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4.Conte -La petite guenon

30 décembre 2009

1.Contes

Au coin de la cheminée
La petite guenon

Résumé de la 3e partie : Après la cérémonie de la Dokhla, M’hammed entre dans la chambre nuptiale et ne trouve sur le lit qu’un couffin plein de plumes. Effrayé, il appelle sa mère et ses sœurs… 

Elles s’approchèrent du couffin et virent quelque chose qui les effara, elles s’enfuirent et s’enfermèrent dans leurs chambres. Le prince continua à se lamenter et demanda qu’on allât chercher le père Soliman et qu’on lui coupât la tête. Son père lui rappela la promesse faite au pauvre vieux, qui, de toute évidence, n’avait dit que la vérité.
Le prince devint fou de douleur, s’enferma dans sa chambre et refusa de boire, de manger et de parler même à sa mère. Celle-ci, chagrinée par l’état de son fils et ne  sachant que faire, lui ramena la petite guenon dans l’espoir qu’elle le divertît un peu.
Voyant que le prince  commençait à jouer avec elle, elle se dit qu’il accepterait peut-être de manger un peu. Elle prépara dix beignets, fit signe à la petite guenon, lui tendit le plateau et lui dit d’aller les porter au prince. La petite guenon s’isola dans un coin, coupa un à un les beignets, et plaça à l’intérieur de chacun d’eux une des bagues que le prince lui avait offertes, puis lui tendit le plateau et le supplia tellement de manger qu’il finit par promettre de les goûter.
Elle le laissa alors et pénétra dans le hammam, se débarrassa de sa peau de singe, se lava, se para et attendit.
Le prince découpa un morceau de beignet, vit la bague, la reconnut, ouvrit tous les autres beignets et trouva les dix bagues qu’il avait lui-même offertes à la mariée disparue. Il courut vers sa mère et cria :
— J’ai trouvé les dix bagues dans les beignets que la petite guenon m’a apportés !
Sa mère lui dit :
Mon fils, j’ai fait moi-même ces beignets et je n’y ai mis aucune bague.
Il s’écria :
— Où est la petite guenon ? et il se mit à la chercher. Elle n’était pas à l’endroit habituel, il courait à travers toutes les pièces et l’appelait, enfin, il entendit du bruit provenant du hammam, il s’y dirigea, poussa la porte et découvrit la belle jeune fille dans toute sa splendeur, il se baissa, la prit dans ses bras et partit rejoindre ses parents pour leur annoncer la bonne nouvelle.
Plus tard, elle lui raconta toute son histoire depuis le début et notre conte traversa la forêt et l’année prochaine nous aurons deux et une récolte.

Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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6 Réponses à “4.Conte -La petite guenon”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    La brute
    K. Yerbi

    Résumé de la 30e partie n Karim est à l’hôpital. On apprend à Abderrahman et à Kheira qu’il n’est plus en danger, mais qu’il sortira diminué de l’accident.Suite…

    On leur a expliqué qu’ils ne pourraient le voir que le lendemain, le blessé étant en salle de réanimation.
    Abderrahman est furieux.
    — l’accident a eu lieu vers quinze heures et c’est seulement vers vingt et une heures que nous avons été informés !
    Mais Kheira est surtout en colère contre Linda.
    — Elle aurait pu nous avertir !
    — Elle devait être traumatisée !
    — Mais à la maison, ses parents pouvaient appeler.
    Abderrahman secoue les épaules.
    — Bah, les gens ne pensent qu’à eux !
    — ça je veux bien te
    croire !
    Elle se tord les poignets, signe de regret et d’affliction chez elle.
    — Ah, elle n’a rien, alors que Karim, le pauvre chéri, est amoché !
    Abderrahman tente de la rassurer.
    — Les médecins vont le retaper !
    — Et s’il est très amoché ?
    — On l’enverra à l’étranger !
    Mais la brave femme est inquiète et, toute la nuit, elle ne parvient pas à dormir. Lila, sa fille, ne dort pas, non plus.
    — Tu ne dors pas,
    maman ?
    — Non, ma petite…
    — On t’a dit que Karim survivra…
    — Oui, mais il ne sera plus comme avant !
    — Tu crois qu’il pourra remarcher ?
    — Je ne sais pas…
    Elle a une terrible idée.
    — J’espère qu’il ne sera pas paralysé… Il ne le supporterait pas !
    — Il ne faut pas envisager le pire…
    Kheira pleure.
    — Il n’a pas de chance, ce pauvre petit… Il a perdu sa mère et il a mis du temps avant d’accepter sa disparition. Il pensait oublier son malheur, en se mariant, mais voilà le destin qui lui joue, encore une fois, un mauvais tour…
    — C’est cruel
    — Mais c’est la volonté de Dieu !
    — A quelques jours de son mariage !
    — Je préfère ne pas y penser…
    — J’espère que sa fiancée se montrera compréhensive, en attendant un peu qu’il se remette !
    — Mais s’il est vraiment amoché ?
    — Je préfère ne pas y penser !

    A suivre
    K. Yerbi

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Au coin de la cheminée
    Sept vierges dans une hutte

    Il était ce qu’il en était.
    Que la paix et l’abondance soient sur toi !
    Notre chambre est en soie, votre chambre est en lin et la chambre de l’ennemi est un nid de souris.
    Messieurs et nobles Seigneurs, que nous soyons guidés, que vous soyez guidés sur la voie du bien et de la foi.
    Il était un veuf père de sept files qui avait un gros chien mi-humain mi-djinn. Lorsqu’il voulut partir en pèlerinage à la Mecque, il leur prépara plein de provisions et leur fit les recommandations suivantes :
    — Vous n’avez ni oncle, ni tante, ni voisine, n’ouvrez à personne, votre porte doit rester close et votre chien vous gardera. Prenez soin de lui jusqu’à ce que je rentre. Et il partit.
    Quelques jours plus lard, on frappa à la porte et elles entendirent une voix de femme :
    — Ouvrez, je suis votre tante, je suis venue vous voir et vous tenir compagnie.
    Les six sœurs voulurent ouvrir la porte, mais la benjamine les en empêcha en leur rappelant les recommandations du père. La vieille femme frappa encore quelques coups puis partit. La nuit, l’ogresse revint et par le trou de la serrure dit :
    — Sept vierges dans une hutte,
    tombe la nuit et je les mangerai !
    Furieusement le chien aboya :
    — Mes crocs pour elles j’arracherai,
    Mon maître me les a recommandées,
    Par Dieu tu n’y goûteras jamais !
    Elle revint le lendemain matin :
    — Mes filles, je ne peux rentrer et vous tenir compagnie que si vous tuez le chien, je suis une vieille femme et j’ai très peur des chiens, et elle partit.
    Les six jeunes filles se regardèrent :
    — Nous devons tuer le chien pour que notre tante puisse entrer nous tenir compagnie.
    La plus jeune sœur protesta :
    — Non ne faites pas ça, notre père nous a recommandé de ne pas ouvrir la porte et nous a assurés que nous n’avons ni tante ni oncle.
    Elles la frappèrent cruellement, attrapèrent le chien et le tuèrent.
    L’ogresse revint la nuit et par le trou de la serrure dit :
    — Sept vierges dans une hutte,
    tombe la nuit et je les mangerai !
    Furieusement le cadavre du chien aboya :
    — Mes crocs pour elles j’arracherai,
    Mon maître me les a recommandées, Par Dieu tu n’y goûteras jamais !
    L’ogresse partit en courant. Elle revint le lendemain matin, frappa à la porte :
    — O ! Mes filles vous me trompez, le chien est encore vivant, comment voulez-vous que je passe le seuil ?
    Elles jurèrent qu’elles avaient tué le chien. Elle leur dit alors :
    — Versez du pétrole dessus et brûlez-le.
    La plus jeune voulut les en empêcher, elle fut rouée de coups et le cadavre du chien fut brûlé et réduit en cendres.
    La nuit, l’ogresse revint et par le trou de la serrure :
    — Sept vierges filles dans une hutte,
    Tombe la nuit et je les mangerai.
    Furieusement les cendres du chien aboyèrent :
    — Mes crocs pour elles j’arracherai,
    Mon maître me les a recommandées, Par Dieu tu n’y goûteras jamais !
    Le matin l’ogresse vint, frappa et
    dit :
    — Non mes filles vous n’êtes vraiment pas gentilles, vous m’avez encore trompée, vous voulez que le chien me mange.

    A suivre
    Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Au coin de la cheminée
    Sept vierges dans une hutte

    Résumé de la 1re partie n Le père va au pèlerinage à La Mecque et laisse ses sept filles sous la garde d’un chien mi-humain mi-djinn. mais, en l’absence du père, ces dernières font l’objet de la convoitise de l’ogresse…

    Elles jurèrent :
    —Non ma tante, le chien est mort, nous l’avons brûlé comme tu l’as demandé et il n’est plus qu’un tas de cendres.
    — Allez jeter toutes les cendres dans le puits, leur commanda-t-elle.
    La plus jeune les entendit, prit une poignée des cendres, la mit dans un tissu qu’elle noua et cacha dans un trou derrière la porte. Les sœurs balayèrent les cendres et les jetèrent dans le puits de la cour.
    La nuit, l’ogresse revint et par le trou de la serrure :
    — Sept vierges dans une hutte,
    tombe la nuit et je les mangerai.
    Furieusement la poignée de cendres cachée aboya :
    — Mes crocs pour elles j’arracherai,
    Mon maître me les a recommandées,
    Par Dieu tu n’y goûteras jamais !
    L’ogresse eut très peur et partit en courant. Le lendemain matin, elle revint et se lamenta :
    — Ah mes filles ! vous voulez vraiment ma mort, le chien est toujours en vie, vous m’avez trompée, et elle pleura.
    Les filles jurèrent que le chien avait été égorgé, brûlé et ses cendres jetées dans le puits. Elle insista :
    — Regardez encore, cherchez partout, sinon moi, votre tante, vous ne me verrez pas auprès de vous et vous resterez seules. Les filles cherchèrent, finirent par trouver la poignée de cendres cachée et la jetèrent dans le puits. Comme leur jeune sœur pleurait, elles la battirent et la poussèrent dans un coin. Quand celle-ci comprit qu’elle n’arriverait pas à les convaincre, elle monta sur le lit en bois et se cacha sous une natte. L’ogresse revint la nuit et par le trou de la serrure dit :
    — Sept vierges dans une hutte,
    tombe la nuit et je les mangerai.
    Rien ne lui répondit et elle partit tranquille. Elle revint le lendemain matin, frappa à la porte comme d’habitude :
    — Ouvrez la porte !
    Les filles ouvrirent, l’ogresse se jeta sur elles et les dévora l’une après l’autre jusqu’à la sixième. Puis, sachant qu’elles étaient sept, elle commença à tourner dans la maison à la recherche de la dernière en reniflant :
    — Il en reste encore une, je sens l’odeur de la chair fraîche !
    Ne la trouvant pas, elle se dit : «Bon, je vais chercher mes enfants, mes frères et mes sœurs, nous viendrons nous installer ici. Je finirai bien par la trouver et je la mangerai elle aussi !»
    Dès que l’ogresse fut partie, la jeune fille sortit de sous la natte, alla derrière la porte creuser une fosse dans laquelle elle alluma un grand feu. Puis elle recouvrit le brasier avec une plaque de fer usée, poussa la porte sans la fermer complètement et retourna se cacher sous la natte. Un peu plus tard, elle entendit arriver les ogres tumultueux. La première arrivée fut l’ogresse qui poussa la porte avec ses fesses et tomba dans la fosse. Les autres suivirent et furent tous brûlés vifs et réduits en cendres. La jeune fille descendit de sa cachette, referma la porte et attendit son père. Quelques jours plus lard, ce dernier revint du pèlerinage, elle lui raconta ce qui s’était passé et ce qui était arrivé à ses sœurs car elles n’avaient pas voulu l’écouter.
    Elle lui dit également qu’elles avaient tué le chien et ouvert la porte. Son père lui répondit qu’elles méritaient ce qui leur était arrivé puis la remercia et ils vécurent heureux tous les deux et notre conte traversa la forêt et cette année nous aurons deux et une récolte.

    Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Histoires vraies
    Un meuble de rêve

    Résumé de la 1re partie n œben, sur ordre de Louis XV, réalise un prestigieux secrétaire, mais l’œuvre n’est pas complètement achevée quand l’ébéniste décède. Jean-Henri Riesener «reprend le flambeau»…

    Neuf ans vont passer avant que le meuble ne soit livré à Louis XV. Nous sommes en 1769, et Riesener grave dans la marqueterie, au dos du meuble, sa propre signature : Riesener f. (fecit). Entre 1774 et 1784, il ne livre pas moins de sept cents autres meubles à la Cour. Il n’est pas le seul artiste qui puisse être légitimement fier du «bureau du roi». Il y a aussi Wynant Stylen, ébéniste qui s’est penché sur les marqueteries ou Jean-Claude Duplessis, qui a créé les bronzes, fondus ensuite par Hervieux. L’horloger Lépine a construit la pendule à deux cadrans qui surmonte le meuble ; mission difficile, car les mouvements du cylindre, au moment où l’on ouvre ou ferme le bureau, ne doivent, en aucun cas, perturber l’exactitude de cette pendule. Des bougeoirs ornent le devant du meuble. Un bas-relief de bronze doré représente Minerve et les Arts, les panneaux de marqueterie représentent l’Astronomie et les Mathématiques.
    Le bureau est payé la somme exorbitante de 62 775 livres. Une vraie fortune. Il prend place dans le cabinet doré du souverain, qui l’utilise avec plaisir pendant les cinq années qui lui restent à vivre. Louis XV prend le plus grand soin de son meuble étonnant car, au cours de ces cinq ans, par trois fois Riesener lui-même séjourne à Versailles, avec mission de «repolir la marqueterie, nettoyer les bronzes et vérifier les mécanismes».
    Louis XVI succède, à regret, au défunt Louis XV. En 1789, la Cour quitte Versailles pour Paris, mais le bureau du roi demeure à Versailles. Il y reste en paix pendant les heures terribles de la Révolution. Certains estiment que ce vestige de la royauté abhorrée pourrait être vendu, y compris à l’étranger, et faire rentrer de bonnes pièces d’or dans les caisses révolutionnaires. Mais ce projet n’a pas de suite, heureusement pour nous. Au contraire le bureau devient «monument national».
    1794 : le plus dur de la tourmente est passé Louis XVI et Marie-Antoinette ont été exécutés, la royauté, croit-on, n’est plus qu’un souvenir… Que va devenir ce bureau dont le style n’est plus du tout dans le goût du jour ? On l’entrepose au Garde-meuble, qui donne sur notre actuelle place de la Concorde. On en fait même une estimation : 30 000 livres, à peine la moitié du prix payé à ses auteurs. Riesener, qui exerce toujours sa profession, procède à quelques aménagements «diplomatiques». Il supprime le chiffre du roi Louis XV et le remplace, sur les côtés du meuble, par des plaques de porcelaine ornées de figures antiques et allégoriques. Il modifie les emblèmes de la marqueterie, qui rappelaient de manière trop précise la défunte royauté. C’est Riesener encore qui, en 1796, procède au démontage complet de ce meuble qui est une véritable mécanique de précision. Puis il le remonte, au moment où l’on décide de l’entreposer aux dépôts des Archives nationales, dans le palais des Tuileries. Le bureau va y demeurer pendant longtemps, puisque c’est Menneval, secrétaire de Napoléon 1er, qui l’en ressortira pour son usage personnel.
    En 1808, nouveau déménagement : le bureau de Louis XV, qui jure sans doute trop avec le style antique et égyptien à la mode, est réexpédié au Garde-meuble. Ni Louis XVIII, ni Charles X, les frères de Louis XVI, ne semblent s’en être préoccupés. Il faudra attendre que le duc d’Orléans fils de Louis-Philippe, roi des Français s’y intéresse et organise son retour au palais des Tuileries. Nous sommes aux environs de 1840.

    A suivre
    D’après Pierre Bellemare

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Au coin de la cheminée
    La vache noire

    ll était ce qu’il en était.
    — Que la paix et l’abondance soient sur toi !
    Notre chambre est en soie, votre chambre est en lin et la chambre de l’ennemi est un nid de souris. Messieurs et nobles Seigneurs, que nous soyons guidés, que vous soyez guidés sur la voie du bien et de la foi.
    On raconte qu’un homme avait deux femmes, chacune d’elles avait un garçon et une fille. Un jour parmi les jours, il leur rapporta de la laine de mouton qu’elles allèrent laver à la mer. Au retour, la seconde femme dit à la première :
    — Comment allons-nous porter la laine mouillée ? Elle est trop
    lourde ! Laisse-moi te frapper et te transformer en vache, tu porteras la laine sur ton dos et une fois arrivées à la maison, je te rendrai ta forme humaine. Elle fit ainsi, mais quand elles arrivèrent à la maison, elle refusa de lui rendre sa première forme.
    Quand les enfants rentrèrent du koutteb, ils demandèrent où se trouvait leur mère. La seconde épouse leur dit en montrant la vache noire :
    — La voilà, c’est elle votre mère !
    Les enfants pleurèrent, la supplièrent de leur rendre leur mère mais rien n’y fit. La vache, quant à elle, eut pitié de ses enfants et vint dormir tout près d’eux. Le lendemain, ils l’emmenèrent au pré mais avant de partir, la seconde épouse leur donna leur repas : du pain rassis et sec. Dans le pré, la vache noire traîna un moment, tourna autour de ses enfants, triste et impuissante, mais quand vint l’heure du repas et qu’elle vit le morceau de pain sec que ses enfants allaient manger, de ses pis coula du miel et du lait et elle déféqua des dattes. Les enfants mangèrent à leur faim et remercièrent Dieu, puis ils passèrent la journée à jouer dans le pré et, le soir, ils rentrèrent à la maison.
    Tous les jours ce fut ainsi, jusqu’au moment où la seconde épouse dit à son mari :
    — Pourquoi mes enfants qui mangent de la viande et des fruits ont-ils le teint pâle alors que les tiens qui ne mangent que du pain de son sec, ont les joues roses et sont épanouis !
    ll ne lui répondit rien et le matin, elle envoya son propre fils afin qu’il sût ce qui se passait. A midi, la vache meugla pour appeler ses enfants, ils s’approchèrent accompagnés du petit garçon avec qui ils partagèrent miel, lait, dattes et à qui ils commandèrent de ne rien dire surtout à sa propre mère car elle leur ferait du mal. Le petit garçon mangea avec appétit puis joua jusqu’au soir.
    En rentrant, sa mère le questionna sur ce que mangeaient les autres enfants. Il lui répondit qu’ils mangeaient du pain rassis et rien d’autre. Elle n’en fut pas convaincue et, le lendemain, elle envoya sa fille lui apporter le fin mot de cette histoire. A midi, comme d’habitude, la vache noire meugla, les enfants ne bougèrent pas sachant que leur demi-sœur rapporterait tout à sa mère. La vache continua de meugler de plus belle puis s’approcha d’eux et leur donna du miel, du lait et des dattes. La fille mangea de tout, puis cacha sous ses vêtements quelques dattes, s’enduit la frange avec du miel, et partit jouer comme si de rien n’était.
    De retour à la maison, elle fut interrogée par sa mère et elle se pressa de lui montrer les dattes et le miel. Alors, furieuse, la belle-mère s’écria :
    — C’est donc ça ! La vache noire a des pis magiques et des excréments miraculeux ! Cette fois, je vais définitivement m’en débarrasser !
    Quand son mari rentra, elle lui dit :
    — J’ai envie d’un morceau de viande de la vache noire, sinon je ne resterai pas une minute de plus dans cette maison !

    A suivre
    Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Au coin de la cheminée
    La vache noire

    Résumé de la 1re partie La mère des deux petits – transformée en vache par leur marâtre – nourrit ses enfants grâce à du miel et des dattes. Leur demi-sœur rapporte ce fait à sa mère…

    Le mari lui répondit que c’était impossible, qu’il ne pouvait pas égorger la vache noire sachant qu’elle était la mère de ses enfants. Elle insista tellement qu’il finit par céder. Il alla donc chercher un boucher et fit égorger la vache noire. I.a seconde épouse prit les meilleurs morceaux, les grilla et les mangea avec ses enfants. La fille et le garçon de la vache noire refusèrent de goûter à quoi que ce soit, ramassèrent les os et la viande qui leur était destinée, les enveloppèrent dans un tissu blanc et partirent les enterrer au champ.
    Tous les jours ils vinrent pleurer sur cette tombe étrange et, quelque temps après, là où étaient enterrés les os, poussèrent des arbres fruitiers aussi nombreux que les os enfouis. Les enfants les arrosèrent, les soignèrent et se nourrirent de leurs délicieux fruits. Dès qu’ils cueillaient un fruit, un autre poussait immédiatement. Un peu plus tard, la marâtre dit à son mari :
    — Pourquoi tes enfants ont-ils toujours le teint rose et épanoui, alors que les miens, malgré tout ce que je leur donne à manger, sont pâles et affaiblis ?
    Le lendemain elle envoya son fils mais, comme la première fois, il ne dit rien. Elle envoya alors sa fille qui mangea avec les enfants et vola un fruit de chaque arbre. Elle montra le tout à sa mère.
    — Voilà ce qu’ils mangent !
    — Par Dieu ! D’ici l’aube j’aurai rendu tous ces arbres secs !
    La nuit, elle fit dissoudre du sel dans de l’eau, en remplit une jarre et partit arroser tous les arbres. Le matin, la fille et le garçon découvrent les arbres morts, secs, ils crièrent et pleurèrent en vain, puis ils retournèrent à la maison.
    Le jour suivant, la marâtre leur donna une peau de mouton noire et un couscoussier et leur dit d’aller au puits prendre de l’eau pour laver la peau noire jusqu’à la rendre toute blanche. Ils prirent la peau et, toute la journée, ils s’échinèrent à remplir le couscoussier. A peine fut-elle humide que la nuit tomba et qu’ils sentirent la faim et le froid les tenailler. Ils s’en retournèrent alors à la maison et n’y trouvèrent personne. En leur absence, leur belle-mère avait tout déménagé et était partie loin avec son mari et ses enfants. lIs trouvèrent seulement du pain dans le four traditionnel. Le petit garçon, affamé, en réclama, mais sa sœur refusa :
    — Attends, je vais d’abord en donner au chien.

    A suivre
    Bochra Ben Hassen et Thierry Charnay

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