le chauffeur
Il commence, en effet, à avoir faim, mais il secoue la tête.
— Non, non !
— On va bientôt arriver, tu mangeras au bureau !
Le chauffeur a parlé de bureau. Ce n’est pas donc à la maison qu’il le conduit ?
— Nous n’allons pas à la maison ? demande-t-il timidement
— Non, dit le chauffeur, on va au bureau. Tu casseras la croûte et tu passeras l’après-midi avec ton oncle, c’est lui qui t’emmènera à la maison.
— Ah, dit Omar.
Il est un peu déçu ou plutôt intimidé par l’idée de passer l’après-midi avec son oncle. A vrai dire, il ne le connaît pas mais il soupçonne en lui – rien qu’au son de sa voix au téléphone — un homme autoritaire.
— Alors, demande le chauffeur, qui veut engager la conversation avec lui, tu viens de la campagne ?
— Oui, dit Omar
— Et tu viens passer tes vacances à Alger ?
— Oui, dit encore Omar.
— Ton oncle a une belle maison, au bord de la mer, je pense que tu vas t’amuser… Tu es beau garçon, tu sais, tu vas faire des ravages auprès des filles !
Omar, honteux, ne répond pas. Heureusement que quelques instants après, on arrive. Le «bureau» de l’oncle est un imposant bâtiment gardé par la police ! (à suivre…)

K. Y.

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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