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Face aux menées du lobby néocolonial autour de Camus Alerte aux consciences anticolonialistes

3 mars 2010

Non classé

Camus, Une Nouvelle Lecture…?


Face aux menées du lobby néocolonial autour de Camus
Alerte aux consciences anticolonialistes

Le Quotidien d’Oran, 01/03/2010



Le corps de Jeanson, le dernier de nos martyrs, n’a pas encore vraiment refroidi, que des institutions officielles algériennes rejoignent, dans une «émouvante communion» et un tapage médiatique sans précédent, la caravane célébrant l’écrivain et journaliste colonial
Camus, militant avéré et définitif de l’Algérie française.
La caravane qui sillonne aujourd’hui l’Algérie, associant nos institutions à celle de l’État français, ne lui rend pas seulement un hommage qui envahit tout l’espace médiatique algérien, de la télévision aux titres privés et qui a été constamment refusé notamment à Francis Jeanson. Elle constitue aussi une réhabilitation du discours de l’Algérie française. Le lobby néocolonial en est à sa deuxième campagne. La première a eu lieu en 2004 et 2005 accompagnant et légitimant la mise en place de la loi française du 23 février 2005. La campagne d’aujourd’hui encouragée après l’absence de réactions en 2005 va plus loin : elle criminalise nos maquisards, délégitime leur combat et les compare à l’OAS réactivant l’ancienne appellation de terroristes pour nos combattants et faisant passer les crimes de l’armée coloniale, de l’usage du napalm et de la torture à la corvée de bois, pour une violence légitime et légale. La participation d’institutions officielles algériennes, les émissions télé et
articles de la presse écrite dithyrambiques, l’accueil officiel, la décision de donner son nom à un édifice public et de lui ériger une stèle sera une première grande victoire de ce lobby néocolonial. Leur prochaine étape sera le centenaire de sa naissance en 2013. Avec la force de pénétration de ce lobby et ses capacités d’anticipation, il est clair que le manège commencera
en 2012, année du cinquantenaire de notre indépendance. Ce lobby va submerger ce grand événement sous la fête camusienne avec comme message : o combien de malheurs vous auriez évité en restant sous tutelle française. A la base de cet hommage une immense mystification veut nous faire passer l’image d’un Camus sensible à cette terre et à notre
peuple. Il n’est rien de tout cela. Sur le plan esthétique Camus était un écrivain colonial Edward Saïd en a dressé le portrait dévoilé la fonction idéologique : «Camus joue un rôle particulièrement important dans les sinistres sursauts colonialistes qui accompagnent l’enfantement douloureux de la décolonisation française du XXe siècle. C’est une figure impérialiste très tardive : non seulement il a survécu à l’apogée de l’empire, mais il survit comme auteur «universaliste », qui plonge ses racines dans un colonialisme à présent oublié.»
Pas si oublié que cela ! Oh, cher Edward Said. Sur le plan politique, il a été un militant de l’Algérie française. Dès 1937 et jusqu’en 1939, Camus n’a cessé d’appeler à des mesures de charité pour couper l’herbe sous les pieds des nationalistes avec point d’orgue sa couverture du procès de Messali Hadj en 1939. En 1945, il s’est tu. En 1952, en pleine guerre de libération du Vietnam, il publie un texte disqualifiant toute révolte par ses résultats supposés sur la négation des libertés. Il a, dès 1955, développé la contre offensive idéologique contre l’ALN, renvoyant la violence révolutionnaire légitime au même plan que la violence coloniale incessante et permanente. Il a réduit notre guerre à une entreprise inspirée et dirigée par Nasser, la ravalant à une manipulation. Il a, dès 1955, toujours, accusait nos amis français, en réalité Francis Janson pour son livre «L’Algérie hors la loi», de vouloir la démission de l’état c’est-à-dire en clair de trahir la France, accusation qui fut l’argument essentiel au procès de ce réseau en 1960. Pour cet homme la dignité de la dénomination d’algériens se réservait aux seuls pieds noirs pour lesquels il rêvait d’une «Algérie blanche» indépendante et toujours
française. Malgré la lutte armée déjà portée par notre peuple, il ne nous concède que la vague reconnaissance d’une vague «personnalité arabe» nous refusant l’égalité et l’unité des statuts.
Et enfin refusera de nous nommer autrement que par une incertaine notion d’«Arabes» nous parquant selon l’analyse de Fanon, dans un «autre compartiment» de l’humanité. Jusqu’à sa mort il défendra cette Algérie Française en nourrissant l’espoir à peine caché que se réalise une république blanche sur le modèle de compartimentage. L’Algérie officielle se rend-elle
compte qu’en accueillant avec cette chaleur le chantre de l’Algérie française, elle ridiculise par avance son projet de loi criminalisant le colonialisme la vide de son sens et devient nul ? L’année 2010 devait être pour nous l’occasion de célébrer le 50ème anniversaire des indépendances des ex colonies françaises en Afrique ce lobby l’a transformé en célébration d’un militant convaincu de la colonisation ! L’année 2010 est également le cinquantenaire
de la parution en 1960 du livre de Jeanson : Notre guerre, immédiatement saisi. Symbole des porteurs de valises, de l’engagement et de la commune destinée de tous les humains.
Cette alerte est un témoignage pour que nul ne dise qu’il ne savait pas ce qui se trame derrière l’immense entreprise de falsification de l’histoire, de mensonges, de mystifications. Car ce lobby ne continue pas seulement une guerre du passé mais construit la domination néocoloniale d’aujourd’hui. La preuve par le concret reste qu’à chaque émission sur Camus c’est le retour de l’Algérie française quand on nous chantait la séparation de l’art et de la politique ? Nous en appelons à la mobilisation de toutes les consciences anticolonialistes pour
honorer le combat des justes. Premiers signataires (PS: Ceux, parmi vous qui veulent se joindre à nous, peuvent envoyer leur signature à :musmadi@gmail.com) ou mbouhamidi@yahoo.fr.
Liste complémentaire des signataires :
Maitre Ali Haroune -Samia Zennadi éditrice – Mustapha Madi universitaire – Mokhtar Chaalal
écrivain -Abdou.B,jouranliste et consultant- Bouzid Harzellah poète et journaliste – Amar
Belhimeur, universitaire et chroniqueur – Hassen Bachir Cherif directeur «La Tribune» -
Mohamed Bouhamidi philosophe et chroniqueur -Ahmed Halfaoui journaliste et consultant-
Abdelkrim Hammada Journaliste – Aberrahmane Zakkad écrivain, officier de l’ALN -
Yasmina Chaalal, retraitée- Rabia Kerzabi, ancienne ministre de la solidarité et de la famille.
Nacerdine Akkache, ancien cadre supérieur de l’État. Mouloud Achour Ecrivain-Ammar Azzouz Auteur – compositeur -Mustapha Toumi Poète. Moudjahid.-Annie Steiner Moudjahida-Abdelmadjid Azzi Ecrivain. Moudjahid-El Hadi Boudib Enseigant-Sonia Hadj Slimane Enseignante.-Nadir Djermoune Architecte – urbaniste-Lahcen Moussaoui Poète.
Zine El Abidine Artebas, Directeur entreprise- Amel Artebas, cadre commercial- Djamel
Lahmar, cadre entreprise- Assia Lahmar, femme au foyer- Ouaret Fayçal, architecte et
écrivain- Bourboune Fateh, écrivain- Chaffir Ahnine economiste. Enseigante universitaire
- Mohammed Elkorso historien(Ass.8 mai 45) -Aziz Boubakir universitaire et chroniqueur
-Ahmed Hamdi,-doyen de faculté – Ahmed Menour , professeur et critique littéraire- Habib Sayah Romancier –Abdelkerim Ouzeghla journaliste et écrivain- Kérouani Fatah, architecte, fils du Chahid. Mohamed Kérouani.. Saadna Mustapha, Entrepreneur en retraite. Saadna H’lima, retraitée des services hospitaliers. Mezaache Amel, enseignante. Samai Abderahmane, chef d’entreprise. Latri Abdelhamid, pharmacien. Messahal Nourdine, universitaire. Bousbaa Abdelhakim, médecin. Zineb Derbal, ex. cadre au cca(Paris)- Mezaache Yacine, cadre commercial. Reggad Azzouz, commercial . Abdelkader Bouteldja Cadre éducation. Retraité Tiaret – Adel Abderrezak… Enseignant universitaire au centre universitaire de Khenchela- Ammar Hamma Cadre supérieur de l’état en retraite – Abdelkrim Ghezali Directeur de la rédaction La Tribune. – Soumia Salhi Militante syndicaliste et militante des droits des femmes. – Abdelnasser Chiker ingénieur et archéologue – Ahnine
Chaffir Economiste Enseignant universitaire. – Nait mebarek Chabane journaliste – Mahmoud Rechidi Juriste – Chafia Djemame militante des droits des femmes. – Fatah Agrane – Aidali Hamou – Hocine Bellalouli écrivain, journaliste – Rabah Moulla (Ancien journaliste Alger Rép) – Yassine Temlali Journaliste – Yahia Yahiaoui- Retraité – Dr. Fadila Maiza Maître de Conférences – Biologie PhysicoChimique Bejaïa. – Yahia-Cherif Hamza, Fonctionnaire.
Maiza Mohamed Larbi, architecte. – Tighiouart Mohamed Salah, cadre bureau d’études. – Guettal Tateb, homme de théâtre.- Bouhlel Laid, ancien marin. – Abed Saàdane, prof de math. – Douadi Mouloud, fonctionnaire. – Samai Abderahmane, chef d’entreprise. – Chaalal Rafik, commercial maison d’édition. – Krimo khalfa entraineur foot ball – A. Nedjar – Chedri Merbouha (Ghania), Architecte.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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