Ainsi va la vie
Liens du sang, liens du cœur (68e partie)
Par K. Noubi
Résumé de la 67e partie : Karima est heureuse que Toufik accepte de se soumettre à des tests pour savoir s’il est compatible avec Riadh. Mais elle est triste qu’il l’a reniée.
Deux jours se passent dans l’attente.
Si Karima et Sarah savent que Riadh est en train de jouer sa dernière carte, ni le jeune malade ni son père ne sont au courant des enjeux. Brahim, toujours préoccupé par la santé de son fils, demande si on cherche toujours pour lui un donneur.
— c’est en bonne voie !
— ce docteur Djaâfar est un brave type… C’est une chance que tu connaisses son fils !
— il nous aidera à guérir Riadh.
— je lui serai toujours reconnaissant…
Un peu plus tard, Sarah se retrouve seule avec Karima.
— Brahim ne sait rien !
— Riadh non plus !
Karima se tord les doigts, signe de remords chez elle.
— je les trompe !
— tu ne peux pas faire autrement !
— j’ai menti à tout le monde : à mon premier mari, à Brahim, à Riadh…
— tu as été obligée de le faire !
Karima éclate en sanglots.
— non, j’aurais dû…
Sarah la prend dans ses bras.
— ne pleure pas…
— j’aurais dû tout dire…
— A qui ? Si ton premier mari (elle appelait ainsi son père) et si papa (c’est son oncle) le savaient, ils ne t’auraient pas épousée !
— Tant pis… J’aurais élevé mon fils…
— je ne t’aurais pas connue, tu n’aurais pas donné naissance à Riadh…
— je suis une femme de mauvaise vie !
— on t’a trompée…
Karima secoue la tête.
— il m’avait séduite… il avait promis de m’épouser…
Le visage de Sarah se rembrunit.
— c’est sa faute…
— il m’a abandonnée…
— c’est un lâche… un égoïste !
— ah, si tu savais combien j’ai souffert… Combien il m’a coûté d’abandonner mon fils ! Mais cela, lui, mon fils l’ignore !
— tu le lui diras…
— voudra-t-il seulement me voir ?
— je saurai l’y obliger !
Karima la serre dans ses bras.
— ah, ma fille, sans toi, je ne sais ce que j’aurais fait ! (à suivre…)
K.N.

































29 janvier 2010
Histoire