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Les Algériens ne voient que le côté négatif des choses Au pays où «ça ne va pas»

24 janvier 2010

Non classé

Les Algériens ne voient que le côté négatif des choses
Au pays où «ça ne va pas»
Par Aziz Zamèche

Les Algériens ne voient que le côté négatif des choses Au pays où «ça ne va pas» zk5ejo

«Rien ne va plus», «C’est grave», «Il n y’a rien» ou encore «Ce n’est pas mon problème.» Ces expressions sont ancrées dans le vocabulaire des Algériens

et reflètent parfaitement la tendance vers le négativisme et la passivité. De nos jours, rares sont les citoyens qui essayent de voir le bon côté de la vie ou des événements et de l’actualité. Pour eux, tout est noir, mauvais et négatif. Partout, à la maison, dans les cafés, dans les quartiers et dans les bus, on ne parle que du mauvais côté de la vie. Il est rare qu’une personne raconte à son interlocuteur une bonne nouvelle ou évoque un sujet qui porte à l’optimisme. Cette tendance à la passivité, concerne toutes les couches de la société algérienne.
Les personnes âgées, les jeunes, les enfants, les femmes et même les intellectuels ne parlent qu’à la «voie négative». Curieusement, même la presse nationale nous a habitués à cette culture du négativisme. Les différents quotidiens ne rapportent, généralement, que les informations mettant en évidence l’erreur humaine, omettant les bonnes initiatives. Eh oui, il en existe même chez nous. Cette tendance s’étale aussi aux intellectuels algériens. La preuve est donnée par les rares romans et livres qui paraissent de temps en temps et qui ne tournent qu’autour de souvenirs de désastres, comme la période du terrorisme, les déceptions affectives, les échecs professionnels et autres. Décidément, la société ne veut pas voir le bon côté des choses et même l’élite ne semble pas épargnée par cette morosité générale. C’est à se demander si, dans un pays de 35 millions d’habitants, il n’arrive jamais que quelqu’un fasse une bonne action qui mérite un commentaire positif…

A. Z.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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6 Réponses à “Les Algériens ne voient que le côté négatif des choses Au pays où «ça ne va pas»”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    «Après moi, le déluge !»

    Habitude n Par la force des choses, les Algériens sont devenus adeptes de la terrible formule : «Je n’ai rien vu, rien entendu, rien dit».

    C’est tout un vocabulaire négatif que les Algériens utilisent pour discuter, échanger, faire des affaires, commenter… Des scènes d’incivisme se passent au quotidien sous nos yeux et personne ne réagit. Combien de personnes volées en pleine rue et nous faisons semblant de ne rien voir. On voit son voisin dans le besoin et on s’en réjouit. On demande à quelqu’un un avis ou un conseil concernant une question d’intérêt général et (le concernant lui-même), il hausse les épaules et répond «ce n’est pas mon problème… allez-voir ailleurs».
    Les gens ne se soucient guère des problèmes de leur communauté, de leur quartier, de leur pays, voire de leurs propres familles. Les commentaires des gens dans les endroits publics ne tournent qu’au tour de ce qu’une municipalité par exemple n’a pas réalisé. Ils ne commentent jamais un projet utile et nouveau dans leur quartier ou ville. Ces choses-là passent inaperçues et ne suscitent même pas un petit commentaire positif. «On ne fait que critiquer du matin au soir.
    On critique ses dirigeants, son voisin, son ami, son coiffeur, l’épicier du coin, sa femme, ses enfants, ses proches. Pour l’Algérien, tout le monde est mauvais, sauf lui, bien sûr…», commente un jeune chômeur rencontré dans un café à Alger qui reconnaît que lui-même, en faisant cette remarque, n’a fait, en fait, que «critiquer les autres». «Après moi, c’est la fin du monde», assume-t-il, toutefois. Si l’on demande à un ami par exemple comment il va, on ne le saura jamais tellement sa réponse est vague, souvent froide. Il se contente de deux mots : «Oui ça pourrait aller …».
    Au conditionnel, bien entendu. «Car lui-même ne sait pas s’il va bien ou pas. Il ne sait pas ce qu’il veut. Il n’a pas de but précis… Tout est vague dans sa tête», explique Berkane Hayat, sociologue au centre de préparation sportive militaire de Ben Aknoun. Concernant la tendance générale au négativisme chez les Algériens elle affirme que «certains, racontent un problème, un fait divers négatif ou une mauvaise nouvelle pour se soulager psychologiquement et se faire accepter par son entourage qui parle le même langage négatif que lui.
    Sinon, s’il parle de bonnes choses, les gens le prennent pour un «taré» qui se fait encore des illusions et garde encore espoir en dépit des conditions socioéconomiques désastreuses de notre pays. Autrement dit, la société le prendrait pour un naïf, un profane…»

    A.Z.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Berkane Hayat* à InfoSoir
    «Négativistes, par contrainte»

    InfoSoir : La société algérienne est-elle passive ?
    l H. Berkane : Oui depuis un certain temps. Les gens sont devenus plus pragmatiques et plus individualistes. Tout ce qui compte, c’est l’intérêt personnel et immédiat. Les affaires de la cité, de la communauté, c’est leur dernier souci. Mais même si l’Algérien agit ainsi, il est conscient de cette irresponsabilité et de cette passivité. Cependant, il ne peut rien faire pour changer les choses.
    Tout le monde agit de la même manière. Il doit suivre le rythme, sinon on risque de nuire à ses intérêts, voire à sa position dans la société. Agir dans l’intérêt de la communauté est aujourd’hui un comportement rare. L’Algérien est prêt à garder le silence et la discrétion par peur. Je vous cite un exemple : si un employé dans une boîte constate un cas de détournement, de dépassement ou autre, il est contraint de ne pas dénoncer car il a tout d’abord peur et pour sa sécurité et pour son poste.
    Il n’a pas d’autre alternative. Donc cette passivité et ce négativisme sont avant tout une contrainte avant d’être un vice ou une habitude.

    Y a-t-il un rapport avec les sequelles de la période de terrorisme ?
    l Oui évidemment. Les Algériens ont traversé une épreuve difficile. Cette décennie d’horreur a changé même leurs «instincts» et leur manière de raisonner. Beaucoup de phénomènes atroces sont banalisés et vulgarisés. Les Algériens sont devenus incapables de réagir aux mauvaises situations en cas d’urgence.
    Certains sont devenus même insensibles… Je doit dire aussi que la perte totale de confiance dans les pouvoirs publics et les politiciens a fait que l’Algérien ne croit à rien. Pour lui, tout n’est que mensonge et illusion. Cette situation a même déteint sur son entourage. L’Algérien ne croit pas son voisin, sa femme, ses enfants… Il doute de tout et est devenu négatif et passif dans ses actes, ses réponses, ses relations …

    Peut-on espérer regarder, un jour, le côté positif de la vie ?
    l Oui ! Il ne faut pas oublier que la conjoncture socioéconomique est socioculturelle est favorable à la passivité (elle constitue un terrain fertile au pessimisme).
    Le chômage, l’analphabétisme, la crise du logement, l’agressivité des médias étrangers, etc, constituent tout un ensemble de facteurs qui poussent les gens à ne plus s’intéresser qu’à ce qui les touche de près. Ils veulent survivre d’abord. Mais le retour de la gaieté et du dynamisme est conditionné d’abord par un développement culturel et économique.

    A. Z.

    *Sociologue au centre de préparation sportive militaire de Ben Aknoun

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Loin des yeux…

    n L’Algérien est-il en train de devenir insensible et passif même concernant les grandes causes internationales justes et humaines ? Les massacres commis au quotidien par les Israéliens à Gaza, les dizaines de victimes des kamikazes irakiens ne suscitent plus de commentaires comme avant ni des élans de solidarité comme c’était le cas par le passé. Tout le monde a en mémoire cet élan de solidarité manifesté par les Algériens, contrairement à d’autres peuples, lors de la première guerre du Golfe. Ils étaient des milliers à descendre spontanément dans la rue pour protester contre l’agression américaine contre le peuple irakien. Jeunes et moins jeunes, intellectuels et étudiants avaient même fait une collecte de sang et de produits alimentaires. De nos jours, les temps ont changé. Et c’est à peine si l’Algérien commente le dernier raid de Tsahal contre un village palestinien ou le nombre de victimes causé par un kamikaze irakien.

    A. Z.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Le mauvais exemple

    Tendance n La presse algérienne a habitué ses lecteurs aux articles qui traitent des problèmes de la société et des erreurs des politiques.

    Tous les journaux algériens réservent chaque jour de larges espaces aux problèmes du pays dans divers domaines. Nos éditions font souvent dans le «sensationnel» et les rédacteurs ne ratent pas la moindre occasion pour tirer à boulets rouges sur les responsables politiques de différents niveaux de responsabilité.
    Il est rare qu’un journal rapporte, et encore moins commente, une bonne initiative prise par un citoyen, une communauté. Et quand il le fait, il lui consacre un espace insignifiant. C’est comme si tous les Algériens, sans exception, ne faisaient rien de bon. Ce qui est, d’ailleurs, dénué de tout fondement car jusqu’à preuve du contraire, des bonnes volontés existent dans ce pays.
    Sauf que leurs actions, ils les font sans bruit et il appartient justement à la presse de rapporter ces initiatives susceptibles de servir d’exemple aux autres. Cette tendance négative de nos journaux ne laisse pas les lecteurs indifférents. «Depuis une dizaine d’années, la presse algérienne nous a habitués à consacrer ses ‘’unes’’ à des informations sécuritaires, de corruption et de mauvaise gouvernance. N’y a-t-il pas des gens dans ce vaste pays qui ont fait quelque chose de bien, qui ont rendu service ou qui ont investi et réussi dans leurs projets ? Pourquoi ne pas parler de ces choses-là dans la presse ?», s’indigne Mohamed, pharmacien à la rue Didouche-Mourad, au centre d’Alger. Il affirme qu’il n’achète le journal que pour lire les pages sportives et internationales. Mais même pour ces deux thèmes, Mohamed trouve que notre presse ne voit que le mauvais côté des choses : «On ne se focalise que sur les querelles entre les dirigeants et les joueurs, les scandales financiers et administratifs. On ne rapporte que les échecs de nos athlètes (certes nombreux), mais on ignore les exemples de discipline et les bonnes initiatives de certains dirigeants et athlètes.
    Mais il n’y a pas que la presse qui encourage, sans le vouloir, cette tendance. Notre culture aussi, affirment certains en mettant en avant la richesse du vocabulaire «passif» et «négatif» des Algériens. Toute une série de proverbes, de citations et de dictons incitent à ignorer son prochain, à ne penser qu’à son propre intérêt et à favoriser les solutions et les réponses faciles. Deux proverbes populaires sortent du lot : «koul ‘outla fiha khir (tout retard est porteur de bien)» et «el-moumen yabda fi rouhou (le vrai fidèle commence par lui-même)». Sans oublier la réplique qu’on prête au célèbre Djehha quand on lui a signalé que le feu s’est déclaré dans son village : «takhti rassi (qu’il épargne ma tête)»…

    A. Z.

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Silence on augmente !

    n L’exemple la hausse des prix survenue au moment où les prix du pétrole ont battu tous les records n’a, curieusement, fait réagir personne. Les Algériens ont tout accepté sans la moindre objection, à part les interminables commentaires faits le soir dans les cafés pour dire à son voisin ce que lui ont coûté les commissions du jour. Cela, contrairement à d’autres pays, qui n’ont pas de pétrole et où cette hausse des prix a été relativement inférieure, mais a fait réagir la rue, le mouvement syndical, la société civile et l’opposition.

    A. Z.

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Dr Kamel Taibi* à InfoSoir
    «Il n’existe pas de syndrome de la passivité»

    InfoSoir : La passivité est-elle pathologique ?
    K. Taïbi : Je ne sais pas ce que vous entendez par passivité. Mais si cela veut dire un désintéressement de la vie, un manque de dynamisme et de motivation, cela dépend de sa gravité. Parfois, on peut l’assimiler à des cas maladifs. Elle peut intervenir à la suite d’une dépression nerveuse, d’un choc affectif, Suite…d’un échec professionnel, un divorce, un décès, etc. Mais dans beaucoup de cas consultés à notre service, on n’a pas diagnostiqué des causes physiologiques ni psychologiques. Ce sont plutôt des causes sociopsychologiques. Problème de logement, célibat prolongé, chômage, complexes, phobies, expériences douloureuses, etc. Tout cela pousse l’individu à se désintéresser de son entourage immédiat et le pousse à penser négativement car l’inconnu et le futur lui font peur.

    Le syndrome de la passivité n’existe donc pas…
    Non ! Il n’y a pas une maladie qui s’appelle la passivité. Cette attitude manifestée par certains individus n’est que l’effet des maladies psychologiques et psychiques que je viens de citer, c’est à dire la dépression, les phobies, le stress, les complexes d’infériorité, etc. Ces maladies aussi ont comme causes d’autres facteurs extérieurs. Nous sommes donc dans un cercle vicieux… Pour le traitement, si on diagnostique les signes de l’un de ces cas, on recourt au traitement chimique par les psychotropes ou par la psychanalyse.

    * Médecin au CHU de Bab El-Oued

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