RSS

LES «FENNECS» ÉCRASENT LES ELÉPHANTS Au bout du suspense, le rêve continue

26 janvier 2010

Non classé

LES «FENNECS» ÉCRASENT LES ELÉPHANTS

  Au bout du suspense, le rêve continue

Le pire puis l’absolument fabuleux. De l’enfer au paradis. Le pied. Et quel pied ! Logiquement sonnés, et on le serait à moins, par le premier but ivoirien à la 3é minute sonnante, les «verts» semblent perdus et mettent du temps, beaucoup de temps, à réagir.

Avant d’entrer doucement mais sûrement dans le match, de reprendre leurs esprits et repartir de l’avant. Devant, un bloc sûr de ses atouts, omniprésent, fermant à double tour les accès au but malgré la volonté enfin retrouvée des Algériens qui gagnent, au fil des minutes, des espaces. En se montrant plus présents. Plus menaçants malgré un manque d’inspiration évident dû, on le devine, à un scénario catastrophe écrit en début de partie par Salomon Kalou dont la réalisation, venue trop tôt (4e mn) suite à un joli mouvement offensif qui percera une défense «blanche» aussi brouillonne qu’approximative. Eteinte, genoux à terre, la sélection algérienne peine à se relever et multiplie les bévues derrière. On craint le pire à chaque accélération de Drogba et consorts qui n’arrivent heureusement pas à matérialiser leur ascendant grâce notamment à un Chaouchi exemplaire de courage qui finira par redonner confiance à ses équipiers, trop justes techniquement, manquant terriblement d’inspiration et particulièrement brouillons devant, en plus d’un entre-jeu étrangement absent en laissant l’initiative à une brochette de stars enhardies par ce but tombé du ciel juste à l’entame d’un match de pure folie. Qui prendra, au fil des minutes et d’un suspense intenable, une tournure invraisemblable dans ses ultimes instants avec deux buts sortis de la manche de véritables artistes. Pour faire entrer dans l’histoire un match finalement pas comme les autres. Qui aura tenu, une fois passée, sans trop de dégâts heureusement pour la bande à Saâdane, la longue période de flottement des « combattants du désert » qui finiront par trouver le chemin des filets juste avant la pausecitron sur un déboulé de l’intenable Matmour, et retrouver toute leur verve. Leur football. Cette rage de vaincre et la continuité dans l’effort de tous les instants, cette verve que confirmeront à leurs dépens, des « éléphants » trop rapidement assurés de leur coup pour rester dans le … coup. Un match plein comme on n’en fait pas beaucoup. Qui vous marque pour des générations. Sonnés puis à nouveau remis en scelle, Bougherra et ses camarades tiennent les rênes et s’en vont bousculer un super favori ivoirien à son tour dans le doute. En panne d’inspiration devant la fougue d’un adversaire héroïque de dévouement. Dans le bain, l’inusable Ghezzal, sur tous les coups et qui manquera de ce petit rien dans la finition, et son groupe s’en vont sortir leurs griffes, étalent toute l’immensité de leur talent et la puissance de leurs union indéfectible pour, arracher à… l’arrachée, le droit de continuer à vivre, disputer les prolongations avant de donner, au terme d’une fin de parcours ahurissante, une belle leçon de patience et de réalisme à une constellation d’étoiles subitement éteinte ou ne brillant que par à coups. Finalement piégées au bout de ce long suspense que le public algérien n’oubliera pas de sitôt. Retour d’enfer donc et l’intime conviction du devoir accompli après avoir tremblé et fait trembler ses supporters, pour un onze qui a su puiser dans ses immenses ressources morales pour signer un joli exploit qu’on croyait perdu avant cette tête rageuse de Magic Bougherra qui reprenait, victorieusement, imparablement, d’une tête rageuse, un centre de Belhadj depuis le côté gauche dans les dernières secondes du temps additionnel et rassurait, définitivement, une arrière-garde au bord de la panique au coup d’envoi. Un onze qui a eu le mérite d’inverser la tendance après avoir connu de longs moments de flottement avant de poser le jeu, créer le jeu. Imposer son jeu. En se faisant plaisir comme le lui recommandait un coach qui a su, pour sa part, gagner son match à distance avec le banc d’en face, en procédant aux changements qu’il fallait au moment où il fallait. Qui a eu, par exemple, le flair ou la main heureuse,d’engager l’auteur du but de la victoire, Bouazza et se permettre une autre carte gagnante lui permettant, l’homogénéité comme argument imparable, dompter des éléphants jouant sur leur réputation. L’auteur de la réalisation qui ramènera les «blancs» d’enfer, l’incontournable et imprenable tour de la défense, Bougherra, résumait à sa manière, en des termes tout de lucidité (la marque des grands assurément) en déclarant à chaud, en des termes à retenir, une partie folle, folle, folle : «Il fallait tout donner, ne rien regretter». En tenant le coup un peu plus de 130mn de jeu (si, si, les deux formations se sont menées une lutte acharnée, infinie, avec au moins une dizaine de minutes de plus que le temps règlementaire), il aura été, ses camarades et lui, exemplaires d’homogénéité face à un alignement de noms prestigieux. A la fin du premier tour et à l’heure des bilans, certains observateurs osaient (à juste titre ?) cette parabole en concluant, entre autres, que si cette 27e CAN devait s’arrêter là, la couronne de champion devait être, sans surprise, sur l’ensemble des trois matches, remise à l’Egypte qui avait fait, rappelle-t-on, le plein de victoires et de points. Après le combat homérique livré à la favorissime Côte d’Ivoire, les Meghni et autres Ziani, Halliche,Yebda, volent la vedette à leurs concurrents de toujours et mettent tout le monde d’accord qu’ils en sont les plus aptes en infligeant une belle claque aux incontestables (sur le papier du moins) N°1 du continent. Oubliée l’humiliation du Malawi, le gain petit du Mali ou la parodie de football face à l’Angola. A nouveau le bonheur pour une équipe qui a su se ressourcer, retenir la leçon et s’offrir un sacré client. S’engouffrer cette fois par la grande porte pour s’inviter dans le carré d’as et faire durer le plaisir. Entretenir le rêve fou d’un autre sacre après la victoire finale d’Alger 90. Nous faire encore vibrer. Le reste, tout le reste, ne sera que du bonus. On y croit.

Azouaou Aghiles

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...