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Violence à l’égard des femmes -Quand la loi n’y peut rien

14 janvier 2010

Non classé

Violence à l’égard des femmes
Quand la loi n’y peut rien
Par Samia.B

Violence à l’égard des femmes -Quand la loi n’y peut rien bo9efg

Phénomène : La violence à l’égard des femmes est une réalité dans notre pays. Le phénomène prend de plus en plus d’ampleur depuis quelques années.

Plusieurs organisations féminines n’ont eu de cesse de crier haut et fort «non à la violence à l’égard des femmes», «non à toutes formes de discriminations, de marginalisation, d’agressivité», enfin «non à la hogra». Depuis de nombreuses années, elles dénoncent le silence et plaident pour l’égalité entre l’homme et la femme pour briser tous les tabous et mettre fin à la violation des droits de la femme.
Ces organisations doivent être suivies dans leur combat par l’ensemble de la société civile afin de relever le défi et d’atténuer l’ampleur de ce phénomène qui a pris des proportions alarmantes dans notre pays.
La violence contre la femme en général et la jeune fille en particulier est due principalement au fait que notre société depuis quelque temps, en voulant changer son mode de vie, a perdu ses repères. Les résultats ne peuvent donc être autre chose que ce qu’ils sont aujourd’hui après que la plupart des Algériens eurent renoncé à ses valeurs morales.
Il est indiscutable, que si une communauté brade ses traditions, elle perdra systématiquement sa personnalité. Les statistiques ont montré qu’il y a une nette progression du viol malgré les mesures rigoureuses prises à l’encontre des violeurs. Certaines affaires sont introduites en justice, tandis que beaucoup ne le sont pas et tournent au drame ou au scandale au sein même de la famille de la victime. Pour des motifs injustifiables, des femmes sont battues par leur mari, comme il se trouve ces derniers temps que bon nombre de jeunes filles sont souvent victimes de harcèlement sexuel en milieu professionnel.
Il est aussi vrai que de nombreuses femmes et jeunes filles sont exploitées dans des tâches pour lesquelles elles sont sous-payées et exercent sans aucune couverture sociale. L’obligation de fournir la preuve du harcèlement sexuel au travail est la raison principale qui empêche les victimes de recourir à la justice.
Soit un véritable dilemme pour de nombreuses victimes qui souffrent en silence. Pour le viol et l’attentat à la pudeur, la législation prévoit de lourdes peines, mais le phénomène n’est pas près de s’estomper. Le Code pénal prévoit des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme à l’encontre de toute personne coupable d’un tel acte.
Dans l’article 336 du code pénal, il est stipulé : «Quiconque a commis un viol est puni de la réclusion à temps, de cinq à dix ans. Si le viol est commis sur une personne mineure, la réclusion à temps est de dix à vingt ans de prison.»
Cela en ce qui concerne le côté juridique de l’acte. Cependant, il faut reconnaître que si le viol est en nette progression ces derniers temps, d’abord en raison d’une situation sociale qui pousse les gens au pire, c’est aussi à cause de l’insouciance et de l’irresponsabilité parentale vis-à-vis de leurs enfants mineurs auxquels une liberté incontrôlée est accordée.

S.B.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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5 Réponses à “Violence à l’égard des femmes -Quand la loi n’y peut rien”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Témoignages de victimes : «Si c’était à refaire !»

    Amina, une femme de 30 ans vivant à Alger, a été victime d’un viol. Elle en témoigne : «J’ai été violée par mon supérieur hiérarchique sur mon lieu de travail, il y a presque six mois. Depuis ce drame, j’ai quitté mon emploi et je préfère digérer mon mal en attendant des jours meilleurs.»
    Une autre femme plus jeune, Zina, 25 ans et étudiante en Kabylie, affirme qu’elle a été violée par un ami auquel elle faisait une totale confiance. «Il m’a amenée en voiture, le mois dernier, à la campagne où nous avons passé d’agréables moments. Mais à ma grande surprise, mon ami a commencé à divaguer sous l’effet de l’excitation, ce qui l’a conduit à recourir à la force physique pour détruire mon existence.» Zina fait savoir qu’elle n’a pas déposé plainte contre son violeur de peur d’aggraver la situation. «Le recours à une plainte pourrait aboutir à un règlement de compte entre familles et je préfère prendre mon mal en patience», soupire-t-elle. Maya, étudiante à l’université de Bouzaréah (Alger) se rappelle le jour où elle a été emmenée par son copain dans l’appartement de sa sœur. «C’était un homme divorcé avec deux garçons à charge. Il a brisé ma vie, il m’a été difficile de surmonter l’épreuve de la perte de ma virginité. Et il a trouvé le moyen de me lancer à la figure : «Et oui ! Ma chérie, c’est le prix à payer quand on joue avec le feu !» J’ai caché cette vérité pour ne pas entacher l’honneur de ma famille.
    D’ailleurs, le jour où mon cousin m’a demandé en mariage, j’ai refusé en prétextant que je devais continuer mes études. J’ai juré d’épouser un étranger pour enterrer mon passé.» Linda, étudiante en 3e année de littérature française, n’a jamais oublié son drame. Elle avait à peine 13 ans quand un homme, la quarantaine, a abusé d’elle.
    Elle dit avec beaucoup de peine : «Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais dénoncé cet homme qui a détruit mon avenir juste pour me venger de lui. Je suis marquée à vie puisque j’ai été obligée de quitter la maison de mes grands-parents. Ma mère était choquée par mon départ, elle qui était si malheureuse après sa séparation d’avec mon père.»
    R. journaliste, relate son histoire : «Cela remonte à la fin du mois de ramadan. J’ai été agressée violemment par deux jeunes voyous qui se baladaient avec leur chien à El-Biar (Alger). J’étais à l’arrêt de bus quand l’un s’est attaqué à moi en me traitant de prostituée. Dieu merci, un bus est arrivé et je suis montée. Malheureusement, l’un d’eux est monté dans le même bus avec son chien et il m’a battue avec rage devant tous les passagers sans qu’aucun intervienne. Seul le receveur s’est approché de moi en criant furieusement : «descendez de mon bus !» J’ai reçu des coups de pied, des coups de poing en plein visage, j’avais des bleus partout. Un certificat médical m’a été délivré par un médecin légiste et j’ai déposé plainte contre ces deux bandits et, bien sûr, contre le receveur du bus.»

    S. B.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Les chiffres de la honte

    Réticence n Elles sont de plus en plus nombreuses, les victimes de viol qui hésitent à recourir à la justice pour poursuivre leur bourreau.

    Le viol n’est malheureusement pas la seule forme de violence que subissent les femmes que ce soit dans le milieu familial, professionnel ou universitaire. Les causes réelles de cette montée du nombre d’agressions sexuelles et autres ne sont pas clairement identifiées quoique d’une manière générale, le chômage, la perte des valeurs morales, l’absence d’une politique résolue pour résoudre les problèmes de logement et de l’emploi, bref, le désespoir chez bon nombre de gens les poussent à l’immoralité.
    Tout le monde s’accorde à dire que la sensibilisation et la prévention restent le seul moyen véritablement efficace de lutte contre ce fléau. Selon des statistiques de la Gendarmerie nationale, 312 femmes ont été victimes de viol en 2007, contre 229 en 2006.
    Presque la moitié des crimes a été commise sur des mineures, puisque 137 ont été violées en 2007 et 134 en 2006. Par ailleurs, il a été constaté la prédominance de ce crime chez les hommes âgés de plus de 40 ans.
    Pour les 8 premiers mois de l’année en cours, pas moins de 184 viols ont été enregistrés à travers le territoire national, en plus de 174 cas d’attentats à la pudeur dont des femmes ont été victimes, toujours selon la Gendarmerie nationale. Selon la même source, il a été recensé près de 59 cas de racolage sur la voie publique.
    Ce triste tableau qui a été présenté par les services de la gendarmerie nationale témoigne, encore une fois, du calvaire vécu au quotidien par la femme, ce qui devrait inciter les pouvoirs publics à revoir leur feuille de route en matière d’éducation et de sensibilisation.
    S’agissant ici d’un phénomène étranger à nos valeurs et à nos coutumes, il faut dire que la responsabilité de la décadence des mœurs incombe en premier lieu aux familles, et à toute la collectivité nationale.
    A titre de rappel, en 2007, il a été enregistré un nombre effarant d’affaires de viol introduites en justice.
    334 affaires de ce genre ont été enregistrées à travers les différentes juridictions du pays. Les mineurs sont les premières victimes du fait qu’ils sont la proie privilégiée des délinquants sexuels.
    Selon le bilan de la gendarmerie nationale, la wilaya d’Oran est placée en tête de ce phénomène. Cette ville est affectée par plusieurs maux sociaux : drogue, alcool, commerce du sexe et depuis quelque temps, elle est le fief des «violeurs», avec 19 affaires en 2007, contre 37 en 2006.
    Toujours à l’ouest du pays, les wilayas de Mostaganem et de Tiaret se placent derrière Oran avec 17 affaires de viol chacune.
    Par ailleurs, on croit que trois wilayas seulement, à savoir Ghardaïa, Tindouf et Illizi, sont encore préservées de ce genre de crime. Selon l’étude menée par la cellule de la gendarmerie nationale, les villes à forte densité humaine sont les plus touchées par ce phénomène.

    S. B.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Les chiffres de la honte

    Réticence n Elles sont de plus en plus nombreuses, les victimes de viol qui hésitent à recourir à la justice pour poursuivre leur bourreau.

    Le viol n’est malheureusement pas la seule forme de violence que subissent les femmes que ce soit dans le milieu familial, professionnel ou universitaire. Les causes réelles de cette montée du nombre d’agressions sexuelles et autres ne sont pas clairement identifiées quoique d’une manière générale, le chômage, la perte des valeurs morales, l’absence d’une politique résolue pour résoudre les problèmes de logement et de l’emploi, bref, le désespoir chez bon nombre de gens les poussent à l’immoralité.
    Tout le monde s’accorde à dire que la sensibilisation et la prévention restent le seul moyen véritablement efficace de lutte contre ce fléau. Selon des statistiques de la Gendarmerie nationale, 312 femmes ont été victimes de viol en 2007, contre 229 en 2006.
    Presque la moitié des crimes a été commise sur des mineures, puisque 137 ont été violées en 2007 et 134 en 2006. Par ailleurs, il a été constaté la prédominance de ce crime chez les hommes âgés de plus de 40 ans.
    Pour les 8 premiers mois de l’année en cours, pas moins de 184 viols ont été enregistrés à travers le territoire national, en plus de 174 cas d’attentats à la pudeur dont des femmes ont été victimes, toujours selon la Gendarmerie nationale. Selon la même source, il a été recensé près de 59 cas de racolage sur la voie publique.
    Ce triste tableau qui a été présenté par les services de la gendarmerie nationale témoigne, encore une fois, du calvaire vécu au quotidien par la femme, ce qui devrait inciter les pouvoirs publics à revoir leur feuille de route en matière d’éducation et de sensibilisation.
    S’agissant ici d’un phénomène étranger à nos valeurs et à nos coutumes, il faut dire que la responsabilité de la décadence des mœurs incombe en premier lieu aux familles, et à toute la collectivité nationale.
    A titre de rappel, en 2007, il a été enregistré un nombre effarant d’affaires de viol introduites en justice.
    334 affaires de ce genre ont été enregistrées à travers les différentes juridictions du pays. Les mineurs sont les premières victimes du fait qu’ils sont la proie privilégiée des délinquants sexuels.
    Selon le bilan de la gendarmerie nationale, la wilaya d’Oran est placée en tête de ce phénomène. Cette ville est affectée par plusieurs maux sociaux : drogue, alcool, commerce du sexe et depuis quelque temps, elle est le fief des «violeurs», avec 19 affaires en 2007, contre 37 en 2006.
    Toujours à l’ouest du pays, les wilayas de Mostaganem et de Tiaret se placent derrière Oran avec 17 affaires de viol chacune.
    Par ailleurs, on croit que trois wilayas seulement, à savoir Ghardaïa, Tindouf et Illizi, sont encore préservées de ce genre de crime. Selon l’étude menée par la cellule de la gendarmerie nationale, les villes à forte densité humaine sont les plus touchées par ce phénomène.

    S. B.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Nafisa Lahrache* à InfoSoir
    «La pauvreté n’explique pas tout»

    InfoSoir : Quel constat faites-vous du phénomène de la violence contre la femme ?
    l Nafisa Lahrache : Selon les statistiques de la Sûreté nationale, ce phénomène est classé comme suit : la violence conjugale occupe la première place, la violence à l’égard des mineures (un jeune qui viole sa petite amie ou copine, par exemple), arrive en deuxième position, le harcèlement sexuel en milieu professionnel est classé au troisième rang. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le nombre de femmes victimes de violence sexuelle augmente chaque année, sauf qu’il faut reconnaître que beaucoup d’entre elles hésitent à recourir à la procédure judiciaire pour poursuivre leurs bourreaux. Peut-être en raison de l’obligation de fournir une preuve, mais aussi à cause des préjugés et des stéréotypes qui caractérisent notre société et qui induisent une sorte de peur chez les victimes qui refusent de dénoncer ces actes criminels. Au travail, il est rare que la victime signale le harcèlement, d’abord parce qu’elle n’a pas de preuve matérielle, et même si elle en a, parfois, cela risque de se retourner contre elle et de victime elle devient coupable. En outre, les gens témoignent peu, car ils ont peur de perdre leur travail. C’est pourquoi la loi doit évoluer pour assurer la protection des témoins.

    A qui incombe la faute ?
    l C’est la responsabilité de tout le monde, pas uniquement des organisations et des associations. Prenons l’exemple de la femme qui est battue par son fils. Est-ce une honte de dénoncer le fils ? Non ! La femme qui l’est par son mari doit également se défendre en s’adressant à la justice. En outre, il faut savoir que la société est en train de traverser une période difficile et une crise multiforme et multidimensionnelle. Sur le plan social, la dégradation des valeurs, la perte des repères, le manque de sensibilisation font que beaucoup de jeunes filles mineures sont seules responsables de leur comportement. Les choses doivent changer. En vérité, l’homme n’est pas l’ennemi de la femme, il est sa moitié. Hier, hommes et femmes, côte à côte, ont combattu le colonialisme. Aujourd’hui, c’est l’Algérie qu’ils doivent bâtir ensemble.

    La pauvreté n’est-elle pas en cause ?
    l Dire que les agresseurs ou les violeurs sont généralement issus des milieux défavorisés ou vivent des conditions socioéconomiques difficiles n’est pas tout à fait faux. Mais ce n’est pas tout à fait juste, non plus. Le chômage, le décès du père, la drogue, la frustration y sont pour quelque chose… Mais il existe de nombreux facteurs à prendre en considération. L’agressivité en milieux scolaire et estudiantin est une autre forme de violence depuis que certains enseignants en usent, ce qui a engendré une forme de réciprocité en matière de brutalité dans un milieu censé être celui du savoir et de la connaissance.

    S. B.

    *Présidente de l’association femme en communication

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  5. Louiza Dit :

    La loi n’y peut rien contre ce fléau , cette loi qui est censée nous proteger , nous proteger contre l’irréparable ,la solution c’est de se munir de gardes fous , créer notre propre securité , mieux vaut prévenir que guerrir et notre comportement y est pour beaucoup , ne jamais se laisser faire sous pretexte que nous sommes des femmes , bien au contraire il faut dénoncer , et ne jamais hesiter à en parler et que dieu nous garde .

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