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1.Conte -La fille du paon (1re partie)

1 janvier 2010

1.Contes

Au coin de la cheminée
La fille du paon (1re partie)

Il était ce qu’il en était.
— Que la paix et l’abondance soient sur toi !
— Notre chambre est en soie, votre chambre est en lin et la chambre de l’ennemi est un nid de souris.


Messieurs et nobles Seigneurs, que nous soyons guidés, que vous soyez guidés sur la voie du bien et de la foi.
Il y avait une femme stérile qui désirait plus que tout au monde avoir un enfant, fille ou garçon. Un jour parmi les jours, alors qu’elle était assise dans la cour, elle entendit un homme crier :
— Voilà des pommes de grossesse ! Voilà les pommes de grossesse ! Voilà les pommes de grossesse !
Elle sortit et lui demanda :
— Hé ! mon frère! A combien tu les vends ? Donne m’en deux !
Il lui tendit deux pommes :
— C’est garanti, t’en manges maintenant, t’es enceinte l’instant d’après !
Elle lui répéta sa question :
— Combien ça coûte ?
— Ce que Dieu apporte : blé, orge, n’importe quoi est toujours bienvenu.
Elle rentra, remplit un tamis de blé et le lui apporta, puis mangea une pomme et posa l’autre sur une table.
Son mari mangea la deuxième pomme, le soir à son retour.
La femme fut enceinte et l’homme eut la jambe qui enflait de jour en jour. La femme eut des douleurs et accoucha d’un garçon. Le lendemain, lui aussi eut des douleurs à la jambe : où aller ? où se cacher ? Il se dirigea vers le jardin de M’hammed le fils du sultan et, s’assit au bord d’un bassin. Les douleurs augmentèrent, son mollet se fendit et il en sortit une petite fille qu’il abandonna sur le bord du bassin puis il partit sans se retourner. Un paon, ayant élu domicile au cœur d’un haut palmier, vint la prendre et la déposer dans son nid. Il la fit manger et s’en occupa jusqu’à ce qu’elle devint une jeune fille d’une extraordinaire beauté.
Un jour, M’hammed le fils du sultan vint au bord du bassin et voulut faire boire son cheval mais celui-ci recula, effrayé. Le prince appela alors son valet et lui dit de voir ce qu’il y avait dans le bassin car le cheval avait refusé d’y boire. Le valet trouva un cheveu étrange dans le fond, un cheveu moitié émeraude, moitié diamant. Le prince s’en empara, alla voir la Vieille des vieilles et lui dit :
— Ou tu m’amènes celle à qui apparient ce cheveu ou je décore les remparts avec ta tête !
— Où as-tu trouvé ce cheveu ?
— Dans le bassin à côté du grand palmier.
Elle se rendit sous le palmier, alluma un feu, mit son plat à l’envers et jeta de l’orge par poignées dans le feu. La fumée monta et une voix s’écria :
— Mère, mes yeux sont aveuglés, retourne le plat et mets-y les céréales à griller !
— Je suis vieille et mes yeux me font mal, descends et viens m’aider à mettre mon plat à l’endroit.
Elle descendit et M’hammed le fils du sultan, qui guetta, l’enveloppa de ses bras, la fit monter derrière lui sur son cheval et rentra chez lui. Il ne la montra pas à ses deux femmes mais l’installa dans une pièce magnifique qu’il ferma à clé puis leur dit :
— J’ai un hôte qui ne veut voir personne, préparez-lui à manger et déposez le tout sur le seuil de la porte, je le servirai moi-même. Elles obéirent sans discuter.
Le temps passa, approcha le moment du pèlerinage, M’hammed le fils du sultan se prépara et dit à ses femmes :
— Continuez à vous occuper comme d’habitude de mon invité et n’essayez surtout pas d’ouvrir la porte de sa chambre. Elles respectèrent ses ordres jusqu’au jour où débarqua chez elles la Vieille des vieilles qui leur dit :
— Peut-être que le prince a pris une autre femme qu’il cache dans cette chambre ! Elles forcèrent la porte et découvrirent la jeune femme à la beauté extraordinaire, aux cheveux d’or et de diamant. Elles en furent très jalouses, lui arrachèrent ses beaux cheveux et commencèrent à la piquer avec des aiguilles et des épingles jusqu’à ce qu’elle n’en pût plus de douleur et qu’elle s’envolât vers le palmier où elle avait été élevée. (à suivre…)

Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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