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Poids de la société, contraintes économiques… Quelle vie après la retraite ?

8 janvier 2010

Non classé

Poids de la société, contraintes économiques…
Quelle vie après la retraite ?
Par Aziz Zamèche

Poids de la société, contraintes économiques... Quelle vie après la retraite ? yur12j

Sous d’autres cieux, la retraite est synonyme de quiétude et de repos pour ceux qui ont passé la moitié de leur vie derrière un bureau, une machine dans un atelier ou une pelle dans un chantier. Après la soixantaine,

les personnes âgées dans ces pays, jouissent pleinement de leurs droits moraux et matériels au point de dire : «La vie commence à 60 ans…». Dans les pays pauvres ou en voie de développement le mot retraité est plutôt utilisé pour désigner une personne âgée ayant perdu ses capacités intellectuelles et physiques. «Ils ont passé leur temps, ils sont amoindris…», entend-on dire à propos de cette frange de la population. Mais s’agit-il là de la seule vision que nous avons des retraités ? Comment, eux-mêmes, perçoivent-ils cette période post-activité ? Ont-ils seulement cessé de travailler ou profitent-ils pleinement de leur nouveau statut ? Ont-ils des loisirs ? Sont-ils heureux ? Et tant d’autres questions que le commun des mortels se pose. Enquête dans le monde des seniors qui, globalement, affirment être conscients d’avoir été lésés par le système de protection sociale, par la société et, bien sûr, par le poids des ans…

A. Z.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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5 Réponses à “Poids de la société, contraintes économiques… Quelle vie après la retraite ?”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Baby-sitters malgré eux

    Occupation n Certains retraités, qui vivent toujours avec leurs enfants, font du baby-sitting – en gardant leurs petits-enfants – sans doute par plaisir et pour se sentir toujours utiles.

    Le matin, les grands-parents les conduisent à l’école pour les ramener le soir ou à midi et parfois ils les amènent faire un tour du côté du marché, dans un jardin public ou tout simplement une promenade dans le quartier. «ça nous aide à ‘’tuer le temps’’ et à ne pas nous ennuyer. La compagnie de nos petits-enfants et de nos neveux nous fait un peu oublier la méchanceté, l’ingratitude et l’injustice des adultes et sentir que nous servons encore à quelque chose», explique tristement Mokrane, 74 ans, quatre fois grand-père. Ex-cadre de la BNA, il n’est même pas véhiculé. «Mon rêve et de posséder une voiture pour pouvoir me déplacer un peu et changer d’air. Je suis retraité depuis 12 ans et c’est rarement que je sors de mon quartier. Alors, mes petits-enfants restent mon seul loisir. Quand je me promène avec eux, je leur raconte des petites histoires, mais aussi les aventures de ma jeunesse même si je sais très bien qu’ils sont encore trop petits pour comprendre… Mais en leur parlant, je me soulage car, aux personnes de mon âge, je n’ai rien à raconter vu qu’ils vivent dans les mêmes conditions que moi…», dit-il. Saâdia, 66 ans, une retraitée des P et T habitant Dély Ibrahim, trouve, elle aussi, sa quiétude dans le seul fait de conduire chaque matin ses deux nièces à leur lycée à Ben Aknoun. «Mon programme est simple. Le matin, je les dépose avec mon véhicule devant leur lycée, je les ramène, ensuite, pour le déjeuner à midi et le soir après les cours.
    Je trouve mon bonheur en conduisant et en bavardant avec mes deux nièces car, à la maison, nous n’avons pas suffisamment de temps, elles sont tout le temps devant la télévision à regarder leurs émissions préférées. «A part cette activité, je suis totalement oisive», se désole cette élégante dame qui a toujours gardé la forme malgré le poids des ans. Saâdia regrette le fait qu’en Algérie il n’y ait pas d’espaces pour les seniors comme les salles de cinéma, les théâtres ou les bibliothèques. «Je le dis et je l’assume : notre génération a le goût de la vie, la culture et le civisme plus que la nouvelle génération qui entend très peu parler de ces choses-là… Dommage !», regrette cette ex-opératrice dans un central téléphonique des P et T. La brave femme trouve aussi son bonheur dans la lecture. Elle dit qu’elle lit tout ce qui lui tombe sous la main : romans, magazines pour femmes, livres d’histoire… Mais cela, elle le fait chez elle. De temps en temps, elle fait un saut dans les librairies d’Alger dans l’espoir de trouver une nouvelle édition ou un nouveau livre.

    A.Z.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Entre le café et le jardin

    En Algérie, on a toujours cette image du grand-père qui lit son journal au coin du feu ou dans un jardin public (pour le citadin bien sûr), ou à l’ombre d’un arbre avec ces congénères pour évoquer les années d’or de la jeunesse, pour les habitants des régions rurales.
    Cette vision traduit parfaitement la réalité. Nos retraités sont condamnés à subir l’injustice des traditions et des conditions économiques et culturelles de la société. «Qu’est-ce que je fais depuis que je suis à la retraite ? Rien, bien sûr. Depuis 7 ans, je n’ai que deux endroits où je me rends, le café de mon quartier et le jardin Nelson. Et ça va continuer comme ça jusqu’à ma mort…», se désole Mohamed, 69 ans, un retraité de l’Etusa où il a passé plus de 35 ans de sa vie. Pour cet homme, grand-père de 5 petits-enfants, la retraite des Algériens est «une mort à petit feu». Elle est loin d’être une deuxième vie, comme cela est considéré dans d’autres pays. «De quelle seconde vie me parlez-vous ? Je ne peux même pas me permettre des vacances dans mon village natal auprès de mes proches. Je n’ai même pas de véhicule. Je ne touche que 15 000 DA de retraite et, outre ma femme, mes filles sont toujours avec moi. Mes garçons vivent seuls avec leurs épouses.
    Dans mon cas, je n’ai même pas le droit de penser à un loisir, car tout simplement je n’en ai pas les moyens», explique ce retraité qui, pourtant, garde toujours la forme. Mohamed, qui habite un F2 à Bab El-Oued, a été chauffeur à l’ex-RSTA pendant 35 ans. Quoiqu’il regrette cette réalité amère, il se dit, toutefois, chanceux par rapport à d’autres confrères qui ont été licenciés avant terme et ne bénéficient pas d’une retraite intégrale.

    A. Z.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Les excentriques

    Différence n Même si le vécu de la grande majorité de nos retraités est fait de désœuvrement et d’ennui, certains ont toutefois su échapper à cette règle en essayant de mener une vie de retraité plus ou moins intéressante.

    Dahmane, 75 ans, était directeur d’une école primaire à Hydra. Une fois à la retraite, il n’a pas intégré le monde du silence et de l’oisiveté comme ses congénères. Avec l’aide de son fils, il a plutôt investi celui des affaires. Il a ouvert une agence de tourisme qui organise des voyages à l’intérieur du pays et à l’étranger. Ce septuagénaire rencontré dans son agence sise à la placette à Hydra, a passé plus de 45 ans à éduquer les générations. Il raconte sa reconversion réussie : «Immédiatement après ma retraite, j’ai voulu me faire un peu d’argent, car celui de ma pension ne me suffisait pas du tout. Avec l’aide de mon fils qui a fait des études de commerce, j’ai ouvert cette agence pour ne pas rester désœuvré et profiter pour voyager car je me déplace souvent dans le cadre de mes activités professionnelles. Dahmane, un homme très élégant, cheveux gominés, et portant toujours une cravate, s’exprime dans un français impeccable. Mais qu’est-ce qu’un retraité pour lui ? «Chaque peuple a sa propre culture. Pour moi, profiter de sa retraite ce n’est pas uniquement passer des vacances avec sa femme ou sa compagne au bord d’une plage en Tunisie ou au Maroc. Il s’agit, d’abord, d’avoir les moyens financiers suffisants pour se permettre certains luxes au quotidien qu’on ne pouvait se permettre avant et rattraper les années de labeur sachant que les enfants sont maintenant grands et indépendants.»
    Dahmane rêve aussi de faire visiter certains endroits à sa femme qui est, elle aussi, aussi retraitée de l’éducation. «L’année passée, nous étions en Grèce où nous avons passé 6 mois ensemble et cette année nous songeons passer quelques mois en Egypte», révèle-t-il. Mustapha est un autre retraité de 70 ans qui habite Hydra. Il a une vision typiquement occidentale de ce que devrait être la vie d’un retraité : s’amuser, s’amuser et encore s’amuser… Mustapha qui gère une agence de location de voitures mène une vie d’adolescent. Il aime beaucoup les belles voitures qu’il change d’ailleurs comme on change de chemises, ce qui est somme toute normal, pour ce gérant d’une agence de location de voitures. Il révèle aussi qu’il veut profiter pleinement de la vie. «Qui a dit qu’un septuagénaire ne peut pas faire la fête chaque week-end et goûter aux plaisirs interdits pour une certaine génération ?
    C’est chaque week-end que je fais la fête à la Madrague avec des amis à moi. Je sais que beaucoup de retraités mènent une vie semblable à la mienne, mais moi, c’est sans arrêt que je profite de la vie…»

    A. Z.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Le journal, l’ami de tous ?

    l Une personne âgée lisant un journal, souvent en langue française, fait partie depuis longtemps du décor de nos jardins publics, l’un des rares espaces où nos grands-pères sont à l’aise. Mais ce n’est pas souvent le cas, car depuis quelque temps, ces endroits sont devenus des aires de jeu pour les enfants des quartiers populaires, à l’image du jardin Nelson à Bab El-Oued ou celui de l’Ugta de la place du 1er-Mai. En fait, le seul loisir que nos retraités partagent avec leurs semblables de par le monde demeure la lecture du journal. Mais nos grands-pères, notamment les plus instruits d’entre eux, ne lisent le journal que par contrainte. En fait, ils sont nombreux à ne pas du tout en apprécier le contenu de certains qui ne leur sont guère destinés. «La politique ! La politique ! Rien que la politique dans nos canards. Il n’y a aucun espace pour les personnes âgées. Même les grilles de mots croisés ont disparu de certains journaux pour laisser place à la pub…», regrette Ammar, 66 ans, ex-employé de la Snta à Bab El-Oued.

    A. Z.

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Le poids de la société

    Qui a dit que nos retraités ne savent pas quel mode de vie doit, normalement, mener un retraité ? Arezki, 66 ans, s’indigne : «Ça fait mal au cœur quand on voit tous ces retraités européens et américains à travers les documentaires et les émissions télé constamment en voyage, en train de faire la fête avec des amis, de se promener, de consommer, en somme, de profiter de la vie… Tout cela est légitime après avoir passé les trois quarts de sa vie dans le monde du travail.» Cet ex-employé du port d’Alger ajoute : «Qu’ont-ils de spécial ces retraités européens ? Aiment-ils la vie plus que nous ? Aiment-ils s’amuser plus que nous ?
    Je ne le pense pas du tout.» Selon lui, la seule différence réside dans le système de protection sociale. «Là-bas, ils ont un système de protection sociale très approprié. Tous les services sociaux (santé, allocations, aides…) sont à la charge de l’Etat, ce qui permet au retraité d’économiser facilement de l’argent et peut, donc, se permettre une vie décente après la retraite.
    Malheureusement, dans notre pays, même l’argent de la retraite servira toujours à payer les charges et les frais du ménage (électricité, gaz, eau, location…). Le retraité ne peut même pas songer à passer une semaine au bord de la mer… Pour Chaâbane, 66 ans, en Algérie, il n’est même pas légitime de penser profiter de sa retraite, bien qu’on ait travaillé toute sa vie. C’est d’abord une question de culture. Si un retraité pense à profiter de sa retraite, il sera taxé par son entourage et sa propre famille d’ «occidentaliste»,voire d’égoïste et de libertin…
    «Ses enfants meurent de faim alors que, lui, il veut profiter (encore !) de la vie», ne manqueront pas de dire les mauvaises langues.

    A. Z.

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