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1.21.Si l’Algérie m’était contée

19 février 2010

1.Contes

Une ville, une histoire
Si l’Algérie m’était contée (21e partie)
Résumé de la 20e partie : Deux frères – H’ila et Niya – voyagent ensemble : l’un est perfide et ne pense qu’à faire le mal, l’autre est naïf et se laisse duper.

Niya est atterré.
—Je croyais qu’en partageant mon viatique avec toi, tu allais faire la même chose avec moi !
— T’ai-je fait cette promesse ?
— Non, reconnaît Niya.
— Alors, tu ne peux prétendre à mon viatique !
Niya se met à supplier son frère.
— Mais j’ai faim !
— Je ne peux rien pour toi, si on mange mon viatique à deux, il n’en restera plus rien, et je risque de mourir de faim, avant de parvenir au terme de mon voyage.
— Donne-moi juste un peu de nourriture !
H’ila regarde son frère avec méchanceté.
— Je veux bien te donner un peu de mon viatique, mais que me donneras-tu en échange ?
— Je n’ai rien !
H’ila réfléchit.
— Tes yeux te sont-ils précieux ?
— Bien sûr !
— Alors, donne-m’en un !
Niya est effrayé.
— Comment veux-tu que je t’en donne un ?
— Laisse-moi le crever !
Niya se met à pleurer.
— Tu ne peux me faire ça !
— Ou je te crève un œil ou tu n’auras pas de nourriture !
Niya a beau supplier son frère qui se montre imperturbable.
— Ton œil contre de la nourriture !
Niya doit se rendre compte que son frère ne se laissera pas attendrir. Il lui tend son visage et il lui crève un œil. Il lui donne un peu de nourriture et tous deux bivouaquent pour la nuit.
Le lendemain, ils reprennent de nouveau la route. Ils parviennent dans un pays brûlé par la sécheresse. Ils marchent longtemps et le soir, ils s’arrêtent devant un arbre, le seul à plusieurs kilomètres à la ronde.
— Mangeons, dit Niya.
Il sait que son frère n’a rien à se mettre sous la dent, et, en ouvrant sa besace, il guette ses réactions.
— Donne-moi un peu de nourriture, demande-t-il humblement.
— Si je te donne de mon viatique, que me donneras-tu ?
— Tu sais bien que je n’ai rien !
— Si, il te reste encore un œil !
— Mais si je te laisse crever mon deuxième œil, je deviendrai aveugle !
— C’est ta faute, tu n’avais pas à dilapider ta nourriture.
Niya, malheureux comme tout, lui tend son visage et son frère lui crève son deuxième œil ! (à suivre…)

K. N.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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