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4.Histoires vraies -La Pierre du Couronnement

29 janvier 2010

Non classé

Histoires vraies
La Pierre du Couronnement (4e partie)

Résumé de la 3e partie : Ian Hamilton se fait accrocher par un garde à l’intérieur de l’abbaye, mais il réussit à lui faire croire qu’il s’est seulement retrouvé enfermé…

Dehors, il retrouve Kay et Gavin terrifiés, car s’ils sont trop loin pour avoir entendu, ils ont vu la scène. Ian les rassure, mais tous trois tiennent aussitôt conseil dans la voiture et ils doivent convenir que la situation n’est pas brillante. Il faut abandonner le plan initial : il n’est plus question que Ian Hamilton retourne à l’intérieur de l’abbaye en jouant les touristes. Le gardien risquerait de le reconnaître et, cette fois, il ne montrerait pas la même indulgence.
Alors que faire ? C’est Gavin Vernon qui propose la solution. Le pilier de rugby a toujours été un fonceur, un partisan de la manière forte. Il lance :
— On va entrer par effraction, ce sera plus glorieux. L’autre plan ne me plaisait pas. Je le trouvais trop sournois.
Les deux autres lui font remarquer que les portes ont l’air solides, Gavin balaie l’objection :
— Avec la pince-monseigneur et mes muscles, aucune ne résistera.
Tout est donc dit et, après avoir meublé comme ils pouvaient les deux jours d’attente, le trio se retrouve à bord de la voiture, le 25 décembre, à 4 heures du matin.
Il règne un brouillard dont Londres a le secret. De temps en temps, s’élève la voix avinée d’un pochard et, parfois, celle, bon enfant, d’un policeman. Toutes les conditions favorables semblent réunies.
La voiture est garée le long de l’abbaye, à un endroit théoriquement interdit, mais Kay reste au volant et, normalement, elle ne devrait pas être inquiétée. Les deux hommes sortent avec la pince-monseigneur, le reste de l’équipement de Ian n’ayant pas été jugé indispensable et ils s’attaquent sans tarder à la porte la plus proche.
Gavin ne s’était pas trompé : sa force, conjuguée à celle de Ian, est telle que, très rapidement, le lourd battant cède. Seulement le craquement est si fort que même Kay peut l’entendre depuis la voiture. Les deux Ecossais battent précipitamment en retraite, s’attendant à voir quelqu’un sortir du bâtiment. Plusieurs minutes s’écoulent sans qu’il se passe rien. L’abbaye de Westminster est vide, le veilleur de nuit doit être allé fêter Noël en famille. Ian Hamilton et Gavin Vernon s’avancent. Le grand moment est arrivé.
Les voici dans l’abbaye, progressant à pas de loup, à la lumière d’une seule lampe de poche. L’obscurité est totale, à part une petite lueur rouge au fond de la nef. Ian Hamilton, qui connaît les lieux, marche devant. Il se dirige sans se tromper vers la chapelle d’Edouard le Confesseur et s’arrête : c’est là.
Tous deux peuvent contempler, dans le petit faisceau de la lampe, le trône anglais du Couronnement. Il est à hauteur d’homme, reposant sur un socle. Quant à la Pierre, elle est juste devant eux ; sa masse gris sombre est encastrée dans le bas du siège. Pour les deux Ecossais, c’est comme un appel qu’elle leur lance. Fébrilement, furieusement, ils entreprennent de la dégager, de la délivrer de la prison où elle est enfermée depuis plus de six siècles.
Soudain, sur un coup de pince-monseigneur plus fort que les autres donné par Gavin, il y a un bruit de chute effrayant. Ian dirige sa lampe vers le sol et ne peut que constater la catastrophe. Un morceau de la Pierre du Couronnement, représentant environ un quart du cube, gît à terre. Gavin est accablé.
— J’ai brisé notre Pierre. Je suis un criminel ! (à suivre…)

D’après Pierre Bellemare

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “4.Histoires vraies -La Pierre du Couronnement”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Histoires vraies
    La Pierre du Couronnement (5e partie)

    Résumé de la 4e partie n Finalement Ian Hamilton et son complice, Gavin Vernon, entrent par effraction au musée, mais en prenant la pierre du couronnement celle-ci se casse…

    Mais Ian, qui s’est baissé avec la lampe, pousse une exclamation :
    — Ce n’est pas toi, regarde !
    Gavin Vernon se penche à son tour. Effectivement à l’endroit de la cassure, le grès est aussi sombre qu’ailleurs. La Pierre du Couronnement était brisée depuis longtemps, et on avait réuni les morceaux comme si elle était intacte. Les deux jeunes gens viennent de découvrir un secret de l’Histoire. Qui a fait cela ? Sans doute les hommes d’Edouard le Confesseur eux-mêmes. En tout cas, il n’y a pas de temps à perdre. Tandis que Gavin Vernon continue à extraire la partie principale de la Pierre, Ian Hamilton s’empare du fragment détaché et quitte les lieux pour le mettre dans la voiture.
    Il a la surprise de trouver celle-ci beaucoup plus près que prévu, presque juste devant la porte. Il ouvre la portière arrière et jette son fardeau sur le siège. En même temps, il s’adresse à Kay :
    — Qu’est-ce qu’il t’a pris de venir jusqu’ici ? Tu es folle ?
    — Un agent fait une ronde. Il m’a dit de circuler.
    Elle jette un coup d’œil dans son rétroviseur.
    — D’ailleurs, le voilà !
    Prestement, Ian prend place à côté de la conductrice et l’enlace tendrement, non sans avoir jeté un coup d’œil du côté de la porte de l’abbaye, qu’il a heureusement pensé à refermer. Le policeman ne tarde pas à arriver.
    — Eh bien, qu’est-ce qui se passe ici ?
    Ian Hamilton se détache de sa compagne pour lui adresser un sourire entendu.
    — Vous voyez bien. Soyez indulgent, c’est Noël.
    — N’empêche que vous n’avez pas le droit de stationner ici. Il faut circuler.
    Kay se dispose à obtempérer, quand le policier se ravise brusquement. Il enlève son casque, le pose sur le toit, s’assied familièrement sur le capot et allume une cigarette.
    — Vous avez raison, c’est Noël. Je vais rester un instant avec vous. Vous m’êtes sympathiques.
    Et les deux jeunes gens doivent bavarder avec lui, en ayant l’air d’être détendus et en tremblant qu’il ne découvre le morceau de la Pierre sur le siège arrière ou que Gavin ne sorte de l’abbaye pour voir ce qui se passe. Mais rien de tel ne se produit. L’agent termine sa cigarette et leur dit de partir, non sans leur avoir lancé un chaleureux : «Joyeux Noël !»
    Kay met en marche et revient après avoir laissé s’écouler un délai suffisant. Le policeman n’est heureusement plus là. Ian Hamilton se précipite dans l’abbaye, en se demandant ce qu’a pu faire Gavin pendant tout ce temps. Eh bien, il n’a pas perdu son temps ! Le colosse qu’il est a réussi à sortir seul la Pierre du Couronnement de son logement et à la tirer sur près de la moitié du trajet. Ian le met au courant des événements et s’aperçoit qu’en traînant son fardeau Gavin a laissé une large trace derrière lui.
    — On ne peut pas continuer à rayer comme cela. Il faut la mettre sur quelque chose. Prenons mon manteau.
    Gavin a un petit rire.
    — Tu as peur d’abîmer Westminster ?
    — Non, la Pierre…
    Les deux jeunes gens posent celle-ci sur le pardessus de Ian et tirent le lourd objet sans la moindre difficulté. Ils sortent et referment la porte de leur mieux. Kay, qui les a vus, arrive aussitôt. L’instant d’après, les deux morceaux de la Pierre du Couronnement sont dans le coffre de la voiture. Eux-mêmes sautent à l’intérieur. La jeune femme prend la direction de l’Ecosse, ils ont gagné ! (à suivre…)

    D’après Pierre Bellemare

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