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CHEIKH MOSTEFA BENBRAHIM Le barde de la tribu des Béni-Ameur

18 janvier 2010

Non classé

Culture : CHEIKH MOSTEFA BENBRAHIM
Le barde de la tribu des Béni-Ameur

Cheïkh Mostefa Benbrahim était le héros et le modèle de la tribu de Beni-Ameur (d’ailleurs, la capitale des Beni- Ameur n’est autre que Sidi-Bel- Abbès) qu’il appelait la tribu verte et laquelle le lui rendait admirablement. Séducteur infatigable, ce poète et barde a créé toute une légende autour de son existence.


Le majorité de ses œuvres ont été un hymne à l’amour, à la vie et aux femmes auxquelles il a adressé des louanges. Elles avaient pour prénom Zohra, Fatma, Khadra, Aïcha, Mamya, Houria et particulièrement Yamina (dont les louanges ont été reprises en chanson par Ahmed Wahby), une femme qui fut sa passion et à laquelle il a consacré la plupart de ses poèmes. Devenu barde de l’Oranie et chantre des poètes, cheïkh Mostefa Benbrahim a produit une œuvre qualitative et quantitative qui fait partie du répertoire des grands du melhoun à l’exemple de cheïkh Hamada, El-Khaldi, Bouras, Ahmed Wahbi, Blaoui El- Houari, Khelifi Ahmed, Maâzouz Bouadjadj, Abdelkrim Dali, etc. Poète lyrique par excellence, il s’est inspiré de sa propre vie pétillante et passionnante. L’écrivain Abdelkader Bendamache s’est intéressé à ce chantre dans une œuvre intitulée Les grandes figures de l’art musical algérien, de deux tomes, parue aux éditions Cristal Print, et indique que les paroles du cheikh, de son vivant, subjuguaient les populations de l’Ouest et même de plus loin. Mostefa Benbrahim a été une source importante, dit-il, et une éminente référence à tous les interprètes et cheikhs du genre bédouin oranais, haouzi et moderne durant le XXe siècle. Ses œuvres restent toujours appréciées et recherchées. Les œuvres les plus marquantes sont, entre autres, El-Goumri, Dellil ki toual, Yamnna, Fi wahran skna ghouzali, Khadra ya naci, Dekhette lel mdina, Gueblou bel houria, El-Miloud el-miloud, Gualbi lefeker lewtane, Ya ouelfi mouhal,etc. Cheïkh Mostefa Benbrahim n’a jamais enfreint les règles de sa communauté, ni même trahi qui que ce soit, il avait toutefois un démon qui le titillait et le faisait vivre toujours dans la joie, le bonheur, le plaisir en recherchant la compagnie de la gent féminine. Les sentiments qui se dégagent de ses poèmes sont tels qu’à son retour du Maroc, où suite à des démêlés avec la population et un différend avec l’administration française, entre autres, il est resté 5 longues années, il est reçu par la fantasia (goum) de Ouled Slimane, ce qui représentait à l’époque une marque de respect et de haute considération. Cheïkh Benbrahim a été un goual recherché pour la justesse de ses mots, de ses verbes chauds, des situations émouvantes qu’il dépeint, et des louanges poignantes qu’il adressait à ses compatriotes. Ce prestige lui fit une place privilégiée parmi les siens en plus de son rang social et de son extrême sensibilité. Ce chantre unique en son genre est né vers 1800 à Boudjebaha El-Bordj, une petite localité située à 30 km au nord de Sfisef (Sidi-Bel-Abbès). Il effectuera une scolarité studieuse et son père instituteur (derrar) de son état lui apprit le Coran dès son jeune âge. Il l’incita à entreprendre des études en droit musulman et en théologie auprès du professeur et magistrat Si Mhamed Beriour. Cheïkh Benbrahim s’installe comme cadi (magistrat) dans son village natal. Il sera par la suite nommé par l’administration française en qualité de khalifa et caïd dans les localités de Ouled Slimane et de Ouled Balagh vers 1835. Mostefa Benrahim avait une personnalité controversée, mais ses œuvres poétiques sont là pour témoigner de sa verve et de son génie qui l’ont distingué des autres poètes populaires. Le succès n’était guère fortuit, car ses vers ne sont autres que l’expression profonde et sincère des vertus et autres valeurs de sa tribu. Un autre éminent écrivain, Azza Abdelkader, de Sidi-Bel- Abbès, a produit une œuvre en deux volumes parue aux éditions Sned en 1979 intitulée Mostefa Benbrahim, barde de l’oranais et chantre des Beni Ameur, thème de sa thèse de doctorat d’Etat ès lettres qu’il a soutenue en 1963 à l’université de la Sorbone (Paris/France). Mostefa est mort en 1867, emporté par la maladie. Il repose dans le cimetière du Mcid (Sidi- Bel-Abbès). On ne lui connaît pas de descendance et ce sont ses neveux qui continuent de perpétuer le personnage qui a marqué des générations.
A. M.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/01/18/article.php?sid=94418&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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8 Réponses à “CHEIKH MOSTEFA BENBRAHIM Le barde de la tribu des Béni-Ameur”

  1. Mallel Dit :

    Bjr l’édition Diwane de Mostefa ben brahim est tres récent ceux qui on réuni ces poésies se sont trempé car il ya bcp de poesie de cheikh el khaldi personne n’a réuni ses œuvres et personne ne peux le faire car c un océan et cheikh el khaldi n’a pas besoin de chanter les poésies des autre car avant bien qu’il fini son café qu’il a déjà fini d’écrire une poésie jaya tchali c lui ,twil regba, matwal lil ki twal, jar alya lham, bakhta, Ya kess chanter par Amed Saber c lui est bcp d’autre chanter a Oran car il s’est installé en 1946 a Oran quand il a quitté sa ville natale Mascara il a été contacté par Ahmed Wahbi , Ahmed saber , Blaoui H, rien que pour Bakhta il a écris plus de 60 poésies sont parler des autres sujets jusqu’à maintenant il sont pas pus réunir ts ses poésies

  2. naima Dit :

    Mostefa Ben Brahim, Il est né à Boudjebha un Douar à El Gaada dans la commune de Zahana (Saint-Lucien), El Gaâda à 40 km au sud-est dans la banlieue d’Oran. Et Zahana située à 32 km au sud-est dans la banlieue d’Oran.

    Safa appartient à des fractions des Chorafas d’Al Mahaja, Chérif idrisside , poète et imam formé à la Zaouïa Derkaouia Al Mahajia, il enseigne à des milliers de tolbas, les sciences religieuses et linguistiques. Son tombeau avec un mausolée (Goubba), Safa il a citées dans c’est textes juste yamina sa femme, Zohra sa mère ou Kheira sa fille.

    L’administration française l’installe en qualité de caïd de la ville, Chez Beni Ameur c’est une tribu de Sidi-Bel-Abbès.

    Le mausolée (Goubba) de Mostefa Al Mahaji se trouve dans le cimetière du village El M’Cid(école coranique).

  3. arabi Dit :

    Cher ami Mellal , soyons sérieux . Cheikh A Khaldi n’était pas encore né , que des poèmes de M Ben Brahim était déja connus et chantés comme « matouel dellil » par exemple . Ce chauvinisme est mal placé d’une part , et d’autre part nous aimons et M .Ben Brahim et A. Khaldi , pour leur apport au Melhoun , comme tous les autres avant ou après eux.C’est donc vous qui êtes dans l’erreur . Bien à vous ; et sans rancune.

  4. Mokhtar Dit :

    Bonjour mr Arabi moi je suis tout a fait daccord avec Mr Mallal Beaucoup de poèmes de cheikh el khaldi et d’autres poetes de la région de Mascara,qui a était le fhare du malhoune, se trouvent dans des diwans de d’autres poétes par erreur ou exprés je ne sais pas comme Mostefa ben brahim, Ben M’saïb, ben triki et d’autres, je ne dis pas ça parce que je suis de Mascara c’est loin de moi mais par Preuve à l’appui, c’est un livre qu’il faut pas un petit commentaire ici donc si il y a un écrivain sérieux qu’il me contacte par mail
    mokhtar33@laposte.net

  5. ouired Dit :

    d »aprés les commentaires que je viens de lire j’attire votre attention que l’histoire du grand poète SAFA est une légende pour bien m’expliquer nous venons de terminer la première épisode a travers une émission GAADAT BLAD A LA RADIO DE SIDI BEL ABBES a laquelle a donné une idée genérale sur la vie du poète totalement oublié, toutes ses aventuresd’aprés les analyses de ses poesies nous avons constaté une pure vérité de ce qu’a vécu ce grand personnage lequel a l’heure actuelle influence les sages . pour plus d’informations des suites vous serons données

  6. م.مختار Dit :

    السلام عليكم اقدم لكم جزءمن الجزءالاول من بحثي وهو على صفحتي وأماالقصيدة يابن سيدي يا خويا لشيخ بن يخلف ابوطالب غناها أوراد بومدين مع السيدة نورة وأضاف اليها منطقة بلعباس لكونه عباسي وهذا مايفعله أغلب المغنيين والقصابين والذين تناولونها من بعده أضافوا اليها اسم شاعر من بلعباس بن براهيم حتى غناها المطرب الكبير أحمد وهبي الا أنهم نسوا أن الشيخ بن يخلف يتحدث في هذه القصيدة عن مشاركة الجنود الجزائريين الى جانب فرنسا في حربها ضد المانية في الحرب العالمية الثانية وذكرالجبهة االشرقية والجبهة الغربية واختلاط البنات مع الذكور في المدارس لانه عيش هذه المرحلة أما الشاعر مصطفى بن براهيم توفى قبل هذا بقرن ونسبوا اليه أيضا قصيدة هذا اليوم سعيد مبارك يايمينة وهي لشيخ عبد القادر الخالدي فحولوا كلمة أسفا أي تتأسف الى أصفا والمعنى يختلف والامثلة في ذلك كثيرة لا تسع لها هذه الصفحة وحتى في زماننا حدث مثل ذلك بحيث نسب الشاب يزيد دوان الشاب زرقي الى نفسه والقرائن تبين انه لكل شاعر بصاماته وخصوصياته التي تميزه على الاخرين وشعراء نفس المنطقة لهم خصوصيات تختلف عن منطقة أخرى حتى الكلمات مثلا الزرويط ولاقي يا ربي لاقي وثرن نبيتك شلا يضحى وغيرها فهي من قموس شعراء معسكر فان وجدتها في ديوان شاعرأخر فالقصيدة مشبوهة وما أكثرها وبالخصوص في الدواوين التي جمعت بعد الاستقلال وللاسف شعبنا ليبحث ولا يتحرى بل أصبح كل ما يقرؤه ويسمعوه من المسلمات حتى ولو كان ذلك غريبا وكأنه لايعرف معنى السرقة والسطو في بيئته وأترك الباقي للباحثين والمهتمين بهذا التراث لتصحيحه
    وهذا مثال من خلال هذا الفديو على سرقة الاشعار
    http://www.dailymotion.com/video/xeupvl_bedoui_music

  7. Halal vitamins Dit :

    Cheikh motefa ben brahim est un mahaji idrrisside et non de la tribu des beni ameur. Wal salam aleikum Dr Idrissi-Mehadji

  8. djellat Dit :

    j’aimerais lire ses poemes si c’est possible
    merci

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