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Le domaine de la santé et de la maladie mentale en France

1 mars 2010

Non classé

[Bouillon de culture] Commentaire sur : « Marcel MANDELKORN »"

Lundi 1 mars 2010 10h54

Auteur     : mandelkorn (IP: 172.31.235.6 , 172.31.235.6)
E-mail     : marcel.mandelkorn@equipement.gouv.fr
URL        : http://societedesecrivains.com
Commentaire:
Le domaine de la santé et de la maladie mentale en France devrait dévoiler une pluralité de recours joignant à la prise en charge psychiatrique, une prise en charge par un système de soins traditionnel, ceci dévoilant évidemment l’existence d’autres grilles d’interprétations de la pathologie mentale que celles proposées par les tenants du traitement scientifique.


En tant qu’être humain, on voit que des pathologies sont mises en oeuvre culturellement par ces mêmes discours. Je renvoie la Cour à la légitimité psychiatrique de la maladie mentale lorsqu’elle s’inscrit dans un contexte culturel donné, la seconde question porte sur la valeur thérapeutique dont disposent ces techniques.
A ce jour il y a à la fois non-recevabilité, mais en plus un rejet  sur des indéterminismes fondamentaux. Premièrement, ce qui est nommé « pathologie mentale », base de la psychiatrie devrait poser des questions psychiatriques, biologiques, psychologiques, philosophiques, politiques et sociologiques en ce qu’elle n’est pas un simple fait. De fait, ces paramètres constituent des appuis pour les débats théoriques visant à expliciter un dysfonctionnement intervenant dans mon existence et notamment en tentant de répondre à la question-clé en psychiatrie, à savoir, quelle limite comportementale sépare normal et pathologique ? Pour répondre à cette question, j’ai déjà tenté de définir d’abord ce qui est normal.. J’ai compris que l’expert a eu plutôt tendance à conclure de ces deux principes que la maladie et la culture sont liées ;
A défaut de définir la pathologie mentale par ces courants, les psychiatres se sont tournés vers la définition de ce qu’est la « normalité psychique » . J’aurais souhaité entre autres, qu’enfin, on nous amène à interpréter la description de ces rites thérapeutiques pour en dégager les portées thérapeutiques et notamment qu’ils se basent sur des efficacités corporelles, symboliques et groupales.

Par conséquent, je ne peux adhérer à la conclusion du psychologue qu’au-delà d’une simple étude des systèmes traditionnels, j’ai appris la place qu’occupe la psychiatrie moderne : celle-ci se doit d’être plus ouverte à l’intelligibilité des signifiants culturels intervenant au niveau de l’expression/interprétation des symptômes afin de comprendre le sens que j’en ai eu ainsi que ma famille.

Au-delà de l’abus déjà plaidé, il y a une manipulation du comportement, le contrôle social, les drogues psychotropes, voire même la répression.
Certes, il pourrait sembler que j’écris  sur un ton polémique mais néanmoins fidèle au réel, ce qu’est cette consonance consommée mais également et surtout ses effets «piégeurs » et notamment sur moi-même. En se demandant même si l’information ne sert pas les desseins d’opérateurs qui s’en sont amusés.

Je lis la presse et j’y trouve cet article : « D’autre part, la psychiatrie et la biologie psychiatrique (la recherche de médicaments psychotropes) ont trouvé une alliance extrêmement rémunératrice et fertile en s’alliant avec les   militaires pour pratiquer des recherches sur le comportement humain ».

Il y a de quoi s’interroger !

.Au niveau du grand public (et non pas au niveau de ceux qui sont déjà intéressés par le sujet), les derniers lambeaux de confiance que l’on plaçait dans les institutions militaires, les services discrets du monde libre se consument sous l’intensité de mes doutes.

Il est écrit dans certaines presses par exemple que tout les comportements mystiques, religieux, les pensées irrationnelles portées sur la métaphysique ne sont rien d’autres que des bouffées délirantes, des signes de déséquilibre mental assez sérieux. De quoi interner-les ¾ de la planète si la psychiatrie se voyait ériger en une nouvelle religion inquisitrice, un nouveau dogme sans failles parce que se parant des atours de la science. C’est aussi là que le bât blesse : la psychiatrie moderne, parce qu’elle utilise l’observation clinique et l’outil de la statistique, se présente comme une science, une science médicale, une presque science exacte alors qu’elle est une science humaine toujours vacillante (comme le sont la sociologie, la psychologie, l’anthropologie etc.…) et surtout une idéologie.
Une idéologie qui tend à supplanter tout sur son passage.
Ce qu’il me semble c’est qu’on m’a dirigé dans le droit fil idéologique et qu’on a voulu répondre à la dépression – maladie quelque part créée de toutes pièces- par la camisole chimique qui débouchent sur une opération occulte de la science du comportement. Voilà donc c’est  « une étrange machine qui fonctionne toute seule »
Autre effet pervers du système : du fait que le psychiatre se voit le seul à être autorisé à prescrire des médicaments, il détient  un pouvoir supplémentaire et définitif : il est le seul à avoir le droit de délivrer ce qui est perçu comme le remède matériel, concret, scientifique. Et par conséquent, sa discipline et son diagnostic auront quelque part le dernier mot et donc aussi l’ascendant sur les autres disciplines, les autres approches thérapeutiques. C’est aussi la meilleure façon de voir mon dossier s’enfermer sur lui-même, ne pas se remettre en question et perpétuer à l’infini son approche de l’humain. Il n’y a rien à faire, on peut dire que le système est à ce titre bien fait (ou mal fait selon l’approche) parce que bien protégé. Il ne peut être remis en question.
D’où un pouvoir quasi juridique conféré à l’approche psychiatrique.
Enfin, pour mieux comprendre encore comment ce système de la psychiatrie se perpétue, fonctionne et prospère, il convient également de mettre en évidence la façon dont les psychiatres traitent leurs patients : comme je l’ai mentionné plus haut, le psychiatre ne s’intéresse pas vraiment aux récits de patient, au contenu de sa douleur mais s’attache plutôt à repérer dans ce récit les indices de diagnostiques qui lui permettent de classer son patient, de nommer le mal dont il souffre. Par exemple, la dépression est repérée dans le genre « tristesse excessive »,  « problème d’appétit »,   « problèmes de sommeil » etc.…sur base desquels le psychiatre va repérer puis en quelque sorte créer ou formater son patient dépressif qui en contrepartie s’identifiera à ce que son thérapeute a verbalisé comme diagnostic.

La dépression est devenue une véritable épidémie qui a été induite par une propagande efficace et par des agents extérieurs dans le but de « formater » des personnes en mal de vivre dans un même moule, celui des items identifiant le « patient dépressif ».
La force des antidépresseurs n’est pas du tout liée à leur action sur une cause biologique qui aurait été enfin identifiée. Les antidépresseurs n’ont pas besoin de théories. Pour eux tout est bon ; ils sont en situation permanente d’avaler l’ensemble du champ des troubles psychologiques, ce qui les distingue des premiers psychotropes, les neuroleptiques dont l’action sur le corps était brutale et puissante. La dépression devient « ce qui se guérit par antidépresseur » et rien d’autre. Le médicament devient roi, c’est lui qui identifie ce qu’est le malade et l’on s’en fout en fin de compte du vécu du patient, des causes individuelles, subjectives de son mal être.

Reste à délimiter une forme de conclusion à cette longue série de constatations, une conclusion en peu de mots. Certes, cette énumération de faits ressemble plus à un réquisitoire à charge, un acte d’accusation à l’encontre d’une certaine conception de la psychiatrie, de la société et d’un mode de gouvernement. Le flirt entre la recherche, une partie de l’industrie pharmaceutique et les militaires est plus que suspect. Les modèles idéologiques des fondateurs de psychiatrie le sont tout autant.. Tout n’est pas mauvais dans les techniques de santé mentale et il n’y a pas lieu de jeter l’enfant avec l’eau du bain. Mais il n’en demeure pas moins inquiétant que ce sont les aspects les plus malsains et les plus normatifs du problème, cette conception totalitaire sous entendu impérieuse et autoritaire de l’homme et de la psychiatrie qui ont pris l’ascendant. Plus révélateur encore est le fait que les prédictions et modèles sociaux chaotiques et dictatoriaux se soient matérialisés avec une belle constance en ce début du 21 ième siècle… Comme si l’on s’était conformé …Une chose que ces théoriciens n’avaient peut-être pas prévu : la peur peut rendre intelligent!

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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