BILLE EN TÊTE : Prise d’otage sur la RN
Le phénomène est très en vogue. Un peu partout, en Kabylie particulièrement, il ne se passe pas un jour sans que l’on fasse état d’une route «coupée» par des citoyens en colère. Affichage des listes des bénéficiaires de logements, manque d’eau, coupures d’électricité, routes défectueuses ou même préoccupations personnelles, les «arguments»
pour justifier ce mode d’expression du mécontentement sont divers. Dernièrement à Haizer, dans la wilaya de Bouira, un citoyen, accompagné de son épouse et de ses enfants, a bloqué la circulation sur une route nationale, sous prétexte qu’il n’avait pas bénéficié d’eau potable ce jour-là. Il s’est avéré finalement qu’il ne s’agissait que d’un contretemps. Le chargé de la distribution, ayant épuisé la citerne, avait juste pris le temps de la remplir à nouveau avant de poursuivre sa mission. C’est dire que la (dé) raison relève parfois du burlesque. Ce qui est plus grave c’est que ces manifestations typiquement tiers-mondistes provoquent d’énormes bouchons et prennent en otage des centaines de personnes de tout âges. Mais que stipule donc la loi dans ce cas ?
13 février 2010
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