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Le mausolée Sidi El-Kebir

1 janvier 2010

Non classé


Le mausolée

Chacun se rappelle le séjour des artistes des Ecoles des beaux-arts d’Aix-en-Provence et d’Alger en 2006 sur les versants de Sidi El-Kebir où ils avaient immortalisé tout ce qui bougeait et même l’inanimé : sources, us et coutumes, arbres, roches et eau. Les bruits et les lumières, les couleurs et les voix, les témoignages de celles et ceux qui résistent aux bouleversements imposés par les obligations des temps actuels.


Il fallait voir ces mines de vieilles, aux regards incertains, se laisser aller aux confidences devant les différents enregistreurs d’une équipe venue témoigner de l’enracinement et de la résistance, objet d’une étude qui existe désormais en CD et en livre. «L’eau est à la base de toute vie» : tout le monde s’accorde sur le sens de cette expression et la localité de Sidi El-Kebir, tirant — ou donnant — son nom à l’oued ne veut plus voir son eau «partir» sans contrepartie.
L’oued a charrié d’énormes immondices jusqu’au barrage plus bas, autre lieu d’une activité économique. «Nous avons passé trois jours entiers à Sidi El-Kebir en allant à une des sources de cet oued pour descendre jusqu’au barrage fait d’immondices avec un oued non respecté aujourd’hui», confiera douloureusement Denis Martinez, concepteur du projet et coordinateur des différents travaux. Il y eut un livre et un DVD avec un texte de Nourredine Saâdi : Supplique à Sidi Ahmed El-Kebir pour la purification de l’eau. «Rendre à l’oued sa pureté d’antan», tel est le vœu de l’auteur de Denis Martinez, peintre algérien paru aux éditions Barzakh et Le Bec en l’air en 2003.
Le livre paru est aussi l’histoire de ammi Ahmed, de la famille El-Aroussi, qui a su garder la première pierre tombale de l’ancêtre Sidi Ahmed El-Kebir. Bahaz, le percussionniste et Mahfoudh Benayachi, le poète — ou goual — qui a déclamé son texte en arabe dialectal, ont aussi gravé leurs noms dans ce produit unique. Olivier de Sidi Yacoub en 2005, Eau de Sidi El-Kebir en 2006 puis Le monde des abeilles en 2007 : trilogie de Denis Martinez et son équipe avant de s’intéresser à la chaîne du Djurdjura en Kabylie.

A. M.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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