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Les arts du monde Poésie des femmes africaines

9 mars 2010

1.POESIE

Si, des femmes, toutes les mains voulaient s’enlacer

Pour former une ceinture embrassant l’univers ;

Si, des femmes, toutes les voix fredonnaient le même air,

Dissiper la langueur, et prôner liberté,

Si, des femmes, tous les cœurs battaient  au même rythme

Ranimer le vieux monde, par le mal étouffé ;

Si seulement toutes les femmes le voulaient bien ;

Il naîtrait au vieux monde un cœur neuf, plein d’amour et de vie.

 

Ecrit la poétesse, N’déye Coumba  dans son recueil « Ceinture d’amour ». Les femmes africaines écrivent d’abord pour transgresser l’ordre établi, bousculer la rudesse des mentalités et  briser le silence auquel elle ont été soumises pendant trop longtemps.

Les premiers écrits dans les années 70 étaient pour la plupart autobiographiques. Dans les années 80, ils changent d’orientations, ils  passent des thèmes de marginalisation par la tradition à d’autres thèmes dans lesquels, les femmes. dénoncent leur situation. Elles revendiquent un changement social et leurs poèmes deviennent des armes pour contribuer à ce  changement

 

Je voudrais être foudre et éclair

Avoir, pouvoir mettre

L’espoir là ou l’espoir manque.

 

N’daye Coumba croit à la bonté qui se trouve en chacun de nous sans distinction de sexe ou d’appartenance sociale. Son recueil comporte de nombreux poèmes marqués par une grande humanité et beaucoup de sensibilité à l’égard  de  la détresse humaine, même si sa poésie demeure profondément proche des problèmes des femmes. Elle s’insurge contre la folie humaine qui engendre les guerres et sous le même drapeau, elle annonce l’espoir, la paix et la liberté pour tous, sous l’aile protectrice de la Mère :

 

Du monarque au gueux

Du croyant à l’impie

Du vertueux au forçat

Oubliant un instant les misères

Les violences, les horreurs

Dans une ronde d’amour

Tous disent ; ô Mère soit bénie

 

N’Daye Coumba dédie son recueil « filles du soleil » à une jeune femme ayant perdu la vie en couches :

 

Ma soeur si douce

Fleur à peine épanouie

Mais très tôt perdit la vie

Car voulant la donner

 

Les femmes ont de tout temps participé à la poésie, c’est leur premier moyen d’expression avant le roman, le théâtre ou le cinéma. Aujourd’hui, elles explorent tous les espaces ouvert par la poésie au-delà de l’univers étroit où on a tenté les enfermer. Il est vrai que les femmes poètes demeurent minoritaires mais se soucient-elles de se faire connaître comme le font les hommes ? quand parut l’œuvre maîtresse d’Hélène Picard, « Pour un mauvais garçon », son recueil fut épuisé quelques jours seulement  après sa publication. Elle ne songea pas un instant à rééditer l’ouvrage que tout le monde se dispute encore. Beaucoup de poétesse comme elles écrivaient des quantités de vers au dos des factures ou sur des morceaux de papier volant. La reconnaissance de l’écriture féminine s’accomplit lentement. Si l’on parle encore aujourd’hui,  plus de poètes que de poétesse,  l’espace culture est tellement vaste que personne ne risque de gêner l’autre.

Kiné Kirama  Fall  porte en elle l’amour  de la Mère Afrique. Dans « Chant de la rivière fraîche », elle égrène des mots d’amour, une suite de chants de tendresse qui rythment la marche du pays qui se lève :

 

Toi qui est la suite de tout commencement

Où repose tout ce qui demeure

Source de vie de tout ce qui

Vole, rit et meurt,

Arbres, animaux, êtres et choses.

 

L’amour est plus que jamais présent dans la poésie des femmes. Les mots se veulent frémissements, vibrants et bercent les émotions. Ce sont des éclats de lumières et de couleurs. Ils plaisent pour leurs séductions et leur musique :

 

C’était à la plage

Au bord de l’eau

Par un jour de brume

Le soleil hésitait

Me tenant dans ses bras

Il me berçait avec tendresse

Le blanc de ses yeux

Etait la lumière du jour

Le bleu du ciel

Etait mon printemps

L’éclat de son sourire

Mon rayon de soleil.

 

La femme africaine est une source d’inspiration, une révélation poétique, une inspiration et une fécondité de l’esprit, et personne mieux que Léopold Sédar  Senghor ne l’a chanté avec autant de profusions d’images et de fleurs de poésie :

 

Femme noire

Femme obscure

Huile que ne ride nul souffle

Huile aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles

Sur la nuit de ta peau.

O. Hadjira

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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