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Ali Zamoum

18 février 2010

Colonisation

Ali Zamoum (1930-2004) est une personnalité politique algérienne, militant nationaliste durant la guerre d’Algérie.

Biographe 

Ali Zamoum est né le 20 octobre 1933 à Boghni (Tizi Ouzou). Fils d’un des premiers instituteurs de la localité, il rejoint, avec son frère Mohamed (futur colonel Si Salah), l’école primaire de Boghni. Ali quitte l’école à l’âge de 11 ans. De retour au village Ighil Imoula, il fréquente les jeunes militants du Mouvement national, dont son frère deviendra au début des années 1950 secrétaire du centre municipal.

Ce dernier sera arrêté en 1953 pour avoir fourni au parti nationaliste de la logistique appartenant à l’administration coloniale. Après un an de prison, il sera libéré au moment de la préparation de la guerre d’indépendance. Fin octobre 1954, Ali Zamoum reçoit de Krim Belkacem un texte qu’il devait « reproduire en millier d’exemplaires ».

C’était la Proclamation du 1er Novembre. Le texte a été tiré à Ighil Imoula, qui fut ainsi le premier village à entrer en guerre contre l’occupant français. Au maquis au-lendemain du tirage de la Proclamation, Ali Zamoum sera arrêté en février 1955 à l’issue d’un accrochage dont a réchappé un groupe de résistants, dont les deux futurs colonels Ouamrane et Si Salah.

Ali Zamoum sera condamné à mort et incarcéré dans une dizaine de prisons, en Algérie et en métropole. Ses sept années d’incarcération, passées sous la hantise de l’exécution de la peine, seront consacrées essentiellement à la lecture et il découvrira des auteurs proches des mouvements révolutionnaires. A l’indépendance, il quitte l’Armée nationale (ALN), considérant que « le serment de l’Indépendance du pays a été accompli ».

Il sera nommé le premier préfet de Tizi Ouzou, mais ne restera pas longtemps à ce poste. Quelques années plus tard, il occupera des postes de responsabilité au sein de l’administration centrale, notamment au ministère du Travail, à partir duquel il soutiendra le travail de Kateb Yacine dans le cadre de « l’action culturelle des travailleurs ». À la retraite, Ali Zamoum mettra en place à Boghni l’association Tagmats qui œuvre dans le domaine de la l’action sociale. Il est l’auteur de Tamurt Imazighen. Mémoires d’un survivant 1940-1962, éditions Rahma, Alger, 1993.

En 2001, il a eu un rôle déterminant dans le mouvement citoyen des Aarchs qu’il a conseillé et accompagné.

Ali Zamoum, décédé le 28 août 2004, a toujours été un militant de la cause berbère, mais aussi militant de toutes les causes citoyennes.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Ali Zamoum”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    ALI ZAMOUM / La mort d’un brave
    Da Ali Zamoum est parti. Il est allé rejoindre ses amis Kateb Yacine et M’hamed Issiakhem au ciel.

    Publie le : dimanche 29 août 2004

    A deux mois de la célébration du 50e anniversaire du déclenchement de la Révolution, le maquisard d’Ighil Imoula vient de tirer sa révérence. Ali Zamoum est décédé, à l’âge de 71 ans, samedi à 3 h à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif, à Paris, après une très longue et éprouvante maladie. Ali Zamoum a été transféré le 21 juillet dernier à l’hôpital Porte de Pantin à Paris, après avoir fait de courts séjours à l’hôpital Aït Idir, puis celui de Baïnem et le CHU Mustapha. Tous ceux qui l’ont connu, ceux qui l’ont rencontré, témoignent toujours que Da Ali est resté un homme humble, modeste, simple. Un homme vivant aux côtés de ses semblables. Son nom est toujours associé à l’appel du 1er Novembre 1954. Il avait 21 ans lorsque l’appel a été tiré chez lui au village d’Ighil Imoula. Pour la génération d’aujourd’hui, Ali Zamoum restera un exemple. Au volant de son fourgon portant le nom de l’association Tagmats (fraternité) qu’il présidait, Da Ali a parcouru de nombreux villages de Kabylie, répondant à des sollicitations d’associations de militants ou de simples citoyens, que ce soit pour apporter son aide ou alors pour témoigner sur la Révolution, sur l’après-indépendance, pour dire aussi ce qu’il pense d’un système qui ne lui a pas fait de cadeau. Il a été pour de nombreux militants un repère, celui qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense, que ça plaise ou pas. Durant ces trois dernières années malgré le poids des ans, Ali Zamoum a toujours répondu présent à chaque sollicitation. Ses interventions publiques étaient appréciées. Sur les colonnes des journaux ou lorsqu’il était invité par le mouvement des archs, Ali Zamoum ne parlait pas pour plaire, mais il avait le langage d’un sage, de celui qui ne cherche ni la gloire et encore moins les honneurs. Hier matin, la nouvelle de sa mort s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la Kabylie. Le téléphone de l’association Tagmats à Boghni n’a pas cessé de sonner toute la journée, tout comme celui de son domicile. De nombreux citoyens ont tenu à vérifier d’eux-même l’information. Au siège de l’association où ses membres ont improvisé une cellule de crise, c’est le branle-bas de combat. En collaboration avec sa famille et ses amis, on prépare le rapatriement du corps et l’enterrement qui aura lieu cette semaine, normalement dans son village natal d’Ighil Imoula. Adieu Da Ali, tu resteras toujours vivant pour ceux qui t’ont aimé.

    Par Mourad Hachid – El Watan du 29/08/2004

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