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Plutarque (46-125 ap. J.-C.) Un éminent philosophe grec qui a marqué son temps

22 février 2010

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Plutarque (46-125 ap. J.-C.)
Un éminent philosophe grec qui a marqué son temps

Plutarque né à Chéronée en Béotie vers 46 ap. J.-C., mort au même endroit en 125, est un philosophe de la Grèce antique, que l’on peut ranger dans le moyen-platonisme. Il y a lieu de ne pas le confondre avec Plutarque d’Athènes, fondateur de l’école néoplatonicienne d’Athènes (vers 400). Une vie d’études et de voyages On fixe la vie du Béotien Plutarque entre 46 et 120 après J.-C.

Il est né à Chéronée (petite ville à l’est de la Phocide, proche de Delphes). Malheureusement, les historiens ne possèdent que peu d’informations sur la vie de l’illustre biographe, seuls la Souda (Xe siècle) et une note d’Eusèbe de Césarée font référence à sa vie. Les témoignages les plus importants restent ceux que l’écrivain a glissés lui-même dans son ?uvre. On le sait fils d’une bonne famille, qui a jugé bon de l’envoyer en 65 à l’école platonicienne d’Athènes, où Ammonios d’Athènes lui apprend les sciences et la philosophie. Il obtient la citoyenneté athénienne. Il fait un voyage à Delphes, avec Ammonios et Néron, ensuite un autre à Alexandrie. Il a une première mission à Corinthe. Il se rend pour la première fois à Rome, où il enseigne le grec et la philosophie morale sous les règnes de Vespasien et, en 79, de Titus. Il se marie. Il s’installe à Chéronée, où il ouvre certainement une école. Il écrit Sur la fortune d’Alexandre, les Vies de Galba et d’Othon. Il séjourne de nouveau à Rome en 88, plus longuement en 92. Il est nommé prêtre d’Apollon à Delphes. Il acquiert la citoyenneté romaine et adopte le gentilice Mestrius, en hommage à son ami Florus. Vers 100-102, il commence l’immense cycle de ses Vies parallèles. Il revient ensuite à Chéronée où il se partage entre l’écriture de son ?uvre et la vie publique (il organisait les fêtes religieuses). Il meurt probablement durant l’année 125 à Chéronée (à Thèbes, selon d’autres sources). Un auteur prolifique Plutarque était un auteur monumental et très fécond de plusieurs traités de morale, de philosophie, de théologie, de politique, un érudit doué d’une connaissance encyclopédique. Dans ses biographies, il étudie la vertu à travers ses personnages de héros et adopte une position qui n’est pas celle de l’historien. Plutarque adhère aux faits qu’il présente, il imprègne son récit. C’est un moraliste et un observateur platonicien. Néanmoins, il est à la fois l’ennemi des stoïciens et des épicuriens. En outre, l’objectif de Plutarque est à chaque fois de dégager le portrait moral plutôt que de rapporter les événements politiques de l’époque. D’où le traitement détaillé qu’il consacre à son personnage. Même si Plutarque déforme la vérité, il est en général aussi fiable que ses sources, et parfois d’une grande valeur. Il ne montre aucun parti pris dans son traitement des Grecs et des Romains, aucune flatterie pour le pouvoir de Rome, alors dominant, ni de vanité pour la gloire passée de sa propre nation. Il croyait dans la coexistence du gouvernant romain et de l’éducateur grec. Oeuvre Une page des Vies parallèles de ce grand philosophe grec, imprimée à Rome en 1470, dans la collection de l’Université de Leeds Les Vies parallèles des hommes illustres rassemblent cinquante biographies, dont 46 sont présentées par paire, en opposant un Grec et un Romain célèbres (par exemple Thésée et Romulus, Alexandre le Grand et César, Démosthène et Cicéron). À la fin de chaque doublet, la plupart du temps, un bref texte compare les deux personnages. Nous avons perdu la première paire, consacrée à Épaminondas et Scipion. On date l’écriture de ces biographies entre 100 et 110. Parmi les biographies séparées figurent celle d’Artaxerxès II, Aratos, et les huit biographies de Césars, d’Auguste à Vitellius. C’est l’?uvre la plus connue de Plutarque. Elle était admirée de Montaigne comme du Grand Condé ; Corneille et Shakespeare y ont puisé des sujets de tragédie (le Sertorius de Corneille). Notons qu’elle était, malgré la traduction tragique d’Amyot, l’?uvre qui accompagna Rousseau jusqu’à la fin de sa vie. Les ?uvres morales sont plus de 230 traités consacrés à des sujets nombreux et variés. Seuls 79 nous sont parvenus : De la curiosité, De la tranquillité de l’âme, Des vertus morales, Du démon de Socrate, etc. Il a aussi écrit des Dialogues pythiques et des Propos de table, imités de Platon. Influences sur la littérature européenne Les écrits de Plutarque ont eu une énorme influence sur la littérature européenne, notamment française et anglaise. La traduction en français des Vies Parallèles par Jacques Amyot au milieu du XVIe siècle, constamment rééditée jusqu’aujourd’hui, a renforcé sa diffusion et a fait de Plutarque un passeur de l’Antiquité à l’époque moderne, voire un monument des lettres françaises. En 1579, l’anglais Thomas North en donne une traduction[2] qui servira de source à certaines tragédies historiques de William Shakespeare, notamment Antoine et Cléopâtre, Coriolan ou Timon d’Athènes. Parmi ses admirateurs anglophones figurent aussi Ben Jonson, Sir Francis Bacon, John Milton, John Dryden, et plus tard Robert Browning. Les Essais de Montaigne, les ?uvres de La Boétie, d’Érasme, de Rabelais, plus tard l’?uvre de Jean-Jacques Rousseau et de Joseph de Maistre sont profondément inspirés de ses ?uvres morales et des Vies Parallèles. Cotton Mather, Alexander Hamilton, Ralph Waldo Emerson et les transcendantalistes américains ont été très influencés par les ?uvres morales. Par ailleurs, dans les romans de Maurice Leblanc, les Vies parallèles sont le livre de chevet du héros Arsène Lupin, ce qui est révélateur des ambitions tant du personnage principal que de son auteur. L’influence de Plutarque connait un rebondissement au XXe siècle, avec la reprise à contre-pied des Vies par Michel Foucault, la Vie des hommes infâmes dans Les Cahiers du chemin ou, en 1984, Pierre Michon qui publie Vies minuscules, empruntant certaines méthodes à Plutarque. R. H.


22-02-2010 La Nouvelle République

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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