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Vie chère et dépenses excessives Une autre facette du paradoxe algérien

6 février 2010

Non classé

Vie chère et dépenses excessives
Une autre facette du paradoxe algérien
Par Imaad Zoheir

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Caractère :C’est connu, l’Algérien est un râleur invétéré. Il n’est jamais content de son sort et sans doute, ne le sera jamais.

Il trouve, par exemple, que les factures d’électricité sont salées et que le courant reste encore trop cher, il trouve que l’eau est inabordable, que les locations d’appartements sont hors de prix que le carburant n’est pas donné, il râle contre Algérie Télécom dont les relevés sont exorbitants, il fulmine contre les concessionnaires automobiles qui affichent pour n’importe quelle cylindrée en exposition des tarifs hors de portée de n’importe quelle bourse. Et quand il lui arrive de faire son marché à la place de son épouse, il n’a pas de mots assez durs pour dire tout le mal qu’il pense des mandataires, des grossistes, des fellahs, des détaillants, des commerçants, des producteurs…Il dit à qui veut l’entendre qu’il trime pour boucler des fins de mois difficiles et fait croire à tout le monde, parfois à tort, parfois à raison, qu’il se bat comme un beau diable pour arrondir ses fins de mois. Il faut bien le reconnaître : il y a dans son discours quelques vérités qu’on ne peut occulter. Parce que être citoyen aujourd’hui et citoyen responsable n’est pas de tout repos. D’abord, les salaires, à quelques spécificités près, sont en général gelés.
Et lorsqu’il leur arrive exceptionnellement de prendre les escaliers, les prix, eux, ont plutôt tendance à prendre l’ascenseur. Tout le monde l’a constaté, tout est hors de portée aujourd’hui ou presque. Et, bien sûr, les petits salaires sont les premières victimes d’une inflation que personne ne peut juguler.
Et encore moins les économistes dont les orientations ont été, jusqu’à preuve du contraire, totalement inefficaces. Les petites bourses, bien sûr, n’ont eu que faire des «conseilleurs» et de l’incurie de leur système, ils ne désirent qu’une seule chose : améliorer leur sort et mettre fin à une précarité souvent synonyme de pauvreté. Alors pour sortir la tête de l’eau, les uns et les autres jonglent avec les crédits, les dettes, les prêts, les hypothèques, les traites, réalisent quelquefois une petite «affaire» parallèlement à leur job habituel, prêtent assistance ici pour quelques dinars (le fameux café) rendent service là-bas, interviennent, bref essaient de se rendre utiles en toute bonne foi en espérant au bout de leur peine quelque menu bakchich qui met, en général, un peu de beurre dans les épinards.
Certains pères de famille très courageux n’hésitent pas, en ces temps de disette, à s’occuper dans une seconde activité comme doubleur de taxi, revendeur de voitures d’occasion ou carrément comme clandestin.
Les opportunités ne manquent pas. Il suffit d’être robuste et patient…

I.Z.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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