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Algérie – France / Essais nucléaires de Reggane : Deux vétérans français mettent leur grain…de sable

6 mars 2010

Colonisation

Algérie – France / Essais nucléaires de Reggane : Deux vétérans français mettent leur grain…de sable


Alors que la mouture finale de la proposition de loi sur l’incrimination de la France coloniale trouve, à peine, son chemin et pour preuve, du projet initial contenant 20 articles, 13 seulement ont pu être gardés et soumis au gouvernement algérien pour approbation et que les relations bilatérales sont au plus mauvais niveau, jetant un froid, voici que deux français ayant vécus la période des essais nucléaires de In Ekker jettent un pavé dans la marre par leur témoignage poignant.

  

  • Dans une lettre parue sur le quotidien français « Le Monde » les deux septuagénaires, Louis Bulibon du contingent 60 2B, affecté STA (Ceram), 620 GAS – 621 GAS et Raymond Sené, de la classe 60 2B, 458e GAMA, affecté STA Y (Ceram), 620 GAS – 621 GAS11, confirment les dégâts radioactifs subis par la population et l’environnement. Cette reconnaissance, venue   »libérer les consciences » remet en cause la thèse officielle soutenue par les responsables français et invite à l’ouverture des archives civiles et militaires.  
  • « Nous, anciens du camp Saint-Laurent près d’In Amguel, centre de culture du Hoggar, Algérie, attestons pour en avoir été les témoins comme scientifiques du contingent, que le 1er mai 1962, à la suite d’un essai nucléaire, code Béryl, sous la montagne du Tan Affela à In Ekker, la troupe, les civils et les populations locales présentes sur le terrain ont été lourdement irradiés et contaminés par les retombées de poussières radioactives. » Les deux vétérans français, ont soutenu, hier jeudi, sur les colonnes du quotidien français, le drame de la région de Reggane et en appellent au » plus haut représentant de l’Etat » à savoir le président de la République » française Nicolas Sarkozy et « aux deux représentations nationales algérienne et française » afin, diront-ils, que  » soit établie, des deux côtés de la Méditerranée, la liste des personnes, civils et anciens militaires, qui ont été soumises aux retombées de l’explosion du 1er mai 1962. » Les deux scientifiques français affirment que  l’intensité des essais et de leur impact  » Mesurée dans notre laboratoire, la durée de passage du nuage radioactif, au plus fort de la contamination, a été de vingt minutes, période au cours de laquelle nos instruments de mesure ont été saturés par l’intensité du rayonnement des particules retenues sur nos filtres à air.  » Les deux anciens de In Ekker sortent de leur silence pour aussi répondre au ministre français de la défense,  Hervé Morin qui soutient que « les doses reçues lors de ces essais étaient faibles », qualifiant ces propos qu’ils « récusent » de « totalement déconnectés de notre expérience vécue ». Les deux scientifiques apportent leur vision des faits en déclarant que  » pendant les semaines, les mois suivant le tir Béryl non confiné, les militaires, y compris ceux qui n’étaient pas considérés comme étant en zone contrôlée, les populations locales, ont été l’objet de contaminations chroniques provenant des poussières chargées de produits radioactifs transportées par les fréquents vents de sable. » Et d’ajouter que « Le 1er mai 1962 et dans les jours qui ont suivi, des centaines, voire peut-être plusieurs milliers d’individus, dont des femmes et des enfants algériens, ont reçu des doses radioactives très handicapantes, voire mortelles pour certains d’entre eux. » La question de récupération des archives tant demandées par l’Algérie revient, de fait, sur les devants de la scène d’autant que certaines parties algériennes estiment que
  •  » cela fait partie de la mémoire collective du peuple algérien  » qui attend que la France « reconnaissance ses torts  » et fasse son  » mea culpa », un siné qua non qui semble conditionner le devenir des relations entre l’Algérie et la France.   

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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