Le Carrefour D’algérie
date();Lundi 15 Mars 2010
Colloque sur Mouloud Feraoun A Tizi-Ouzou
L’œuvre du «Fils du pauvre» revisitée
Dan le cadre des activités scientifiques inscrites en marge du festival national du film Amazigh, qui se sédentarise à partir de la dixième édition de cette année au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, la maison de la Culture «Mouloud Mammeri» a abrité hier un colloque international sur l’œuvre de Mouloud Feraoun.
Plusieurs communications autour de l’œuvre de l’auteur du Fils du Pauvre seront animées par des universitaires algériens et d’autres venus de France, du Maroc et de Tunisie. Ce colloque coïncide avec le 48ème anniversaire de l’assassinat de l’écrivain abattu le 15 mars 1962. Dans son allocution, Mr Assad El Hachimi, commissaire du festival dira de Mouloud Feraoun qu’il est un géant de la littérature contemporaine et si le choix a été fait pour donner la parole aux femmes (avec à programmation de 10 intervenantes) pour parler de lui c’est pour mettre en exergue le souhait de l’instituteur de voir la femme s’épanouir sur tous les plans. Pour sa part, Mme Maameria Zoubida représentante de la ministre de la Culture, axera son intervention sur la critique «gratuite et malveillante» qui a été faite à Mouloud Feraoun lui qui a «révélé à la conscience générale l’existence d’une entité humaine complètement ignorée par les autres». Selon l’oratrice, l’auteur a été le précurseur de la littérature Maghrébine d’expression française et dans son œuvre il a raconté sa vie et son pays ce qu’il sait faire de mieux. Le fils Aîné de Mouloud Feraoun, Ali qui était invité au colloque et qui a pris la parole, regrettera le peu d’égard accordé à Mouloud Feraoun dans son pays alors que partout ailleurs dans le monde, son œuvre est étudiée et traduite dans plusieurs langues.
«La jeunesse actuelle ne connaît presque pas son œuvre et les universitaires ne s’y intéressent pas», a-t-il déploré. Dans un pays où la lecture est quasiment délaissée, les écrivains algériens qui ont marqué non seulement la littérature de leur pays mais aussi universelle, sont ignorés et méconnus. Il est temps de redonner leur place à nos écrivains dans les programmes scolaires et universitaires et de réfléchir à une démarche pour redonner le goût de la lecture aux jeunes… Le colloque qui a enregistré une participation appréciable, est l’une des occasions qui oeuvrent dans cette démarche. Aujourd’hui aura lieu une cérémonie de recueillement programmée, sur la tombe de Mouloud Feraoun à Tizi Hibel.
M. Aswe

































15 mars 2010
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