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12.Liens du sang, liens du cœur (12e partie)

14 janvier 2010

Histoire

Ainsi va la vie
Liens du sang, liens du cœur (12e partie)
Par K. Yerbi

Résumé de la 11e partie : Karima accouchera puis abandonnera son enfant, telle est la décision de Slimane, le père.

La mort dans l’âme, Karima accepte la décision de son père. elle continue à aller à l’université, puis, quand la grossesse est apparente, elle prend un long congé de maladie. Elle ne reprendra ses études qu’après l’accouchement.
Karima supporte mal la claustration et surtout le fait d’abandonner son bébé. Car, cet enfant qui lui donne des coups de pied dans le ventre, elle commence à le prendre en affection.
Sa mère la surprend un jour, en train de se caresser le ventre.
— que fais-tu ?
— il me donne des coups de pied !
Daouia s’approche. Elle touche le ventre de sa fille.
— c’est un garçon, dit-elle.
— comment peux-tu le savoir, je n’ai pas fait d’échographie !
— je le sens. Il est fort, ce sont les coups d’un mâle !
Karima rit, mais sa mère change aussitôt de ton.
— tu ferais bien de ne pas t’attacher à lui !
— mais…
— ne pense pas à lui !
— mais il est dans mon ventre, il fait partie de moi !
— je te dis qu’il ne faut pas t’attacher à lui, puisque tu seras obligée de l’abandonner !
— Pourquoi l’abandonner ?
Daouia regarde sévèrement sa fille.
— nous en avons déjà parlé !
— je travaillerai pour lui !
— c’est impossible !
— je l’élèverai.
— ce serait compromettre tes chances de te marier !
— je ne veux pas me marier !
— tu dois te marier !
— bon, je me marierai.. Vous vous occuperez de lui, papa et toi !
— et que dira-t-on quand on nous interrogera sur lui ? Que c’est un enfant illégitime ? Que c’est notre fille qui l’a mis au monde ?
— tu n’as pas besoin de le dire !
— mais alors, d’où nous vient cet enfant ?
— vous l’avez recueilli !
— tu plaisantes ? Personne ne voudrait nous croire… Et puis, nous ne saurions pas, ton père et moi, l’élever… Nous sommes trop vieux !
Karima veut parler.
— ne dis rien…
— mais…
— non, on ne changera pas d’avis ! Tu dois abandonner ce petit ! (à suivre…)

K. Y.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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6 Réponses à “12.Liens du sang, liens du cœur (12e partie)”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (13e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 12e partie n Karima doit rester à la maison, en attendant le terme de sa grossesse. Sa mère lui rappelle qu’elle ne doit pas s’attacher au bébé qu’elle abandonnera à la naissance.

    Elle est prise de douleurs dans la nuit. Elle va réveiller ses parents.
    — j’ai mal !
    Comme elle a commencé à perdre les eaux, son père appelle une ambulance.
    On la descend. Sa mère l’accompagne. Dans la clinique qui s’est chargée de sa grossesse, on la dirige vers le bloc opératoire.
    — maman, j’ai peur !
    — il ne t’arrivera rien !
    Comme l’enfant se présente par le siège, on doit lui faire une césarienne.
    Quelques instants après, elle se réveille dans une chambre. Sa mère est là, avec elle.
    — maman…
    Daouia se lève de sa chaise.
    — ne fais pas trop de mouvements !
    — j’ai mal !
    — on t’a fait une césarienne !
    Avec difficulté, elle se met sur son séant.
    — maman…
    — oui ?
    — c’est un garçon ?
    — oui !
    — où est-il ?
    — il dort !
    Elle se redresse et jette un coup d’œil sur le berceau placé à côté d’elle.
    — qu’il est beau !
    Elle s’inquiète.
    — pourquoi il ne bouge pas ?
    — il dort !
    — je veux le voir !
    — mais il dort !
    — j’ai les seins qui me démangent… Je veux lui donner à téter !
    — attends qu’il se réveille !
    — non, je le veux maintenant !
    Daouia doit prendre le bébé qui se met à pleurer.
    — donne-le moi !
    Elle le lui donne. Elle le prend dans ses bras et lui donne le sein. Karima ferme les yeux.
    — comme c’est agréable !
    Daouia ne sait que dire.
    — maman, dit la jeune femme, j’ai préparé un prénom !
    — ah bon…
    — oui, je veux qu’on l’appelle Amin (à suivre…)

    K. Y.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (14e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 13e partie n Karima accouche par césarienne. Déjà, elle s’attache à son enfant – un garçon – à qui elle donne à téter.

    Elle reste quelques jours dans la clinique, le temps qu’elle reprenne des forces, puis on lui apprend qu’elle peut rentrer chez elle. Ni sa mère ni son père n’ont évoqué le sort du bébé, aussi, la jeune femme s’est-elle mise à espérer. Peut-être que ses parents vont la laisser garder le bébé.
    — demain, on vient te chercher ! fais ta valise !
    — et Amine !
    — ne t’occupe pas de l’enfant !
    — mais c’est mon fils !
    Daouia regarde sévèrement sa fille.
    — tu ne vas pas recommencer !
    — je croyais que…
    — tu sais bien que la décision est prise !
    Karima s’affole.
    — vous voulez l’abandonner ?
    — c’est ce qui a été prévu !
    Et pour la rassurer, elle lui dit.
    — c’est une famille riche qui va l’adopter… Il sera heureux !
    — c’est mon enfant !
    Daouia s’emporte.
    — si tu voulais avoir un enfant, il fallait lui donner un nom !
    La jeune femme se met à pleurer.
    — je vais travailler pour lui !
    — c’est trop tard. Mais n’aie crainte, tu vas l’oublier !
    Karima, pour ne pas oublier son fils, va le garder sur ses genoux pendant toute la nuit. Elle le déshabille et le regarde longuement.
    — tiens, il a trois grains de beauté sur l’avant-bras gauche… Comme moi !
    Elle l’embrasse sur tout le corps, puis le lange. Elle lui donne à téter à plusieurs reprises.
    — comme ça, tu ne m’oublieras pas !
    Son père et sa mère arrivent vers dix heures. On s’occupe des formalités administratives et on règle les frais d’hospitalisation. Puis sa mère vient la chercher.
    — nous partons !
    Karima se place sur le berceau. Elle prend le bébé, l’embrasse et le serre contre elle.
    — ton père attend !
    — je veux lui dire adieu !
    Elle l’embrasse, puis le remet dans le berceau.
    — adieu, mon amour !
    Mais elle retourne vers le berceau et prend de nouveau le bébé.
    — assez, dit Daouia.
    Elle l’oblige à remettre l’enfant dans le berceau et elle la force à sortir.
    — partons ! (à suivre…)

    K. Y.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (15e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 14e partie n Au moment de quitter l’hôpital, Karima doit abandonner son fils. Elle s’y attendait, mais elle fait une crise.

    A la maison, elle refuse de manger.
    — Tu veux mourir ? lui dit sa mère
    — Oui, répond-elle. A quoi bon vivre alors que je viens d’abandonner mon fils !
    — Tu savais que tu ne pouvais pas le garder !
    — C’est mon bébé !
    Daouïa est fâchée.
    — On n’aurait pas dû te le montrer !
    — C’est mon droit de le voir !
    — Tu l’as vu, mais tu savais que tu ne pouvais le garder !
    — Pourquoi, j’aurais travaillé pour lui, je l’aurais élevé !
    Daouïa est furieuse.
    — Et les gens ? Qu’est-ce qu’il dirait ?
    Karima secoue la tête.
    — Je me moque des gens !
    — Ah oui, tu te moques des gens ! Et l’honneur de ton père ? Tu sais ce qu’on leur faisait, autrefois, aux filles qui bafouaient l’honneur de leur famille ? On les tuait ! Tu entends ? On les tuait !
    Karima éclate en sanglots.
    — J’aurais aimé mourir !
    La mère est amère.
    — Il fallait penser à ce que tu faisais. Je te l’ai toujours dit : les hommes et les femmes font des bêtises, mais c’est toujours la femme qui paye !
    Daouïa se radoucit.
    — Tu dois te faire une raison !
    — C’est dur, maman, c’est dur !
    Et elle se met à pleurer de plus belle.
    — Il fallait le voir comme il est beau… Ses petites mains, ses pieds… Il a, comme moi, trois grains de beauté sur l’avant-bras gauche !
    — Je te comprends !
    Et dans un élan de tendresse, Daouïa prend sa fille dans ses bras.
    — Oh, maman, comme je souffre !
    — Je le sais, ma petite !
    Elle lui essuie ses larmes et l’embrasse.
    — Tu auras d’autres enfants !
    — Je n’oublierai jamais Amine, tant que je serai de ce monde ! Il n’est pas juste que je l’abandonne, il n’a pas demandé à venir au monde !
    — Je comprends !
    — Il voudra un jour connaître sa mère…
    — Qui sait, si Dieu veut, il le mettra sur ta route !
    Et Karima enfouit la tête dans la poitrine de sa mère, pour étouffer ses sanglots. (à suivre…)

    K. Y.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (16e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 15e partie n Karima doit se rendre compte qu’elle ne reverra plus son bébé. Mais elle jure de ne jamais l’oublier, tant qu’elle sera en vie.

    Les semaines puis les mois passent. Karima a repris ses études. Elle n’a plus revu Salim qui n’est plus revenu dans la ville. Son diplôme en poche, elle a trouvé facilement du travail.
    Elle ne reparle plus de son fils, même pas à sa mère. Mais il n’y a pas de jour où elle n’a pas pensé à lui.
    Ce jour-là, elle rentre de travail. Sa mère l’accueille.
    — nous avons de la visite, lui dit-elle, à voix basse.
    — de la visite ?
    — oui, c’est tante Aldjia qui nous l’envoie.
    Et elle ajoute, à voix basse.
    — elle vient te voir pour son fils !
    Karima recule.
    — moi ? Mais tu sais bien que je ne veux pas me marier !
    — tu es folle, c’est une occasion en or !
    — je ne veux pas !
    — entre et n’oublie pas ce que nous avons convenu de faire, en cas de demande !
    Karima entre et va droit vers le salon. La visiteuse se lève aussitôt.
    — Aldjia ne m’a pas menti, tu es très belle !
    Daouia entre.
    — elle te plaît ?
    — oh, oui… je suis sûr qu’elle plaira aussi à mon fils !
    Karima ne dit rien. La femme ne tarit pas d’éloges sur son fils. Il est riche, il a une villa et une belle voiture.
    — il s’est mariée une première fois, mais sa femme est morte en couches… Elle lui a laissé une fillette…
    Karima regarde sa mère.
    — elle a une année, maintenant… c’est une adorable petite fille !
    Elle se retourne vers Daouia.
    — mon fils ne peut rester sans femme…
    Il a besoin de quelqu’un pour élever la petite et s’occuper de lui !
    — je comprends…
    — ah, j’oubliais… mon fils ne veut pas d’une femme qui travaille. Dieu merci, il a suffisamment d’argent !
    Daouia hoche la tête.
    — je comprends, répond-elle, de nouveau.
    Elle regarde Karima.
    — alors, si tu veux, tu pourras rencontrer mon fils…
    — bien sûr, répond Daouia, elle le rencontrera !
    — alors, je lui donnerai votre numéro de téléphone, il conviendra d’un rendez-vous, avec elle ! (à suivre…)

    K. Y.

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (17e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 16e partie n Une dame demande la main de Karima. C’est un homme riche qui a perdu sa femme. Il a une fillette en bas âge.

    La dame partie, Daouia s’exclame.
    — c’est une aubaine, cette demande !
    Karima hausse les épaules. Daouia s’écrie.
    — quoi ! C’est tout ce que tu trouves à faire : hausser les épaules !
    — je te l’ai déjà dit : je ne veux pas me marier !
    — tu fais la fine bouche !
    — je peux encore attendre…
    Daouia s’emporte.
    — que tu deviennes vieille fille ?
    — il est marié !
    — et toi, tu es vierge ?
    — justement…
    Daouia hoche la tête.
    — j’ai dit que tu t’étais mariée, mais que ça n’avait pas marché !
    — pour divorcer, il faut être marié !
    — j’ai dit que nous n’avions fait que le mariage religieux, mais pas le civil…
    — et tu crois qu’on va mordre à l’hameçon ?
    — la dame a accepté ce que j’ai dit. Tu es satisfaite ?
    — non !
    Daouia veut parler.
    — en plus, il a une fille !
    — ça te dérange ?
    — je ne pourrais pas lui donner toute l’affection dont elle aura besoin !
    — tout dépendra de toi !
    — je ne veux pas prendre cette responsabilité !
    — cette fille remplacera le garçon que tu as perdu !
    Karima secoue la tête.
    — jamais !
    — tout est possible !
    — je ne veux pas me marier !
    — cet homme va te permettre de mener une vie heureuse…
    — il refuse que je travaille !
    — et alors, puisque tu auras tout ce que tu voudras !
    — et les études que j’ai faites ?
    — faire des études ne signifie pas obligatoirement travailler…
    — s’il m’ôte ce droit, il pourra m’en enlever d’autres !
    — tu me rendras folle ! Accepte au moins de voir cet homme, tu pourras refuser ensuite, si tu veux !
    — d’accord, je sortirai avec lui, mais cela ne signifie pas que je m’engage !
    Daouia soupire.
    — enfin, tu commences à te montrer raisonnable ! (à suivre…)

    K. Y.

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Ainsi va la vie
    Liens du sang, liens du cœur (18e partie)
    Par K. Yerbi

    Résumé de la 17e partie n Karima a l’intention de refuser la demande en mariage dont elle a été l’objet, mais sur insistance de sa mère, elle accepte de voir le prétendant.

    Il lui a donné rendez-vous, en bas de son immeuble. Il a klaxonné et elle est descendue. Elle est impressionnée par le luxe de sa voiture et l’homme, souriant, qui lui ouvre la portière.
    — tu es Karima ?
    — oui.
    — moi, c’est Salah. Tu montes.
    Elle est si intimidée qu’elle n’arrive pas à le regarder. Elle s’imaginait un homme laid, mais c’est un charmant garçon qu’elle rencontre.
    — si tu veux nous allons au parc…
    Il n’a pas fini de parler qu’un babil sort de l’arrière.
    — papa…
    Elle se retourne, surprise.
    — il y a un enfant ?
    — oui, c’est ma fille !
    — tu l’as mise sur le siège ? Elle va tomber !
    Salah rit.
    — ne t’inquiète pas, elle est bien attachée !
    Karima se retourne. Une adorable petite fille lui sourit.
    — elle est très jolie !
    L’enfant, qui a compris qu’on parle d’elle, rit :
    — mama, mama…
    — elle t’appelle mama !
    — elle a peut-être faim !
    — non, elle veut bouger !
    — elle marche ?
    — elle a commencé…
    — Oh, vivement que je la prenne dans mes bras !
    Elle a parlé spontanément.
    — je regrette…
    — ne t’excuse pas, Sarah est aimée de tout le monde !
    On arrive au parc. Karima sort l’enfant de son siège. Elle lui fait un gros baiser.
    — mama… mama…
    Karima oublie Salah : elle ne s’occupe plus que de la fillette.
    — je vois que tu aimes les enfants, dit le jeune homme.
    — oh, oui, je les adore…
    — eh bien, si tu veux devenir la maman de Sarah.
    Karima sursaute. Elle a oublié l’objet de la rencontre.
    — tu ne dis rien ?
    Karima bredouille…
    — d’accord, prends le temps de réfléchir. Mais, tu peux dire que Sarah t’a déjà adoptée (à suivre…)

    K. Y.

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