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Extraits du roman-«L’olympe des infortunes» Yasmina Khadra

19 janvier 2010

1.Extraits

Le jour se lève sans trop de conviction. Il sait que de l’autre côté de la ville, on ne le calcule pas. Pour les gens du terrain vague, tout ce qui brille n’est pas or et rien ne saurait le détourner d’une bonne cuite ou les faire renforcer à leur grasse matinée. Ach attend toutefois de voir le soleil s’extirper de l’horizon pour se mettre debout, un paquet délicatement mis sous le bras. -Où c’que tu vas ? s’enquiert Junior ensommeillé.

-La chienne à Bliss a fait des petits -Et alors ? -Il y a des usages, Junior. Junior écarte la toile cirée qui sert de moustiquaire pour reluquer le musicien. Ach est sur son trente-et-un. Il a enfilé son pardessus des grands jours, froissé certes, mais propre, mis une chemise qu’on ne lui connaît pas et accroché une cravate clownesque, rouge comme une langue de boeuf qui s’étale grossièrement sur son ventre. Il a fière allure avec son froc de chasseur aux poches bouffies, ses bottes nettoyées à l’eau de mer et la fleur en chiffon épinglée sur le col de son paletot. Junior n’est pas sûr, mais il lui semble que son compagnon s’est lavé la figure et donné un coup de peigne dans le nid de cigogne qui lui tient lieu de cheveux. -T’as l’air d’un sou neuf. -C’est pas méchant de soigner son image une fois par hasard, dit Ach avec humilité. Junior ne saisit pas la portée des propos du Musicien. Peut-être parce qu’ils ne l’intéressent pas vraiment. Il se contente de regarder autour de lui, s’attarde sur une colonie d’oiseaux détritivores en train de se chamailler autour d’un monceau d’immondices, puis il revient lorgner l’accoutrement du Borgne. -Tu comptes rester longtemps avec Bliss? -Ca m’étonnerait. Il est tellement désespérant. -On ira du côté du pont, après ? -On verra. Junior se relève en s’époussetant. -De toute façon, j’peux pas rester seul ici. Bliss est en train d’arracher la portière de son taudis – un vieux conteneur rejeté par les flots à la suite du naufrage d’un bateau de marchandises, deux décennies plus tôt. Son torse famélique et nu ruiselle de transpiration. Il continue de s’esquinter les mains sur la ferraille lorsque les deux hommes se laissent choir sur la dune, à deux mètres de lui. -Elle veut rien entendre, se plaint-il en redoublant d’efforts. -Faut peut-être la lubrifier, suggère Ach. -Avec quoi ?… Elle m’a fait le même coup l’an dernier. Il a fallu une massue et un cric pour la dérouiller. -Le Diable n’arriverait pas à fermer l’oeil là-dedans.Une vraie chaudière. J’essaye d’aérer. Finalement, Bliss laisse tomber et fait face aux deux hommes. Ach n’attendait que cette pause. Il se lève. Solennellement. Et dit, la gorge nouée d’émotion : -Haroun m’a informé que ta chienne a eu des petits. -De quoi il se mêle, çui-là ? -Il l’a dit sans arrière-pensée. Bliss dévisage tour à tour Ach et son protégé, à l’affût d’une quelconque connivence. Apparemment, ils ont l’air sincère. -Depuis que le cleb roux s’est amené, se lamente brusquement Bliss, elle n’a pas cessé de découcher. En plus, elle n’a pas eu que des petits rouquins. Y’ en a des noirs, des gris, des dominos… Et la nuit, tout une bande de clébards rappliquent par ici et rôdent autour de chez moi. C’est à peine si je ne me mets pas à hurler avec la meute moi aussi. Ach hoche la tête, compréhensif ; il compatit. De son pied, il remue la poussière. Sa voix arrive, flageolante. -Elle est là -Où veux-tu qu’elle aille ? -Je peux la voir ? -Pourquoi, fait Bliss sur ses gardes. -J’aime les chiots. Bliss dévisage le musicien, puis Junior, les trouve intriguants. Leur culot de débarquer sans préavis et de leur poser des questions sur un sujet qui ne les concerne pas le tarabuste. De toutes les façons, il a toujours été mal à l’aise avec les visiteurs, qu’il s’annoncent ou pas, qu’ils soient porteurs de bonnes nouvelles ou de guigne. D’ailleurs, pour lui, il n’y a pas de visite de courtoisie ; il n’y a que des instructions, des agressions, de violations d’intimité du voyeurisme agissant. Bliss est quelqu’un de secret. Il vivote en marge de tous. Ach qui a horreur des solitaires, le trouve buté, imprévisible et ingrat. En vérité, Bliss n’est pas comme ça et s’il ne s’implique pas dans la vie des autres, c’est juste pour préserver la sienne. On devine nettement, dans son regard fuyant, qu’il en a bavé dans une vie antérieure ; sa figure de fouine, ravinée de rides et de cicatrices, porte nettement l’empreinte d’une interminable enfilade de déconvenues. -Ca veut dire quoi, «j’aime les chiots» ? fait-il méfiant comme un crabe. -Exactement ce que ça veut dire : j’aime les chiots. -Ouais, mais pourquoi aujourd’hui, tiens ? -Parce que ta chienne a fait des petits hier et aujourd’hui on est venu les regarder de près. Y’ a rien d’autres, je t’assure. On ne va ni te les chiper ni leur porter le mauvais oeil. D’ailleurs, j’en ai qu’un et il porte pas plus loin que le bout de mon nez. -J’suis obligé de vous croire ? -Non, tu n’es pas obligé… Est-ce que tu nous laisses voir ta chienne, oui ou non ? T’es chez toi. T’es libre de nous recevoir comme de nous foutre dehors. On te forcera pas la main. On veut juste voir ta chienne, ni plus ni moins. Bliss hésite longuement avant de montrer une citerne éventrée. -Elle est derrière. Ach le remercie de la tête, avec une certaine obséquiosité, en portant la main à un chapeau imaginaire puis, rajustant le devant de son paletot, il redresse le cou et contourne dignement l’amas de ferraille. La chinenne est là, tapie dans une flaque d’ombre, sa tripotée de petits blottie contre ses m amelles. Elle lève la tête et ses sourcils en accent circonflexe se rabattent d’un cran. Ach s’accroupit. Il est tout tendresse. Il caresse le pelage d’un chiot que la faim combative de sa fratrie a projeté sur le côté. -Belle famille, reconnaît-il. -Tu parles ! glapit Bliss écoeuré. Ach se relève, contemple la chienne et ses petits. Puis il se retourne vers Bliss et, d’un geste noble, il lui tend le paquet. -C’est quoi ? fait Bliss prudent -Ouvre… -J’espère que ça va pas me péter à la figure. -Ouvre donc. Bliss prend le paquet entre ses doigts, avec les précautions soutenues d’un artificier tripotant une bombe artisanale, ensuite, après avoir puisé quelque garantie dans le regard du musicien, défait la ficelle. -Un fouet ! s’exclame-t-il. -C’est une laisse, dit Ach excédé. -Une laisse ? Pour quoi faire ? -C’est un cadeau. Elle a appartenu à mon chien, que Dieu ait son âme. Aujourd’hui, je te l’offre. Bliss extirpe la lanière, la tourne et la retourne. Son visage obtus, ses doigts émaciés et le creux de ses lèvres déplaisent outrageusement au musicien. -Je ne comprends pas, dit-il. -C’est un cadeau, je te dis, grogne Ach agacé par le peu d’enthousiasme dont fait montre Bliss. -Ah ! … Bliss déploie la lanière, l’étire, la fait claquer comme un fouet – au grand chagrin du Musicien – puis, il considère sa chienne, dubitatif. -Elle voudra jamais d’une laisse. Elle a trop de fierté. Ach n’en peut plus. Il pivote sur lui-même et s’éloigne furieusement. Junior doit courir pour le rattraper. -Crétin! Rustre ! Barbare ! Troglodyte ! maugrée le musicien en donnant des coups de pied dans le sable. Pas plus de courtoisie qu’un sanglier ! Junior donne lui aussi des coups de pied dans le sable, par une sorte de solidarité grégaire, sans vraiement comprendre ce qui met le musicien dans une colère aussi noire, en glapissant : -Crétin! Rustre ! Barbare ! -Quel ingrat ! -Quel ingrat ! -Pas même foutu de dire merci. -Ah ! ça, pour ce qui est de dire merci, avec Bliss, tu peux toujours prendre ton mal en patience… Qu’est-ce qui t’a pris de lui donner la laisse. Elle est tellement jolie. Et Ach, avec amertume : -C’sont les usages, Junior. Et puis, il ne naît jamais personne chez nous. Ach est intrigué. Le soleil est punaisé à ras l’horizon et il ne se passe rien sur la jetée. D’habitude, à cette heure-ci, on peut entendre les cris de sommation de Négus et entrevoir quelques silhouettes indolentes en train de se prendre pour des ombres chinoises. Or, c’est le calme plat. Ach a beau scruté les parages, il n’y décèle aucun signe rassurant. -C’est pas normal, dit-il. -Qu’est-ce qui s’passe ? fait Junior du fond du fourgon. -On dirait que les gars de la jetée ont foutu le camp. -Ils sont peut-être en train de pioncer. -Pas à cette heure-ci. Junior aperçoit la petite gueule fuselée d’une souris sous le réchaud à pétrole. Il s’aplatit davantage sur sa couche pour l’observer, mais l’animal s’éclipse, renversant dans son repli une vieille boîte de conserve vide que le musicien utilise comme gobelet. Ach marche jusqu’à la barrière rocheuse, grimpe sur une dune et, la main en visière, surveille la jetée qui évoque un territoire sinistré. -C’est pas normal, répète-t-il, de plus en plus inquiet. Le matin,Mama, qui fait bande à part derrière le dépotoir, a quitté sa réserve, Mimosa, son vieux compagnon, entassé sur une brouette. Mimosa est un soûlard permanent qui fait régulièrement sur lui.Mama est obligée de la transporter jusqu’à la plage pour le nettoyer. Elle le jette dans l’eau, le remue dans tous les sens, manquant parfois de le noyer, ensuite, elle le traîne par les pieds sur le sable et l’étend sur les rochers. Elle revient le chercher tard dans l’après-midi, une fois qu’il a séché au soleil. Hormis le petit manège de Mama, il ne se passe rien sur la plage ni sur la jetée. Un moment, Ach a songé à aller demander de quoi il retourne à Mama, mais il a craint de l’indisposer. Mama est un bout de sucre ; on la mettrait dans un verre d’eau qu’elle fondrait, sauf qu’elle est un peu parano. On lui demanderait l’heure qu’il est, qu’elle y décèlerait une insinuation désobligeante et, après, on ne pourrait pas l’arrêter. Ach l’appelle, «la boîte de Pandore». La meilleure façon de la garder fermée est de ne pas lui adresser la parole. -Et si on sortait notre tête dans la cour, Ach ? propose Junior. On enfoncera nos coudes dans le sable et on remuera nos orteils au soleil… -Il va bientôt faire nuit. -C’est pas un empêchement. -Sans blague ! Tu comptes remuer comment tes orteils au soleil dans le noir, Junior ? Junior se frappe le front avec le plat de la main. -C’est vrai, ce que j’suis con. -T’es pas con, Junior. t’oublies seulement de réfléchir avant de parler. Junior opine du chef. -T’as raison… Comment tu fais toi, pour réfléchir dans la seconde où tu parles ? J’ai jamais réussi, moi. -Ça va venir avec l’âge, tu peux te rendre utile? -Ça dépend. -J’aimerais que tu ailles jeter un oeil chez le Pacha. Junior éclate de rire. -Tu me feras pas marcher cette fois, Ach. -C’est très sérieux. Il se passe des trucs louches sur la jetée. Junior se met sur son séant et commence à gamberger en s’aidant de ses doigts. Ses sourcils montent et descendent sur son front à force de concentration. Depuis qu’il s’est fait avoir avec cette histoire de «main-poing» -dont il n’a toujours pas déchiffré le code- il se tient sur ses gardes. -Attends, attends, dit-il, y a quelque chose qui coince, là. tu m’interdis de traîner avec ces faux jetons, et maintenant tu veux que j’aille voir ce qui cloche chez eux. Ach vient se mettre en face de la portière. Junior lit dans l’oeil sain du musicien de la sévérité. A contrecoeur, il enfile ses savates et sort du fourgon en prenant soin de s’écarter ostensiblement du musicien. -C’est pas régulier, proteste-t-il. Tu me tends un hameçon, et quand je refuse de mordre dedans, tu me forces la main. Et il dévale la dune, à petits pas, certain d’entendre le musicien pouffer dans son dos. Ach ne pouffe pas. Junior atteint la barrière rocheuse sans être rappelé. Il continue de s’éloigner et ne décide de relever la tête qu’une fois de l’autre côté du dépotoir. Lorsqu’il arrive à la hauteur de la hutte de Mama, s’il s’aperçoit qu’il a oublié les raisons qui l’ont conduit de ce côté du terrain vague. Mama, qui était en train de savonner vertement son vieux compagnon, rentre aussitôt chez elle, signifiant à l’intrus qu’elle n’est là pour personne. Quant à Mimosa, il gît à proximité de la hutte, tel un bonhomme en chiffons. Junior se souvient qu’il doit aller voir ce qui se trame sur la jetée, rebrousse chemin jusqu’à la plage, emprunte un raccourci à travers les rochers nains que les vagues tourmentent. Le vent, à cet endroit, rugit comme une meute d’hydres éplorées. Junior doit se cramponner aux pierres pour ne pas perdre pied. Il débouche sur la crique et, là, il surprend Clovis juché sur un énorme galet en train de regarder tranquillement Haroun le Sourd barbotant dans les flots tumultueux. Ce dernier est balloté avec une rare férocité ; on ne voit que sa tête noire au milieu de l’écume en ébullition. -Mais il est en train de se noyer, s’écrie Junior en portant ses mains à ses tempes dans un geste d’effroi. Clovis hausse les épaules, arc-bouté contre ses genoux, pareil à un ogre penché sur son festin. -Je lui ai dit de ne pas y aller, se justifie-t-il sur un ton monocorde. -Qu’est-ce qu’il fiche là-dedans ? -Il voulait récupérer des oursins. Je lui ai dit que c’était pas une bonne idée avec la tempête qui se lève, il ne m’a pas écouté. Haroun tente désespérément d’atteindre le récif, mais les vagues tourbillonnantes l’entraînent vers le fond. De temps à autre, des ressacs le catapultent à travers une multitude de gerbes blanches contre les rochers et, avant que le pauvre diable ne trouve un support pour se hisser sur la terre ferme, les flots se replient et le ramènent au milieu de leur furie. Junior s’assoit à côté du géant et, tous les deux, comme devant un fait accompli, ils assistent à la noyade de leur voisin. -Tu penses pas qu’il faudrait le sortir de là ? s’enquiert Junior. -J’ai peur de l’eau, dit simplement Clovis. -Moi aussi… Il est en train de se noyer depuis longtemps ? -Ça fait déjà une bonne plombe. Pourtant, il sait très bien qu’il fait pas le poids devant cette mer démontée. Au lieu d’en finir, il s’entête. J’espère qu’on va pas y passer la nuit. J’ai pas que ça à faire. -M’est avis qu’il faut aller chercher de l’aide. -Ça servirait à rien. Il écoutera personne. Et puis, tous les gars sont partis à la recherche de Pippo. -Qu’est-ce qu’est arrivé à Pipo ? -Il est pas rentré de la ville. -C’est pas un endroit pour nous, la ville. -Le Pacha pense qu’il est arrivé malheur à Pipo, et ils sont tous partis à sa recherche. Y’ a que Négus qui est resté sur la jetée. Négus a dit qu’il faut quelqu’un pour garder la base. Il est en embuscade, là-haut. Il a failli me faire la peau parce que j’avais pas le mot de passe. Junior acquiesce de la tête et, tous les deux, ils se remettent à observer la détresse de Haroun qui ne se bat presque plus tant il est lessivé. -Pourquoi il fait que des conneries,Haroun ? dit Junior. Clovis ne répond pas. Il étale ses larges mains replètes et velues sur ses genoux, contracte les épaules et fixe patiemment le naufragé, décidé à ne plus rien dire jusqu’à ce que Haroun disparaisse pour de bon de la surface des flots . Une vague plus grosse que les précédentes arrive de très loin dans un roulement mécanique spectaculaire, domine le large au point de cacher l’horizon et se met à déferler lourdement sur le rivage. On dirait une interminable muraille mouvante déterminée à raser tout sur son passage. Elle monte, monte, engrossée de fiel et de vertige. Soudain, elle se dégonfle à quelques brasses de la crique et s’affaisse lamentablement, semblable à la montagne accouchant d’une souris. Dans un ultime soubresaut d’orgueil, elle tente de se prendre en main, happe Haroun au passage, le soulève si haut qu’il lui échappe de la crête et tombe sur les rochers. Lorsqu’elle se retire, bredouille et ridicule, le naufragé reste accroché au récif, disloqué et sonné, et ne remue plus. D’autres vagues rappliquent pour le reprendre, giclent furieusement dans les anfractuosités et ne parviennent qu’à l’éclabousser par endroits. -Même la mer ne veut pas de lui, dit clovis avec dégoût en se levant. Sur ce, il remonte jusqu’au sommet de la colline et disparaît. Resté seul, Junior continue d’observer Haroun qui ne bouge pas, puis il se souvient que la nuit ne va pas tarder et se dépêche de rejoindre Ach qui doit s’impatienter


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Extraits du roman-«L’olympe des infortunes» Yasmina Khadra”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    زياني لا يعاني من تمزّق عضلي: شاوشي يغادر المستشفى ويستفيد من الراحة
    عصام صحراوي

    غادر اليوم الاثنين 25 جانفي 2010، الحارس فوزي شاوشي المستشفى بكابيندا، بعدما استعاد وعيه في ذات اللّيلة التي دخل فيها المستشفى وتحديدا عند نهاية المباراة بين الجزائر وكوت ديفوار.
    وحسب مصدر طبّي، فإن الحارس شاوشي في أحسن حال مقارنة بنهاية المباراة، غير أنه استفاد من راحة مدتها يومين على الأقل، سيكون خلالها تحت المراقبة الطبية، للتأكد من تعافيه نهائيا، خاصة وأن شاوشي يشتكي أيضا من آلام على مستوى الظهر.
    ومنح الطاقم الطبي اليوم راحة لمدة يومين للحارس شاوشي، الذي غاب عن الحصة التدريبية رفقة كريم زياني بالملعب البلدي القديم بكابيندا، والتي خصّصها الطاقم الفني للاسترخاء، قياسا بالمجهودات الكبيرة التي بذلها اللاّعبون خلال المباراة أمام منتخب كوت ديفوار.
    ولم تتأكّد بعد إمكانية توظيف فوزي شاوشي في مباراة نصف النهائي، حيث أكد الطاقم الطبي بأن ذلك سيتحدد 24 ساعة قبل موعد المباراة على أقل تقدير.

    من جانب آخر، تأكد طبيب المنتخب الوطني بأن صانع الألعاب كريم زياني لم يتعرّض لتمزّق عضلي، وهو خبر أفرح كثيرا المدرّب رابح سعدان الذي يراهن على إشراك زياني في المباراة المقبلة، رغم أنه استفاد من راحة لمدة يوم

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. PlatiWm Dit :

    Êàòåãîðè÷åñêè íå ñîãëàñíà ñ àâòîðîì))

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