Le cri d’une mère
Souad Labri
Djamila, infirmière à Tizi Ouzou, a 2 enfants hémophiles qui n’arrivent pas à accepter leur maladie. Elle fait part de son calvaire : «Ils sont atteints à 21%, et il nous est très difficile, pour moi et leur père, de les convaincre d’accepter leur maladie.
Nous les faisons sortir, nous voyageons beaucoup et nous les aidons à exprimer leurs dons. L’aîné est un très bon dessinateur et il rêve d’exposer un jour ses travaux». Elle a découvert la maladie de ses 2 garçons, âgés aujourd’hui de 16 et 19 ans, à leur circoncision. «L’aîné, circoncis à 4 ans et demi, a beaucoup saigné. J’ai fait subir des analyses à mon second avant la circoncision et il s’est avéré que, lui aussi, était hémophile», se souvient-elle. Un autre parent d’un hémophile d’Alger appelle, pour sa part, à la nécessité de la formation des infirmiers puisque «le problème se pose avec le personnel paramédical qui ne connaît pas la maladie». Il s’interroge sur la mauvaise interprétation de la circulaire concernant la prise en charge sectorielle des malades : «Un malade d’Alger qui a besoin de soins lorsqu’il se trouve à Oran a le droit au traitement au service des urgences. Pourquoi doit-il se rendre dans l’hôpital de sa ville de résidence pour se faire soigner ? Pour remédier à cette anomalie, il faudrait une cartographie des malades hémophiles à travers le territoire national car il y a un problème de gestion des traitements sur terrain».






1 janvier 2010
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