Le président de la République n’a pas jugé utile d’intervenir pour soulager le blocus entre le ministre de l’Education nationale et les syndicats de son secteur, et il n’a pas reçu les représentants des professeurs et enseignants ni dans un cadre professionnel ou bien familial.
Il n’a rendu publique un communiqué ni une décision, par lesquels il persuade les citoyens de l’existence d’un responsable qui s’occupe de leurs soucis.
Le directeur général de la Sûreté nationale, DGSN, a été assassiné dans des circonstances qui ont laissé l’opinion publique nationale et internationale sidérée. Son assassinat a suscité moult interrogations sur la réalité des institutions algériennes, leur avenir et la mentalité de ceux qui sont chargés de la gestion desdites institutions, et la nature des relations établies entre les responsables, on se demande si elles sont professionnelles ou bien basées sur des intérêts personnels…le président de la République a jugé satisfaisant d’adresser un message de condoléances à la famille du défunt, ce qui donne l’impression que la mort de Ali Tounsi est un décès ordinaire d’une personnalité qui n’occupe plus un poste de responsabilité, depuis longtemps. Le président de la République aurait dû assister à la cérémonie d’enterrement du défunt Ali Tounsi, mais il n’a pas daigné le faire.
Bien avant la grève des enseignants et l’assassinat d’Ali Tounsi, l’économie nationale a été frappée dans le fond. Le feuilleton de Sonatrach nous semble interminable, comment va-t-il se terminer, et la justice appliquera-t-elle la loi ? Malgré tout, le président de la République n’affiche aucun intérêt, du moins c’est ce qu’on constate, car il n’a pas jugé d’intervenir et s’adresser à l’opinion publique, en prononçant un discours à travers l’Assemblée populaire nationale, une procédure garantie par la Constitution, et non pas à travers une conférence de presse retransmise en direct par la télévision, qui permet aux citoyens d’en exprimer leurs préoccupations, comme il est le cas chez les présidents des pays qui respectent leurs peuples. A l’occasion du 24 février, le président a jugé satisfaisant d’adresser une lettre aux travailleurs, dont la teneur est identique à celle de l’année passée et celles qui l’ont précédées, on a l’impression que c’est une copie conforme à laquelle quelques expressions ont été introduites pour réitérer la volonté de l’Etat à continuer la lutte contre la corruption…
En sus de l’affaire de Sonatrach, et celles de Ali Tounsi et la grève des enseignants, l’effervescence sociale alimentée tantôt par la crise de logement tantôt par la crise de chômage ne s’est jamais calmée. Même les citoyens qui n’ont pas exprimé leur colère d’une manière explicite ou bien violente, leur colère provoquée par l’augmentation des produits de large consommation est visible dans leurs yeux. Malgré tout, le président est absent. Mais quand la rumeur s’est répandue à une vitesse incontrôlable à travers tout le pays, le président de la République était obligé de réapparaître devant les caméras de l’ENTV. Mais il n’est pas réapparu dans une réunion avec les membres de son gouvernement, ce qui aurait donné l’impression qu’il s’occupe des soucis du peuple, et bien il est réapparu avec son frère et les enfants de son frères ainsi que la star mondiale, Zinedine Zidane, qui était accompagné aussi avec les membres de sa famille.
Dieu merci ! La famille du président est en bonne santé, y a-t-il autre chose aussi importante que ça !

































6 mars 2010
Contributions